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    Politique Internationale

    Une ère post-Assad, irréaliste?

    Par L'Economiste | Edition N°:3818 Le 03/07/2012 | Partager
    Désaccords entre les opposants syriens sur une vision politique commune
    Controverse autour de la transition proposée à Genève

    La Syrie en a marre. Le conflit armé entre le régime et les rebelles a provoqué, en 15 mois, la mort de plus de 15.800 personnes dont une majorité de civils

    Divergences au sein de l’opposition syrienne. Les rebelles et les militants sur le terrain en Syrie ont décidé de ne pas prendre part à la réunion de deux jours des groupes d’opposants qui se tient depuis le 2 juillet au Caire. La réunion, à laquelle participe le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l’opposition à l’étranger, a pour objectif de parvenir à une vision unifiée de la transition politique et de l’avenir syrien. Des ministres de pays arabes étaient également attendus. Pour expliquer ce boycott, l’Armée syrienne libre et des militants «indépendants» ont indiqué qu’ils refusaient «toute forme de dialogue et de négociation avec les bandes d’assassins» accusant les participants de se plier à un programme «russo-iranien». «Nous ne permettons à personne d’imposer à la Syrie et son peuple les plans russes et iraniens», ont-ils ajouté. A noter que la Russie et l’Iran sont les principaux alliés du régime de Bachar al-Assad. Les rebelles reprochent également à la réunion de refuser l’idée d’une intervention militaire étrangère ainsi que le fait d’éluder «la question des zones tampon protégées par la communauté internationale, des corridors humanitaires, de l’embargo aérien et de l’armement des rebelles».
    Cette réunion intervient après la conférence de Genève du Groupe d’action sur la Syrie, le 30 juin dernier. A cette occasion, les représentants des pays membres ont obtenu un accord sur les principes d’une transition en Syrie par la formation d’un gouvernement pouvant inclure des membres du régime actuel. Mais cette conférence a été qualifiée d’échec par les opposants syriens. Le CNS a déclaré que «le peuple syrien espérait que la communauté internationale adopterait des mesures plus sérieuses et efficaces» et a souligné l’absence «de mécanisme clair et de calendrier dans l’accord». Le CNS a également affirmé que le départ de Bachar al-Assad était une condition sine qua non pour qu’une initiative soit acceptée par le peuple syrien. Pourtant, les Etats-Unis ont assuré que l’accord trouvé à Genève ouvrait la voie à «l’ère post-Assad» et souhaitent ouvertement son départ. En face, la Russie et la Chine estimaient que les Syriens devaient choisir eux-mêmes leur avenir.
    La presse officielle dénonce également l’accord du Groupe d’action sur la Syrie. Selon le journal du parti de Bachar al-Assad, al-Baas, «aucun règlement de la crise n’aboutira s’il n’est pas basé sur l’avis du peuple syrien». Le journal écrit que les Syriens doivent engager un dialogue national où les autres pays, même voisins, n’ont pas leur place. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, estime que cette conférence n’a pas été un succès du fait de l’absence de la Syrie et «de pays (comme l’Iran) ayant une influence sur les évènements dans ce pays».


    O. B. avec R. L.

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