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    Politique Internationale

    Egypte/Israël
    Morsi fait la sourde oreille

    Par L'Economiste | Edition N°:3818 Le 03/07/2012 | Partager
    Il refuse de s’entretenir avec Benyamin Netanyahu
    Même Obama n’arrive pas à le faire céder
    Le président égyptien veut réviser les accords de paix

    En refusant l’entretien avec Netanyahu et par son souhait de réviser les accords de paix, le président Morsi, élu pour quatre ans, livre un aperçu des futures relations entre l’Egypte et Israël

    Relations tendues entre Mohamed Morsi et Benyamin Netanyahu. Selon les médias israéliens, le président égyptien aurait refusé de répondre à un appel téléphonique du Premier ministre hébreu. Celui-ci souhaitait féliciter l’islamiste Morsi pour sa victoire aux élections présidentielles et s’assurer que l’Egypte respectera les accords de paix signés (traité de Camp David) entre les deux pays en 1979.
    Netanyahu a sollicité l’aide de Barack Obama pour inciter Morsi à répondre à son appel, mais a préféré y renoncer suite au refus du président égyptien à lui accorder un entretien téléphonique, faisant fi des pressions américaines. Ce dernier s’est donc contenté de lui envoyer, récemment, une lettre dans laquelle il souligne «le désir d’Israël de poursuivre la coopération et de renforcer la paix», mettant en avant l’importance des traités de paix dans l’intérêt des deux pays. Shimon Pérès, le président hébreu, a également envoyé une missive à son homologue égyptien, dans laquelle il confie espérer la bonne poursuite de la coopération entre les deux Etats car «contrairement  à la guerre, la paix est une victoire pour les deux parties». L’Egypte avait toujours été le seul pays à reconnaître Israël, mais les Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, ont toujours prôné la non-reconnaissance de l’Etat hébreu.
    Mahmoud Ghazlan, porte-parole des Frères musulmans en Egypte, a d’ailleurs déclaré que la position des Frères musulmans est «établie et reste inchangée». «Nous ne reconnaîtrons jamais Israël», a-t-il ajouté. Au moment de son élection, Morsi avait assuré qu’il respecterait la paix avec l’Etat hébreu, mais qu’il souhaitait réviser les accords signés. Il s’est notamment engagé à soutenir «les droits légitimes» des Palestiniens. Israël craint donc de perdre son seul allié arabe, dirigé pour la première fois par un islamiste. Autre source d’inquiétude, Morsi veut renouer des liens diplomatiques avec la République d’Iran, rompus depuis une trentaine d’années. Téhéran est un ennemi farouche et historique de Jérusalem et les deux parties nourrissent une profonde hostilité l’une envers l’autre.
    Mohamed Morsi, ayant prêté serment samedi 30 juin, jouit d’une forte popularité en Egypte, mais son pouvoir reste très limité par les larges prérogatives de la junte militaire du pays. Vendredi 29 juin, devant des dizaines de milliers de personnes réunies place Tahrir, il a tenu à prévenir l’armée que le peuple était la seule source de légitimité.

     

    Omar BELKAAB avec R. L.

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