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    Efficacité énergétique : Les entreprises doivent s’impliquer davantage

    Par Aïda LO | Edition N°:4758 Le 25/04/2016 | Partager
    Ce sont elles qui peuvent concrètement faire avancer les choses sur le terrain
    Des aménagements à opérer sur le plan réglementaire
    Il faut que les financements suivent aussi
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    La transition énergétique au Maroc est en marche. Le Royaume met tout en œuvre pour libérer le potentiel de la production électrique. A l’instar de Lafarge Maroc à Tétouan alimentée en électricité d’origine éolienne et qui reste l’un des précurseurs de l’auto-production (Ph. L’Economiste)

    Relancer l’effort! C’est ce qui ressort de la rencontre organisée par l’association Les Ateliers du Monde, le 21 avril, sous le thème: «Devenez acteur de la COP22». La date choisie pour ce rendez-vous n’est pas anodine. Près de 4 mois après la clôture de la COP21, 160 pays devaient se retrouver vendredi 22 avril au siège de l’ONU à New York pour signer l’Accord de Paris. C’est la première grande étape vers l’entrée en vigueur de l’engagement de la communauté internationale à lutter contre le réchauffement climatique. «L’accord est actuellement une coquille vide tant que l’ambition n’est pas exprimée par l’ensemble des pays», signale Benoit Leguet, directeur général d’I4CE (Institute for Climate Economics). Il s’agit du premier grand rendez-vous depuis les négociations de fin 2015. La ratification du texte ne sera effective que lorsque 55 pays, qui représentent au moins 55% des émissions mondiales, auront signé l’accord. Il faut dire que, jusqu’à présent, certains grands pollueurs soufflent le chaud et le froid. Mais même si les États continuent à négocier entre eux les détails de l’accord, ils ne maîtrisent pas directement les leviers de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et ce, contrairement aux entreprises, aux collectivités locales et aux établissements financiers, seuls acteurs capables de faire avancer les choses. Le poids de cet accord sera porté par le tissu productif. Les géants industriels en premier et toutes leurs chaînes de valeur doivent faire mieux en termes d’efficacité énergétique. «Mais le financement de ce chantier reste problématique», souligne Didier Château, directeur associé chez Deloitte section développement durable.

    Pour accélérer cette dynamique naissante, l’enjeu n’est autre que de trouver l’argent ou de réorienter les flux financiers vers ce type de projets. L’efficacité énergétique passe également par une réglementation plus appropriée (cf. L’Economiste du 21/04/2016). «C’est tout l’écosystème qui doit jouer le jeu», affirme Hanane Hanzaz, directrice du Centre marocain de production propre (CMPP) qui entame une tournée régionale afin de sensibiliser les opérateurs à la COP22. Le Maroc, pays hôte de l’évènement en novembre prochain, a déjà amorcer le virage des énergies renouvelables. Il fournit désormais une électricité propre et au prix le plus bas du monde. Un business model qui va être pérennisé grâce au soutien du secteur financier. Réfractaires au début à ce type d’investissement, les banques et fonds d’investissement s’orientent de plus en plus vers les projets de développement durable. Puisqu’au final, le surcoût lié au développement durable s’avère marginal.

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