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    Action Lumière: Le triplet Mali, Cameroun, Togo

    Par Amin RBOUB | Edition N°:4740 Le 30/03/2016 | Partager
    Des marchés qui recèlent un gros potentiel en électrification et EnR
    Le Perg, une expérience concluante à dupliquer
    La centrale Noor, une carte qui séduit déjà en Afrique
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    L'électrique, électronique, composants, équipements… made in Maroc absorbent plus de 11% du marché camerounais

    Grosse opération séduction dans une zone hautement stratégique en Afrique. Après le franc succès de la 1re édition d’Action Lumière, Maroc Export organise la 2e édition de l’événement à Bamako, Douala et Lomé. Une opération montée en partenariat avec la Fenelec (Fédération nationale de l’électricité et de l’électronique). Cette sortie de prospection est programmée du 3 au 8 avril respectivement au Mali, Cameroun et Togo.  Une centaine d’entreprises marocaines feront le déplacement. L’opération Action Lumière vise à promouvoir le savoir-faire marocain auprès des sociétés de production, de transport, de distribution d’électricité à l’échelle continentale. C’est aussi l’occasion de positionner davantage d’entreprises et d’exportateurs marocains sur des marchés liés à l’électrification, les équipements électroniques,  les énergies renouvelables… «Les exportateurs confirmés devront consolider leur position en ciblant des marchés à fort potentiel de développement», soutient un opérateur. Quant aux primo-exportateurs, ils saisissent l’opportunité d’un accompagnement institutionnel, couplé à l’expertise des opérateurs déjà présents dans la région, pour s’enquérir des opportunités sur ces marchés porteurs. Que ce soit le Mali, le Cameroun ou le Togo, ce sont tous des marchés qui recèlent un gros potentiel à la fois en termes d’électrification, qui est un enjeu majeur de développement, que d’énergies renouvelables en tant qu’alternative pour la production d’électricité. A juste titre, le Maroc a des expériences concluantes et un know-how à faire valoir. Depuis 1995, rappelons-le, le Maroc a réussi un vaste programmé d’électrification rurale (Perg) qui a permis de couvrir 99% des territoires en 2015. Et c’est ce programme qui a permis de monter en gamme et de développer tout un tissu de PME autour d’un écosystème piloté par l’ONEE. Aujourd’hui, ces PME comptent s’offrir des relais de croissance en Afrique subsaharienne (composants, études, exécution des travaux, fabrication de matériel, ingénierie…)
    Côté énergies renouvelables, là aussi le potentiel est énorme. D’ailleurs, la carte de la centrale Noor séduit déjà en Afrique. Le complexe solaire d’Ouarzazate table sur une capacité de 2.000  MW d’ici 2020 à travers des programmes d’envergure.  L’idée est d’exporter ces success stories en zone subsaharienne et y développer l’intégration locale.  Les besoins en énergies, à la fois conventionnelle et renouvelable, sont très importants dans les 3 pays ciblés par Maroc Export.
    Pour le cas du Togo, le taux global d’électrification des ménages (en milieux rural et urbain) oscille entre 15 et 25%. La demande en énergie électrique enregistre une croissance annuelle de 8%.  A l’horizon 2020, l’objectif est d’augmenter  de 50% la puissance de la production d’électricité. Le Togo a mis en place tout un programme portant sur la généralisation de l’accès à l’électricité d’ici 2030. Lors de la COP21 à Paris, le président du Togo a clairement affiché l’ambition de son pays de promouvoir les énergies renouvelables. L’enjeu est d’atteindre 10% d’EnR dans le mix énergétique d’ici 2020. Mieux encore, le Togo adhère à la Solar Alliance. Une initiative de l’Inde qui vise à accélérer le développement de l’énergie solaire dans une optique de développement durable et d’auto-suffisance.
    Le Mali recèle aussi d'énormes potentiels. Les taux d’électrification y sont des plus faibles, en particulier en milieu rural. Tout le potentiel réside dans la prochaine décennie. En effet, les pouvoirs publics projettent un vaste programme d’électrification nationale, de manière à raccorder de fortes proportions de la population.   Jusque-là, 80% des besoins énergétiques des ménages maliens sont satisfaits à base de la biomasse. Ce qui se traduit par de sérieux problèmes de santé, surtout en milieu rural. S’y ajoutent une surexploitation et une dégradation de l’environnement, notamment à travers la déforestation.

    Des ambitions dans le solaire

    Le Cameroun a mis en place un plan ambitieux de développement du secteur électrique en 2030. Ce pays compte investir dans l’électricité l’équivalent de  5,6 milliards d’euros sur les 10 prochaines années. Ce qui annonce une pléthore de marchés pour la filière marocaine. Le Cameroun compte aussi porter le taux d’électrification (urbaine et rurale) à 75% à l’horizon 2025. La part des importations du pays en produits électriques et électroniques dépasse les 538 millions de dollars. Sur l’énergie renouvelable, le Cameroun a mis en place un programme solaire de 300 MW. Le budget de ce programme s’élève à quelque 800 millions de dollars. 

     

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