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    Entreprises

    Projet d’alliance avec Atlas Catering
    Entretien avec Olivier Sadran, PDG de Newrest

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager

    «Si on avait la chance de remporter ce partenariat, avec les 51% de RAM et les 48% de Newrest Maroc, le pays aurait un retour économique beaucoup plus important», argue Olivier Sadran

    Le spécialiste de la restauration collective est en lice pour décrocher quelque 49% des parts de Atlas Caterning, la filiale restauration de Royal Air Maroc. Il en fait même son dossier majeur pour 2012-2013. Newrest lorgne aussi la ligne TGV Rabat-Tanger qu’il ambitionne de desservir.

    - L’Economiste: Quelles sont vos perspectives pour 2012?
    - Olivier Sadran: Cette année est celle de la mise en oeuvre d’un partenariat potentiel avec la RAM. La compagnie aérienne souhaite trouver un partenaire étranger, un manager de sa filiale Atlas catering qui tient également compte des intérêts du Maroc. Notre groupe se positionne comme un candidat sérieux et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, parce que l’inflight représente notre cœur de métier, soit 60% de notre activité dans le monde.
    Nous travaillons avec les plus grandes compagnies aériennes, comme Emirates, Etihad Airways et Air France. Par ailleurs, notre expertise au Maroc nous offre des potentialités de synergies aux achats très importantes. Ensuite, l’amélioration du process industriel devrait aboutir à des économies d’échelle conséquentes pour la RAM, et à une rentabilité intéressante pour sa filiale.

    - Où en sont les négociations à ce jour?
    - Le dossier est aujourd’hui entre les mains de la Société Générale. L’enjeu est d’acquérir 34 à 49% de l’actionnariat de Atlas Catering. Il est clair que nous ne sommes pas les seuls prétendants. Mais nous pensons avoir toutes nos chances. 48% de notre capital au Maroc est entre les mains d’opérateurs économiques marocains. Cela veut dire que si on avait la chance de remporter ce partenariat, avec les 51% de RAM et les 48% de Newrest Maroc, le pays aurait un retour économique beaucoup plus important.

    - Quels sont vos projets de développement au Maroc?
    - Nous prévoyons des investissements au niveau de l’aéroport de Casablanca, dans le domaine du retail. Nous disposons des différents points de vente retail à l’aéroport, et nous allons essayer de développer ce réseau. Nous comptons aussi continuer de miser sur un projet qui nous est cher, notre école de formation des compétences marocaines qui s’exportent à travers le monde. Et puis, mis à part la filiale catering de la RAM, nous souhaitons figurer parmi les acteurs de la prochaine ligne TGV Rabat-Tanger. Nous avons acquis il y a 3 ans le numéro 1 des prestations ferroviaires, Wagons-lits et nous estimons avoir les compétences nécessaires pour desservir cette ligne.

    - L’introduction en Bourse figure-t-elle parmi vos priorités?
    - Ce n’est pas d’actualité aujourd’hui. D’abord, parce que 68% du capital du groupe sont détenus par ses cadres. Newrest est, par ailleurs, une société qui n’a pratiquement pas de dettes. Nous disposons aussi de suffisamment de cash. Plus encore, notre rigueur comptable est sans doute plus forte que beaucoup de sociétés cotées.


    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

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