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    Economie

    Près de 516.000 logements inoccupés

    Par L'Economiste | Edition N°:4699 Le 02/02/2016 | Partager
    Les résultats d’une enquête du ministère de l’Habitat
    Le parc national d’habitats s’élève à plus de 5,8 millions d’unités
    Le déficit dépasse 585.000 logements

    Les résultats de l’enquête nationale sur le logement montrent que le parc national est jeune avec 68% ayant un âge de moins de 30 ans. Près de 79% de ces habitations sont occupées en tant que résidence principale. Ces chiffres montrent également que l’accès à la propriété est une priorité pour les Marocains

    Le déficit global en logement s’élève à 585.089 unités. Ce chiffre est à prendre avec précaution dans la mesure où il remonte à 2012, dernière date couverte par l’Enquête sur le logement urbain au niveau national, dont les résultats ont été présentés hier à Rabat. C’est le besoin des ménages occupant actuellement des logements insalubres, notamment des constructions sommaires ou menaçant ruine, dont le nombre est évalué à 554.203 unités, soit 12% du parc national. Mais il faudra attendre la publication de l’étude sur la demande en logement, prévue fin février, pour avoir une idée plus claire. Globalement, cette enquête, qui couvre les transformations en matière d’habitat durant la période 2000-2012 «permettra au gouvernement d’élaborer ses politiques publiques sur des bases réalistes et objectives», selon Nabil Benabdallah, ministre en charge de ce secteur. Cette étude a dressé une cartographie des types de logements occupés par les Marocains. Il en ressort que le parc national compte plus de 3,8 millions de bâtiments et 5,8 logements. L’essentiel de ces unités (80%) est concentré dans les huit grandes régions du pays. Il s’agit notamment du Grand Casablanca (21%), Rabat Salé Zemmour Zaër (12%), Tanger Tétouan (10%). Cette étude s’étant basée sur l’ancien découpage territorial. Plus de la moitié de ces logements (57%) se situent dans 13 villes, dont Casablanca, Fès, Tanger, Agadir, Marrakech… Ce qui pose un véritable défi en termes de «politique prévisionnelle de l’habitat et de l’aménagement du territoire, à même de réorienter les flux des populations en vue de garantir un plus grand équilibre inter-régional et inter-villes». Si près de 66% du parc est destiné à l’habitation, cette enquête montrent la progression des constructions mixtes, dont la part est passée de 13% en 2000 à 22% en 2012. Les habitants de plusieurs bâtiments cohabitent avec des activités de services et de commerce, selon ce document. Parfois, ces activités sont exercées au détriment de la sécurité du voisinage, notamment pour les ateliers contenant des matières dangereuses ou inflammables.
    Globalement, les résultats de cette enquête montrent que les Marocains optent essentiellement pour des habitations individuelles, comme l’a indiqué Benabdallah. En témoigne la faible densité qui se limite à 1,8 logement par bâtiment. Sur plus de 5 millions d’habitats recensés, 79% est destiné à la résidence principale, au moment où les maisons secondaires ne constituent que 6%, même si leur part a doublé depuis 2000. Ce sont les maisons marocaines modernes, qualifiés de cubes par le ministre, qui constituent le principal type d’habitation avec plus de 63%, suivis des appartements (25%). Néanmoins, le département de Benabdallah a mis l’accent sur la progression de la part des appartements à cause de la raréfaction du foncier dans les périmètres urbains. Les Marocains ont essentiellement recours à l’autopromotion. Cela concerne 8 logements sur 10. Et en dépit des milliards de DH investis dans ce secteur, cette enquête souligne «la faible participation des secteurs privé et public à la production du logement, avec respectivement 17% et 3%». Même le financement est assuré à 75% par des fonds propres. Les villas et les maisons traditionnelles représentent respectivement 4% de l’ensemble des habitats. En face, cette étude a recensé près de 516.000 logements vacants, soit 9% du parc national. L’essentiel de ces habitations non exploitées est concentré dans les régions du Grand Casablanca, Tanger Tétouan et Rabat Salé Zemmour Zaër. 67% d’entre eux sont proposés à la vente et 32% à la location. Ces résultats montrent également que de plus en plus de Marocains sont propriétaires de leurs logements. Ils sont plus de 3,1 millions à avoir acquis leur habitation, soit 67% du total, contre 1,04 million de locataires et 46.280 logements de fonction.

     

    Habitat social

    Si les résultats de cette enquête fixent la surface moyenne d’un logement à 102 m² et à 4 pièces, ces chiffres cachent de grandes disparités. 83% des habitations ont une surface de moins de 150 m² et 42% ne dépassent pas 75 m². En réalité, les logements de plus de 150 m² ne constituent que 17% du parc national. De façon générale, chaque habitation abrite en moyenne 4,3 personnes. Cette étude a estimé le coût moyen d’acquisition d’un logement à 306.277 DH. Là aussi, cette moyenne est à prendre avec précaution vu les grands écarts dans les prix en fonction des villes et de l’emplacement du logement. L’habitat social, principale offre de l’Etat pour résorber le déficit constitue 25% du parc national, avec plus de 1,27 million d’unités. Il s’agit essentiellement d’appartements de 3 pièces avec une superficie de 50 à 75 m², au moment où les logements pour classe moyenne disposent de 3 à 5 pièces et peuvent couvrir jusqu’à 150 m².

    M. A. M.

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