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    Economie

    Maroc-Allemagne
    «Aller au-delà de la coopération classique»
    Entretien avec Ulrich Schröeder, Président du directoire de la KfW

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    Prêts promotionnels, produits aux entreprises… les nouvelles niches
    Après la 1ère, plus de 2 milliards de DH pour la 2e tranche de la centrale de Ouarzazate
    100.000 personnes ont bénéficié des microcrédits financés par KfW via Jaïda

    «Le Maroc figure parmi les partenaires prioritaires dans la coopération allemande, dont le volet financier est mis en œuvre par la KfW», a souligné Ulrich Schröeder, Président du directoire de cette banque publique

    - L’Economiste: Les projets que vous avez financés au Maroc concernent surtout les énergies renouvelables. Pourquoi  cet intérêt pour ce secteur?
    - Ulrich Schröeder: C’est l’un des principaux piliers de la coopération entre le Maroc et la KfW. Les engagements en cours dans ce secteur s’élèvent à près de 850 millions d’euros. Il s’agit notamment de projets en préparation et en exploitation, sans compter les projets hydroélectriques réalisés dans le passé. La Coopération financière allemande est par conséquent un des bailleurs de fonds le plus important dans ce secteur au Maroc.

    -Allez-vous vous engager dans les projets du Plan solaire marocain?
    - Dans le cadre du Plan solaire marocain, la KfW soutient le financement de la première phase de 160 MW de la centrale solaire de Ouarzazate, en collaboration avec d’autres bailleurs de fonds internationaux. L’appui de la KfW consiste en un prêt concessionnel qui s’élève à 100 millions d’euros et en un don de 15 millions d’euros pour MASEN. Nous envisageons également d’appuyer la deuxième phase de Ouarzazate (340 MW) par des prêts concessionnels d’au moins 190 millions d’euros.

    - Vous avez également mobilisé des fonds pour des projets de microcrédits. Comment jugez-vous l’évolution de ce mode de financement au Maroc?
    - La KfW soutient ce secteur notamment à travers son engagement en tant qu’actionnaire fondateur du fonds de financements des associations de microcrédit Jaïda. Ce fonds a été établi en tant qu’offre appropriée pour les besoins de financement des associations de microcrédit qui ne pouvaient pas être couverts entièrement par les banques sur place. La crise qu’a connue le secteur dans les dernières années à cause d’une croissance trop accélérée et les conséquences y afférentes comme l’endettement croisé, a trouvé sa fin grâce aux interventions du gouvernement marocain et des reformes sectorielles importantes. Actuellement ce secteur consolidé dispose de presque 800.000 clients actifs dont plus de 100.000 sont servis par des associations de microcrédit financées par Jaïda.

    - Vous avez prévu des entretiens avec des ministres marocains sur les perspectives de coopération. Quels sont les domaines qui présentent selon vous de grandes opportunités?
    - Evidemment, notre partenariat avec le Maroc, déjà très fructueux, pourrait être renforcé davantage. Au-delà de la Coopération financière «classique», avec les fonds budgétaires du gouvernement allemand, qui sont mélangés à ceux de la KfW, nous sommes en mesure d’offrir un produit supplémentaire qui est le prêt promotionnel. Il s’agit de crédits de la KfW sans subvention budgétaire mais qui profitent d’une garantie de l’Etat allemand. Cela permet à la KfW d’offrir des conditions intéressantes aux partenaires marocains qui respectent les critères de concessionalité définis par l’OCDE relatifs à l’Aide publique au développement.

    - A quoi pourrait servir ce type de prêts?
    Ils peuvent être envisagés notamment pour des projets/programmes autres que les axes prioritaires de la coopération maroco-allemande.
    Nous sommes déjà en train d’identifier avec nos partenaires marocains des projets intéressants qui pourraient bénéficier d’un tel financement.
    Cela se passe souvent dans le cadre de la Facilité d’Investissement pour le Voisinage (FIV) de l’Union européenne, où nous travaillons étroitement avec d’autres banques européennes de développement et co-finançons des projets d’investissement importants. Le Maroc est l’un des premiers pays bénéficiaires des fonds de la FIV.

    Offre aux entreprises

    Au-delà de la Coopération financière avec des prêts concessionnels, la Banque publique allemande entend proposer aux entreprises marocaines des prêts, garanties et prises de participation dans les domaines du développement durable, de l’environnement et de la création d’emplois. Cela devra s’effectuer via sa filiale DEG. «Nous y voyons également des perspectives intéressantes pour le futur», avance son président du directoire.

     

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

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