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    Gérer dans un monde en mutation
    Avant tout, restaurer la confiance!

    Par L'Economiste | Edition N°:3818 Le 03/07/2012 | Partager
    Deux types de confiance: rationnelle et affective
    Des pistes pour maîtriser les changements

    Successivement dirigeant d’entreprise, professeur d’université, haut fonctionnaire, conférencier et consultant, Hervé Sérieyx a été également délégué interministériel à l’insertion des jeunes. Il est vice-président de l’Union des groupements d’employeurs de France et collabore depuis 20 ans avec le groupe de conseil canadien CFC

    Pour manager dans un environnement mouvant, des organisations qui changent et des salariés qui évoluent, Hervé Sérieyx, consultant français, appelle à restaurer la confiance afin de mobiliser l’intelligence collective et obtenir des résultats durables. Entretien avec Hervé Sérieyx  qui a plus de 40 ans d’expérience à son actif et vingt ouvrages dont une dizaine sur les organisations.

    - L’Economiste : Vous insistez sur le principe de confiance pour introduire le changement en entreprise. Qu’entendez-vous par là?
    - Hervé Sérieyx : L’actuelle crise financière et économique montre à l’évidence que, dans une activité mondiale dorénavant globalisée, c’est précisément l’absence de confiance qui rend à ce point problématique le redémarrage de la machine. C’est dire combien cette confiance, son retour puis sa maintenance, va devenir de plus en plus essentielle à nos sociétés. Il s’agit d’un principe vital : sa restauration est sans doute la première urgence de la planète. Même si la naïveté de leurs propos et leur américano-centrisme  sont parfois agaçants, les auteurs américains de livres traitant du management font souvent preuve d’un bon sens roboratif qui nous empêche de partir dans des analyses fumeuses et nous oblige à regarder le monde tel qu’il est. C’est le cas de Stephen MR Covey quand il écrit: «Alors que les scandales qui touchent le monde de l’entreprise, les menaces terroristes, les manœuvres internes et la précarité des rapports conjugaux ont fait chuter la confiance sur presque tous les fronts, j’affirme que la capacité à instaurer, développer, accorder et restaurer la confiance est non seulement vitale pour notre bien-être personnel et interpersonnel, c’est la compétence-clé nécessaire pour la direction de la nouvelle économie globale» (1).

    - Quelle est votre définition de la confiance?
    - Pour ceux qui l’étudient, cette confiance revêt deux formes : la confiance calculée fondée sur une évaluation des qualités de l’autre (sérieux, respect de la parole, cohérence…) qui s’appuie sur des caractéristiques relativement objectives attribuées au partenaire (compétence, expérience, honnêteté, réputation) et la confiance affective qui traduit une composante relationnelle, un attachement émotionnel à l’autre (du fait de son ouverture d’esprit, de sa bienveillance, de son équanimité , voire de sa disponibilité généreuse. Il y aurait donc dans la confiance une composante rationnelle – l’appréciation de la fiabilité de l’autre- et une composante affective – une relation empathique suscitant la foi. La première relevant d’une sorte d’estimation intuitive des compétences globales de l’autre, la seconde d’une adhésion à  des caractéristiques de sa personnalité. Chacun de ces deux éléments étant nécessaire pour que naisse un sentiment de confiance, mais aucun n’étant seul suffisant.
    - Comment peut-on la mettre en œuvre en entreprise ?
    - On la met en œuvre dans le cadre du management: «manager, c’est faire en sorte que dans un environnement en mutation et dans des organisations qui changent on amène les collaborateurs dont on dispose -et tels qu’ils sont- à produire durablement les résultats attendus». Et la confiance entre les acteurs est la «variable hard» de  cette alchimie. Les «10 C» sont une grille d’actions de bon sens qui permet de faire progresser chacun de nous dans son management de terrain quotidien « là où ça se passe ».

    - Vous avez évoqué les 10 clés de la confiance, quelles sont d’après vous les  plus importantes ?
    - Parmi les 10 C, je crois vraiment que le plus important, c’est la «cible». Dans un monde qui devient de plus en plus incompréhensible, ceux qui sauront donner du sens au travail de leurs collaborateurs seront assurés d’avoir une compétitivité d’avance sur leurs concurrents.


    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

    (1) S.M.R.Covey; «Le pouvoir de la confiance»; First; 2008

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