Politique

Communales
Les ambitions de Driss Azami pour Fès

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4597 Le 31/08/2015 | Partager
Le candidat PJD promet de «démocratiser la gouvernance locale»
Attractivité économique, smart city, durabilité…des axes prioritaires
Driss Azami El Idrissi, candidat PJD à Fès, est confiant. Il affirme «avoir l’appui des électeurs qui réclament le changement».
UNE semaine après le démarrage de la campagne électorale pour les communales du 4 septembre, aucun candidat ne fait l’unanimité à Fès. Il y a des électeurs qui réclament le changement, d’autres sont avec la continuité, alors qu’une partie montre un désintérêt certain. C’est le cas notamment de plusieurs jeunes des quartiers défavorisés  qui n’assimilent pas l’importance des échéances électorales et l’exercice démocratique. Pour cette catégorie de personnes, «l’essentiel, c’est de trouver un emploi pour survivre». D’ailleurs, nombre d’entre eux sont engagés par différentes formations politiques pour distribuer les tracts durant cette campagne. Le reste, une majorité, chôme. Et c’est ce qui aboutit à un marasme social, une insécurité, et d’autres phénomènes de société qui plombent l’attractivité de la capitale spirituelle. En tout cas, c’est la conviction de Driss Azami El Idrissi. Le ministre du Budget et candidat Pjdiste dans l’arrondissement de Saiss, croit dur comme fer que «Fès mérite le changement…grâce au Parti de la Justice et du Développement (PJD)». «J’ai sillonné les quartiers de Jnanate, Aouinte El Hajjaj et Sidi Boujida… partout, les gens nous ont sollicités pour assurer le changement», déclare-t-il à L’Economiste. 
Dans sa vision, Azami affirme que «tout est relatif». Pour lui, «le recul de l’attractivité économique de la ville est dû au chantage, favoritisme et corruption. Résultat : la ville est boudée par les investisseurs. Et quant il n’y a pas d’investissement, il n’y a pas d’emploi… et c’est ce qui encourage la criminalité». Dans son rendu, le ministre ne nie pas que «la question sécuritaire est une affaire d’Etat et de moyens, mais pas seulement». «Les citoyens reprochent au bureau sortant la «bétonisation» de la ville», dit-il. Et de poursuivre: «Fès ne manque pas d’atouts. Toutefois, elle est prise en otage par les spéculateurs, au détriment des espaces verts et des maisons d’encadrement et d’intégration des jeunes». 
Pour remédier à ces maux, le candidat PJD propose «des méthodes transparentes de gestion, d’octroi d’autorisation, et d’appel à manifestation d’intérêt et de projet». Selon lui, «il faut prôner une gouvernance participative de la chose publique, en associant l’opposition et la société civile». Il s’agira également «d’élaborer un plan de développement de la ville en concertation avec les différents acteurs… bref, une gestion démocratique qui va redorer le blason de Fès et assurer un regain de confiance auprès des opérateurs économiques». Pour ce qui est de l’octroi des marchés, Azami veut couper court avec «l’aménagement répétitif des voiries avec une mauvaise qualité du bitume… dans l’optique de renouveler les appels d’offres dans des conditions douteuses». Il accuse, ainsi, implicitement le bureau sortant qui a investi de gros budgets dans la mise à niveau urbaine (voieries, éclairage public, fontaines…) de mauvaise gestion. Enfin, le ministre ambitionne d’instaurer une ville intelligente et durable. Le système e-gov, l’informatisation de la gestion de l’éclairage public (pannes…), les énergies  renouvelables ainsi que la valorisation des déchets ménagers, figurent dans son programme. Pour ce dernier volet, l’expérience des projets déjà en marche a montré son efficacité.
Youness SAAD ALAMI
 
  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc