Economie

Energies renouvelables
Une nouvelle Masen en déploiement

Par L'Economiste | Edition N°:4703 Le 08/02/2016 | Partager
Un groupe de travail planche sur les nouvelles prérogatives de l’agence
Le juridique, le financier et les ressources humaines…Tout y passera
Mai ou juin prochain pour boucler le chantier

Une nouvelle donne institutionnelle se prépare dans le secteur des énergies renouvelables (EnR). Sur hautes instructions royales annoncées le 31 décembre dernier, le chantier de nouvelle architecture institutionnelle du secteur des énergies renouvelables est déjà en cours. Masen, l’Aderee et la direction des Energies renouvelables du ministère de l’Energie ont monté un groupe de travail commun. L’objectif est de plancher sur la mise en œuvre des nouvelles prérogatives de pilotage de la stratégie des énergies renouvelables (EnR). Jeudi, en marge de l’inauguration de Noor1 à Ouarzazate, Mustapha Bakkoury, le président du directoire de Masen, s’est exprimé pour la première fois sur le sujet.  «Les résultats de ce groupe de travail, qui devrait décliner la nouvelle et future forme de Masen, seront présentés dans les prochaines semaines», annonce le responsable. «Nous travaillons sur tout un chantier multidimensionnel à mettre en oeuvre: juridique, financier et ressources humaines. Tout ceci devrait se faire dans les meilleurs délais possibles», projette Bakkoury. Par meilleurs délais, le président de l’agence solaire entend les mois de mai ou juin prochains. «L’idée est de faire en sorte que la conception et la mise en place de cette nouvelle architecture institutionnelle sur le secteur des énergies renouvelables ne retarde en aucune manière les différents programmes», explique-t-il.  L’agence s’apprête à prendre de nouvelles dimensions. En plus du plan solaire Noor dont elle a déjà la charge, Masen devrait désormais rajouter l’éolien et l’hydraulique dans son périmètre d’activité. L’impact recherché est davantage de cohérence entre les différents programmes lancés, et plus de synergie avec l’Office national de l’eau et de l’électricité. L’organisme est le client final des projets conçus et développés dans le cadre de ces stratégies. Face à une croissance exponentielle de la demande en énergie électrique, qui a doublé sur les 15 dernières années, l’Office est devant l’impératif de diversifier et de développer son offre. Le gros du potentiel proviendra des énergies renouvelables. L’enjeu, rappelons–le, est  effectivement d’atteindre les 52% du bouquet énergétique national de sources renouvelables à l’horizon 2030.

Les raisons de la «retouche» institutionnelle

Le nouveau schéma institutionnel en préparation devrait renforcer les synergies entre les différentes parties prenantes au déploiement de la stratégie du Royaume sur les énergies vertes. Rien que sur le solaire, cet objectif devrait se traduire en un potentiel dépassant les 10.000 MW de capacités à développer. Près de 1.000 MW sont déjà engagés, entre les centrales en développement de Noor Ouarzazate (580MW) et Noor Midelt (400MW). Noor Tata, quant à elle, démarrera dès l’année prochaine. Les premières procédures de marché portant sur son développement seront lancées vers la fin de cette année.

Safall FALL

 

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