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    Economie

    Crise financière
    Les Banques centrales n’ont pas «réponse à tout»

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    Jouahri accueille le 7e séminaire des régulateurs bancaires
    La BCE prône une vision à long terme

    LA croissance des pays européens et celle des pays du sud de la Méditerranée impose un dialogue renforcé entre les principaux régulateurs bancaires (entre l’Eurosystème et les Banques centrales méditerranéennes). C’est en substance ce qu’a mis en exergue Abdellatif Jouahri, Gouverneur de Bank Al-Maghrib, lors du 7ème séminaire de l’Eurosystème (BCE et 17 autres Banques centrales de la zone Euro) qu’il accueillait hier. Justement, Jouahri en a profité pour rappeler que «l’impact des difficultés européennes a, principalement, été, plus  ressenti à travers les canaux de l’économie réelle et moins du côté financier». Et ce via la demande européenne exprimée envers ces pays de la rive sud à savoir les exportations, les IDE, le tourisme et les transferts de résidents en Europe.
    Jouahri a également évoqué l’importance du développement des canaux de transmission des décisions de la politique monétaire par rapport aux opérateurs. «Nous avons discuté des mécanismes que la BCE a mis en place et que nous essayons souvent d’instaurer», souligne-t-il. Et d’ajouter, «on nous reproche souvent le décalage entre nos décisions et celles dont doivent bénéficier les opérateurs qu’ils soient particuliers ou entreprises».
    De son côté, Mario Draghi, Président de la BCE, a souligné «la détermination de l’Europe de développer une vision à long terme pour l’Union économique et monétaire ainsi qu’une action continue aux niveaux national et européen pour faire face aux défis actuels». Les discussions des participants(1) à ce séminaire ont particulièrement porté sur les évolutions économiques et financières dans les différents pays. Justement,  les économies des rives sud et orientale de la Méditerranée ont été confrontées à l’impact des chocs internes et externes induits par les incertitudes engendrées suite au changement politique dans la région et la hausse des prix énergétiques et alimentaires. Les participants ont également examiné les défis actuels auxquels la zone euro est confrontée. L’accent a été mis sur la nécessité d’une action déterminée et exhaustive pour accroître l’intégration budgétaire et financière. Concrètement, il faut traiter les défis visant à atteindre une croissance plus élevée avec des situations budgétaires soutenables et un bon fonctionnement des systèmes financiers.
    Sur le plan de la mise en oeuvre de la politique monétaire, les mesures non conventionnelles prises par l’Eurosystème au cours de la crise ont été évoquées. Sur ce point, Jouahri souligne, à juste titre que les Banques centrales n’ont pas «réponse à tout». Bien qu’elles puissent procurer un appui temporaire, elles ne peuvent se substituer aux actions des gouvernements pour remédier aux origines de la crise.

    L’importance de la stabilité financière

    UN des enseignements clés de la crise financière mondiale consiste en une approche macro-prudentielle au sein du secteur financier. Le but étant d’assurer la solidité des institutions financières individuelles. Les participants se sont dit résolument en faveur de la nécessité d’établir des cadres macro-prudentiels solides et des politiques dotées des moyens d’action appropriés. Ils ont également discuté les initiatives récentes des pays pour améliorer les cadres existants et remédier plus efficacement aux risques. Leurs échanges ont aussi porté sur les défis actuels relatifs à la stabilité financière dans les deux régions, y compris ceux liés à la crise de la dette souveraine de la zone euro. C’est ainsi que le projet de loi bancaire et des statuts de BAM prennent tout leur sens.

    M.A.B.

    (1) des gouverneurs et des hauts représentants de l’Eurosystème ainsi que des Banques centrales de l’Algérie, de l’Egypte, d’Israël, de la Jordanie, du Liban, de la Mauritanie, du Maroc, de l’Autorité nationale palestinienne, de la Tunisie et de la Turquie ainsi que des représentants de haut rang de la Commission européenne et de la Banque européenne d’investissement.

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