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    Enquête

    Les races et leurs berceaux

    Par L'Economiste | Edition N°:3887 Le 12/10/2012 | Partager

    L’élevage de petits ruminants compte plusieurs races parfaitement adaptées à leur milieu.Les principales sont d’origine locale, mais on trouve aussi quelques races résultant de croisements, notamment avec des ovins d’origines française et espagnole. A l’exception de la «d’Man», toutes les autres races ont pour points communs la rusticité et la vocation d’embouche. Mais seulement cinq font l’objet de plans de sélection: Timahdit, Sardi, Béni Guil, Boujaâd et d’Man.

     

    Le Sardi

    Cette race compte environ 750.000 brebis dans le plateau central (Settat, El Kelâa des Sraghna et Tadla). Ce sont des animaux de couleur blanche sauf le pourtour des yeux, le museau, les extrémités des pattes et des oreilles qui sont noirs. Les mâles pèsent entre 70 et 100 kg et sont d’une taille de 80 à 90 cm tandis que les femelles arrivant à l’âge adulte pèsent entre 45 et 60 kg pour 55 à 65 cm.

    Le Timahdit ou Bergui
    Avec un effectif d’environ 1,5 million de brebis, cette race évolue dans le Moyen-Atlas. Elle se caractérise par une couleur blanche, sauf la tête qui est brune. Les pattes sont blanches et dépourvues de laine. Le poids adulte d’une brebis Timahdit varie en moyenne entre 45 et 55 kg pour une taille de 50 à 55 cm. La taille moyenne du mâle adulte se situe entre 60 et 70 cm pour un poids povant atteindre jusqu’à 65 kg.

    Le Boujaâd
    La race compte un effectif de l’ordre de 100.000 brebis et est localisée dans le plateau central (Boujaâd, Oued Zem et Kasba Tadla). Elle est de couleur blanche, sauf la tête qui est jaunâtre. Le poids adulte avoisine 45 à 60 kg pour la brebis et 70 à 100 kg pour les béliers. En ce qui concerne la taille, les mâles atteignent 70 à 80 cm et les femelles 50 à 60 cm.

    Le d’Man
    L’effectif moyen avoisine 200.000 brebis élevées dans les palmeraies du sud-est (vallées du Ziz, Draâ). Cette race est conduite en bergerie permanente par petits effectifs. Elle a une couleur variable quoique 3 types prédominent : le noir, le brun et le sardi. La race est de petite taille à moyenne. Les adultes pèsent entre 30 et 45 kg environ pour les femelles et 50 à 70 kg pour les mâles. Elle se caractérise aussi par une activité reproductrice continue et multiple. En moyenne, une brebis donne de 3 à 5 produits par an.
    Le Béni Hssen
    Cette race compte un cheptel de l’ordre de 500.000 brebis. Elle se localise principalement dans les plateaux du Gharb, la Maâmora et la zone atlantique nord. Le corps est de couleur blanche à jaunâtre avec fanon au cou, la tête est généralement brune et très rarement noire, et les pattes portent assez fréquemment des taches brunes. Ces animaux sont de grande taille. Ils peuvent atteindre jusqu’à 1 mètre aussi bien chez le mâle que la femelle. Le poids adulte varie de 65 à 80 kg chez le mâle et de 42 à 50 kg pour la femelle.

    Super protection

    La filière des viandes rouges bénéficie dans son ensemble d’une super protection. Les droits de douane appliqués à l’importation des viandes de l’espèce bovine (carcasses, morceaux de viandes désossés ou non) s’élèvent à 275% et ceux qui sont imposés à l’espèce ovine et caprine culminent à 329%. Malgré ces niveaux élevés, le kilo de viande de bœuf  importé dédouané au port de Casablanca ne dépasse guère une moyenne de 30 DH contre le double pour le même poids sorti de l’abattoir de la ville. Et c’est du bœuf brésilien et argentin à la traçabilité avérée.
    Résultat, le Marocain mange peu de chair à des prix excessivement chers. Sans toutefois que l’éleveur bénéficie d’une juste rémunération de son effort. La situation résulte de nombreux dysfonctionnements et déficits accumulés aux divers stades de la chaîne de valeur. Dans le cas particulier de l’espèce ovine, des progrès ont été certes réalisés en ce qui concerne l’augmentation du poids de la carcasse, mais l’effectif stagne depuis de nombreuses années alors que les prix de la viande demeurent orientés vers la hausse.
    Pourtant, la filière a des atouts pour être associée à la politique touristique, voire se hisser au rang de l’export. Surtout pour ce qui est des troupeaux de parcours qui présentent un réel avantage comparatif. Des zones montagneuses et quelques  plateaux périphériques du Moyen-Atlas peuvent même fournir des agneaux facilement reconvertibles en produits bio.
    De plus, l’ouverture de la filière s’avère inéluctable en raison des engagements pris dans le cadre des accords de libre-échange. Dans le cas de ces accords, les taux des droits de douane seront ramenés au maximum à 50%.

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