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    International

    Brexit: Le divorce s’annonce houleux

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4805 Le 29/06/2016 | Partager
    Premier sommet européen depuis le vote des Britanniques
    Angela Merkel refuse toute négociation «à la carte»

    «L’Union européenne est assez forte pour surmonter le départ de la Grande-Bretagne, et assez forte pour continuer à aller de l’avant même à 27 membres», fait savoir Angela Merkel, la chancelière allemande, avant le sommet européen qui s’est tenu, hier, mardi 28 juin. Ce sommet s’étendra jusqu’à aujourd’hui à Bruxelles, mais sans cette fois-ci la participation britannique.
    Le référendum britannique n’a pas fini de faire parler de lui. L’inconnue est de savoir quel contenu sera donné au «pacs» avec le Royaume-Uni après le divorce de l’Union européenne. L’Allemagne, la France et l’Italie excluent toute discution avec la Grande-Bretagne tant qu’elle n’aurait pas formalisé sa sortie de l’UE. Les dirigeants européens l’encouragent même fortement à partir, le plus rapidement et sans négociation «à la carte».
    «C’est nous qui décidons de l’ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l’UE», a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Cependant, le ministre des Finances britannique, George Osborne, ne semble pas être du même avis. «Seul le Royaume-Uni peut activer l’article 50 pour quitter l’UE. Nous ne devrions le faire que lorsque nous aurons une vision claire des nouveaux arrangements recherchés avec nos voisins européens», informe-t-il. Il souhaite pour cela donner du temps à son pays afin de se retracer une trajectoire sans l’UE.
    D’un autre côté, la chancelière allemande refuse de donner aux Britanniques des avantages, «non mérités» selon elle. «Celui qui sort de la famille ne peut pas s’attendre à ce que tous ses devoirs disparaissent et que ses privilèges soient maintenus», prévient-elle. Si les Britanniques souhaitent poursuivre leurs partenariats et accords commerciaux, ils devraient donc respecter les quatre libertés fondamentales qui sont: la libre circulation des personnes, des capitaux, des biens et des services.
    Merkel reste ferme et refuse les négociations avec la Grande-Bretagne avant une demande de sortie formelle. Le Premier ministre britannique, David Cameron, repousse cette prise de décision qu’il préfère réserver à son successeur qui sera désigné début septembre.

    Allemagne, France et Italie en première ligue

    Afin de préparer le sommet européen, les trois puissances économiques de l’Europe, l’Allemagne, la France et l’Italie, se sont réunies pour coordonner leurs positions. Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi ont tenté de conserver leur unité face aux problèmes que pose la sortie du Royaume-Uni. Les représentants des trois pays souhaitent conduire l’UE vers une «nouvelle voie» sans perdre de temps, en fixant le cadre de la nouvelle impulsion qu’ils défendent. Les leaders européens devront aujourd’hui, plus que jamais, dépasser leur désaccord. La France et l’Allemagne devraient donc passer outre leurs divergences qui durent depuis 4 ans déjà.

     

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