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    Politique Internationale

    Syrie: l’Occident durcit le ton

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    Un nouveau projet de l’ONU impose au régime de retirer ses armes lourdes
    Le document est en cours d’approbation

    IL était temps ! Les Occidentaux pourraient adopter un nouveau projet qui permettrait de freiner voire de stopper les violences qui sévissent toujours en Syrie et qui ont déjà tué plus de 17.000 personnes depuis le début du conflit. Ainsi, un programme de résolution a été présenté le 11 juillet au Conseil par les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne et menace le régime syrien de sanctions si celui-ci ne suspend pas immédiatement ses assauts à l’arme lourde.
    Le texte en question, dont les discussions au sujet de l’adoption ont été entamées dès le 12 juillet, donne 10 jours après son approbation au gouvernement syrien pour qu’il retire ses troupes et ses armes lourdes des villes rebelles, dans le cas contraire il écoperait de lourdes sanctions notamment économiques. Le document se base avant tout sur l’article 41 de la charte de l’ONU, qui stipule que des sanctions diplomatiques et économiques, telles qu’un embargo, peuvent être prises lorsqu’un pays refuse toute forme de coopération politique. Concrètement, le paragraphe 5 du texte ordonne au régime d’Assad de cesser immédiatement l’utilisation d’armes lourdes sur le territoire et de stopper l’envoi de soldats de l’armée à proximité des grandes villes du pays. D’autre part, le document  exige du gouvernement mais également de l’opposition d’appliquer rigoureusement et dans les plus brefs délais le plan de l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan notamment le passage évoquant «la cessation immédiate de toute violence armée». Autre point abordé par le projet et non des moindres, le processus de transition politique mis en place au cours de la réunion du Groupe d’action pour la Syrie à Genève le 30 juin dernier. L’intervention militaire n’est en revanche toujours pas au menu du programme des Occidentaux.
    Le programme vise également à renouveler le mandat de la Mission de supervision de l’ONU en Syrie (Misnus), censée prendre fin  officiellement le 20 juillet. Les observateurs onusiens demeureront ainsi 45 jours supplémentaires dans le pays, ce qui permettra de leur attribuer un rôle plus politique.
    Une initiative des Occidentaux qui a été poussée par Annan. D’après l’ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, l’émissaire a en effet réclamé à l’ONU de faire pression de manière continue sur le régime ainsi que sur l’opposition.
    Cependant, le projet pourrait se heurter aux réticences de Moscou et de Pékin, la Russie et la Chine ayant opposé à deux reprises leur véto pour suspendre des résolutions occidentales menaçant leur «allié» syrien de sanctions.

    Tunisie: Premier congrès historique pour Ennahda

    LE parti islamiste au pouvoir en Tunisie, Ennahda, organise son premier congrès officiel qui se tiendra jusqu’au 15 juillet à Tunis. Pas moins de 30.000 personnes sont attendues pour participer à cet évènement historique pour la coalition. En plus des 1.103 membres du parti, pas moins de 200 leaders provenant en grande partie de pays arabo-musulmans ont répondu présents, dont notamment Khaled Mechaal, président du bureau exécutif du mouvement islamiste palestinien Hamas. L’objectif de la manifestation est de déterminer un programme politique et social pour le parti et de désigner les membres de sa nouvelle direction.

    Karim AGOUMI

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