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    Economie Internationale

    Anti-corruption: Pas très claires, les multinationales

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    Transparency International enquête sur 105 firmes mondiales
    EDF, BNP Paribas et L’Oréal dans le rouge
    Sur 105 entreprises, 41 n’ont pas joué le jeu de la tranparence

    Les multinationales manquent cruellement de transparence. C’est en tout cas ce que révèlent les résultats du dernier rapport anti-corruption de Transparency International qui a évalué les 105 plus importantes firmes mondiales en termes de capitalisation, montrant leur difficulté à rendre publique leur réelle contribution aux économies des pays dans lesquels elles travaillent.
    Ce rapport prend également en compte la transparence dans leur organisation interne, ainsi que la mise en place de systèmes anti-corruption dans ces pays.
    Aussi, sur les 105 compagnies notées lors de cette enquête, près de 41 n’ont pas dévoilé d’informations concernant leurs activités locales. Aussi, 43 multinationales implantées en Grèce ont fait l’impasse sur l’impôt sur les sociétés payé à l’Etat. Autre exemple et non des moindres, seules 3 des 65 multinationales présentes en Espagne ont rendu publics leurs chiffres. Banque of China, elle, a affiché la note de 1,1 sur 10, en termes de transparence, 0 étant le résultat le plus faible et 10 le plus élevé.
    Du côté de l’Hexagone, c’est France Telecom qui se présente comme l’entreprise la mieux classée, notée par un indice de transparence de 6,6, contre 6,2 pour le géant espagnol des télécommunications Telefonica. Du côté du secteur de l’énergie, le français GDF Suez et le groupe italien Enel ont tous deux été notés 6,2, suivis de près par Total qui affiche le score de 5,1. Quant à EDF et Schlumberger, ils ont obtenu les notes respectives de 4,4 et 4. Au niveau du secteur bancaire, BNP Paribas et le groupe espagnol Santander ont obtenu tous deux la note de 5,4, tandis que le géant des cosmétiques L’Oréal n’a pas dépassé, quant à lui, 6.
    Quant aux résultats les plus honorables en termes de transparence, ils ont été obtenus par la compagnie norvégienne de pétrole Statoil qui affiche un indice de transparence dépassant 8,3 sur 10. Alors que le géant de l’acier ArcelorMittal obtient la 4e place. Mais dès qu’il s’agit de diffusion de documents informant sur les opérations financières (impôts versés et profits obtenus à travers le pays d’implantation, instauration de programme anti-corruption ou encore transparence au niveau de la gestion interne), c’est la bérézina! Parmi ces critères, celui qui réussit le moins aux multinationales, c’est celui des transactions financières. En effet, en termes d’opérations monétaires, ces géants montrent une trop grande opacité. Ainsi, la grande majorité ne dépasse pas les 10% au niveau du taux de transparence et 41 ont un taux proche, voire égal à zéro. Parmi elles, sept entreprises françaises, et seule France Télécom affiche un taux supérieur à 2% avec 17,2%. Total et EDF, respectivement 45e et 60e au classement général établi par TI, sont crédités de 1,7%, GDF-Suez (21e) de 0,6%, et Sanofi-Aventis (32e) de 0,4%. L’Oréal et BNP Paribas, au 28e et 40e rang général, affichent 0% de transparence financière dans l’ensemble des pays. En revanche, Transparency International attribue aux sept multinationales françaises 100% de transparence organisationnelle, à l’exception de Total pour qui ce taux descend à 58%.
    Même Statoil, pourtant en tête de ce palmarès, a écopé d’un taux de 50% à peine.


    Karim AGOUMI

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