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    Le «nouveau» Prestigia se positionne sur le polo
    DNES à St Tropez, Abashi SHAMAMBA

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    100 millions de dollars investis dans Kamelis Marrakech Resort
    Le complexe est positionné sur la pratique du polo
    Le groupe s’appuie sur l’expertise des Argentins, reconnue mondialement

    Le site du Polo Club St-Tropez est l’un des plus connus du circuit international. Les people et les VIP y défilent constamment. Un programme de construction des appart-hôtels va démarrer bientôt. La direction prévoit un taux de remplissage de 100%. Voilà qui va faire rêver nos hôteliers. Ph Polo Club St-Tropez

    L’endroit est magnifique et surplombé d’une superbe verdure. La pelouse du terrain qui accueille les parties de polo est impeccable. En surface, un terrain de polo équivaut à 5 terrains de football. La pelouse est soigneusement entretenue, on dirait qu’elle a été arrosée au beurre, plaisante un spectateur. Le calme du lieu comme le ballet d’hélicoptères qui déposent des VIP, sont tout aussi impressionnants. Ici en matière d’hygiène, c’est tolérance zéro. Pas une effluve d’odeurs ne se dégage de l’écurie qui abrite les chevaux. Les bêtes sont lavées plusieurs fois par jour et au lieu de la paille on a déployé une matière spéciale qui est renouvelée régulièrement pour ne pas retenir les urines des chevaux. Le moindre écart dans ce domaine pour un endroit où convergent les people et les VIP, serait catastrophique, confie Jean Dominique Gontrand, directeur général du Polo Club St-Tropez.
    C’est dans ce club, où  à l’occasion d’un tournoi sponsorisé par Prestigia que la marque haut standing du groupe Addoha, a présenté en avant première, son concept de polo resort dont les travaux de construction vont démarrer en automne à Marrakech. Le complexe «Kamelis Marrakech Polo Resort» est un gigantesque programme qui comprend 400 villas, plusieurs terrains de polo, un Club house polo, une écurie ainsi qu’un hôtel de luxe et un terrain de golf. Mais l’élément essentiel de différenciation que le management de Prestigia veut mettre en avant est le polo, explique Anas Sefrioui, président directeur général du groupe Addoha. Pour le groupe, dit-il, «il s’agit de sortir de l’argument du golf aujourd’hui banalisé par tous les opérateurs et de maintenir notre avance en matière d’innovation marketing». La concurrence est prévenue. La réalisation de tout le projet s’étalera sur 24 à 36 mois et le groupe y investira au total l’équivalent de 100 millions de dollars.
    Pour décliner son concept Prestigia va bénéficier de l’assistance d’un partenaire argentin Concepto Polo, une firme qui a l’expérience de ce type de concept dans plusieurs pays. Celle-ci va s’occuper de la conception et de la gestion des infrastructures et des clubs de polo. C’est également ses équipes qui vont assurer tout le travail de marketing qui n’en est qu’au début.  Elles vont devoir sillonner les principaux tournois du circuit international. Pour s’assurer de l’implication de son partenaire, le groupe Addoha l’a convaincu d’investir 5 millions de dollars dans le projet. Indépendamment du standing international de cette société, l’Argentine est la terre du polo. Connu pour être une terre de football, ce pays est considéré comme la «Mecque» du polo avec ses milliers de pratiquants et la concentration des meilleurs joueurs professionnels de ce sport équestre à l’image très élitiste dans le monde. C’est un peu la deuxième « religion » après le foot. La seule ville de Buenos Aires compte par exemple 300 clubs de polo. C’est aussi l’Argentine qui organise le seul grand tournoi «open » professionnel. 
    Parce que peu répandu dans le monde, le polo n’a pas encore acquis le statut de sport olympique, il faut un minimum de pays pratiquants et de fédérations pour accéder à ce graal, confie Marcelo Amadeo-Yvidela, professionnel argentin qui faisait partie d’une de deux équipes qui se sont affrontées dimanche dernier au tournoi sponsorisé par Prestigia. La dernière apparition du polo aux J.O remonte à 1936. Outre l’Argentine, quatre principaux pays apparaissent sur la carte mondiale du polo: la Chine, la Thaïlande, l’Angleterre et l’Espagne. L’Inde d’où l’Angleterre a importé ce sport ne bipe plus dans le radar des circuits internationaux du polo.
    Reste à entraîner les Marocains au polo. Le PDG d’Addoha, Anas Sefrioui se montre optimiste: «On va s’appuyer sur la tradition du cheval dans la société marocaine pour faire de la vulgarisation». L’objectif est de créer trois clubs en plus de celui de Marrakech. Les deux prochains seraient Tanger et Casablanca. Des négociations sont par ailleurs engagées avec le seul club où se pratique le polo actuellement au Maroc, celui de Rabat.

    Durée moyenne de séjour: 15 jours!

    En tout cas pour Marrakech, le polo pourrait être un jackpot. D’abord par le profil de la clientèle qui pratique ce sport et surtout, la durée de séjour: 15 jours en moyenne jusqu’à 90 jours. L’explication tient au fait que les joueurs prennent part à plusieurs tournois qui s’étalent sur des semaines. En général, les tournois sont organisés par des fédérations de différents pays.  Le niveau des joueurs se mesure par handicap, dans une échelle qui va de 2 à 10. Le polo se joue par équipe de quatre et pour chaque partie, il faut en moyenne 8 chevaux par joueur. Il ne s’agit pas de chevaux de race, mais de chevaux d’un certain standing quand même qui exigent des ressources. Autre spécificité de ce sport, pour chaque tournoi, les joueurs se déplacent avec leurs chevaux et toute une équipe d’assistance. Tout cela exige une logistique raffinée car le déplacement de ces animaux est très délicat. Pour un tournoi à Marrakech ou à Deauville, un joueur basé par exemple à Lyon doit se déplacer avec ses chevaux. Pour les amateurs, le club qui sera adossé au Kamelis Marrakech Resort disposera d’une cinquantaine de chevaux et organisera des modules de formation.

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