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    Microcrédit, l’assainissement touche à sa fin

    Par L'Economiste | Edition N°:3826 Le 13/07/2012 | Partager
    Forte baisse des clients actifs sur les trois dernières années
    Recul de 7 points du portefeuille à risque à 30 jours à 4%

    La politique de décroisement du crédit mis en place par les pricipaux acteurs du marché a permis de baisser considérablement les clients actifs des AMC. Autre conséquence, la production a baissé pour la troisième année consécutive

    Echaudées par la montée du risque ces dernières années, les associations de microcrédit (AMC) ont poursuivi l’assainissement de leur portefeuille en 2011. L’encours des crédits a baissé pour la troisième année consécutive après une croissance annuelle moyenne de 62% entre 2006 et 2008. Le total des prêts des AMC est ressorti à 4,6 milliards de DH à fin 2011, en recul de 3%. Les dernières statistiques à fin mars 2012 laissent ressortir une nouvelle baisse de l’encours. «La baisse de la production est un choix délibéré pour faire face à la crise des impayés», relève Hicham Talib, membre du comité exécutif d’Al Amana Microfinance. L’année dernière, les prêts à l’habitat social ont chuté de 19% alors que les concours à la microentreprise ont stagné, révèle Bank Al-Maghrib. La profession a ramené le portefeuille à risque à 30 jours à 4% en 2011 contre 7,4% en 2010 et 11% en 2009. Pour les AMC, la baisse du coût du risque s’est traduite par une forte hausse des profits. Ils se sont établis à 108 millions de DH, en augmentation de 83 millions de DH.
    Aujourd’hui, les AMC ne récupèrent plus automatiquement les clients recalés au niveau des guichets bancaires et des sociétés de financement spécialisées. Elles sont devenues aussi rigoureuses que les autres établissements de crédit sur les conditions d’octroi. Al Amana, la Fondation Banque Populaire pour le microcrédit, Fondep et Ardi, qui détiennent près de 90% du marché, ont mis en place, depuis quelques années, une politique de décroisement des crédits. De plus, les AMC ont accès au crédit bureau, ce qui permet d’avoir plus de visibilité sur les engagements de la clientèle. Résultat, le portefeuille clients des AMC s’est considérablement réduit depuis 2008. Pour Al Amana, «la part des clients croisés est passée de 36% en fin 2008 à moins de 10% actuellement», révèle Talib. Elle a gommé près de 200.000 clients de son portefeuille dont 120.000 avaient des crédits croisés. Globalement, au niveau du secteur, les clients actifs sont passés de 1.250.000 en 2008 à moins de 800.000 à fin 2011, soit une baisse de plus de 450.000 en l’espace de trois ans.
    Naturellement, les créances en souffrance ont significativement baissé. Elles sont passées de 300 millions de DH en 2009 à 200 millions de DH à fin 2011. Elles sont couvertes à hauteur de 79% par les provisions, soit une amélioration de quatre points par rapport au niveau de 2010.
    Si les gros opérateurs ont plus ou moins bien négocié la période difficile, les petites structures ont été frappées de plein fouet par la dégradation de l’activité. D’où le renforcement des interventions des autorités de contrôle. Des amendements ont été apportés à la loi sur le microcrédit. Ceux-ci doivent, entre autres, faciliter la transformation des AMC en société anonyme. Ce statut leur permettra surtout d’avoir accès à de nouvelles sources de financement. Les nouvelles dispositions doivent en outre faciliter l’agrégation des petites unités à un grand opérateur.


    F. Fa

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