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    Réforme des médicaments remboursables
    La feuille de route de la Cnops

    Par L'Economiste | Edition N°:3818 Le 03/07/2012 | Partager
    Une étude analyse le poste médicament sur la période 2008-2011
    Elle évalue aussi l’impact de l’adoption du générique

    L’engagement de la pharmacie représente 38% du total de l’engagement de la Cnops en 2011. Il a connu ainsi une baisse de 2 à 5 points respectivement par rapport à son poids en 2008 (41%) et en 2009 (43%) où la liste des médicaments remboursables s’est enrichie de certaines spécialités coûteuses liées notamment au traitement des cancers et des maladies cardiovasculaires

    Après les rapports de la Commission parlementaire sur les prix des médicaments et du Conseil de la  concurrence, la Cnops publie une nouvelle étude intitulée «Analyse du poste médicament sur la période 2008-2011» où elle analyse l’évolution du poste médicament et déroule sa vision quant à la réforme du secteur des médicaments admis au remboursement. Le médicament représente le premier poste de dépenses dans tous les systèmes d’assurance maladie. Au sein de la Cnops, ce poste a consommé 1.225 millions de DH en 2011, soit 38% du total engagement de la Caisse. Même en régressant de 5 points puisque la part médicament était de 43% en 2009, le poids du médicament reste supérieur par rapport à ce qui est observé au niveau des pays de l’OCDE (une moyenne de 17%). La gestion des médicaments a connu des améliorations notables depuis 2006. En effet, la liste des médicaments remboursables est passée de 1.001 médicaments en 2006 à 3.147 en 2009 (février) et environ 3.300 actuellement, sur environ 5.000 médicaments mis sur le marché.

    • Impact des génériques
    Si l’engagement de la pharmacie représente 38% du total de l’engagement de la Cnops en 2011, la baisse de 2 à 5 points respectivement par rapport à son poids en 2008 (41%) et en 2009 (43%) est due à l’admission au remboursement lié  à certaines spécialités coûteuses, notamment le traitement des cancers et des maladies cardiovasculaires. La baisse amorcée entre 2010 et 2011 est due également à l’adoption des génériques par la Cnops aussi bien pour le remboursement des dossiers de médicament en ambulatoire à ses assurés que pour l’approvisionnement de sa pharmacie. L’économie générée suite à ces deux  décisions est de 35 millions DH en soins ambulatoires et 123 millions de DH au niveau de la pharmacie de la Cnops, soit un total de 158 millions de DH.
    Elément saillant de l’étude, le taux de remboursement du poste médicament est de 79% en moyenne entre 2008 et 2011. Les assurés sont les premiers consommateurs (71% des engagements), suivis des conjoints (21%) et des enfants (8%). Les retraités n’ont consommé que 28% du total engagement de la Caisse. Selon Abdelaziz Adnane, DG de la Cnops, «la pérennité du régime AMO, son extension à d’autres catégories et l’évolution même des négociations tarifaires restent tributaires des avancées que l’on doit enregistrer sur les prix, les marges, les circuits du médicament et au niveau des génériques. Le prix des médicaments reste 30 à 40% plus cher comparativement à plusieurs pays et les prescriptions sont toujours dominées par les princeps, d’où la nécessité de développer davantage les outils pour maîtriser ce poste»

    • Gestion des médicaments
    Au cours de la période allant du 1er février 2011 au 31 mars 2012, le total des remboursements de la pharmacie ambulatoire se chiffre à 811 millions de DH correspondant à 1,055 milliard de DH de frais engagés et à 10,44 millions d’unités de médicaments consommées et remboursées. Les médicaments remboursables représentent 87 et 81% (contre 13 et 19% pour les médicaments non remboursables) en termes du total des frais engagés et de quantités au cours de la période de l’étude. Les auteurs de l’étude constatent que les médicaments princeps qu’ils soient remboursables ou non représentent 72% en termes du total des frais engagés. Les princeps remboursables, quant à eux, représentent 71% des frais engagés des médicaments remboursables et 62% des frais engagés des médicaments qu’ils soient remboursables ou non. La Cnops en adoptant la décision de remboursement sur la base du générique avait pour principal objectif de voir la part du générique augmenter dans des proportions significatives aussi bien en volume qu’en valeur. Cependant, l’analyse laisse voir que le taux de pénétration du générique en termes de prescription est presque le même avant et après l’application de ladite décision. En valeur, il est ainsi de 29% pour le générique remboursable (contre 28% avant mai 2011). En volume, ce poids  est de 35% (contre 34% avant mai 2011). Toujours est-il, le taux de pénétration dans les remboursements de la Cnops est, après mai 2011, date de l’application du remboursement sur la base des génériques, égal à 43% des remboursements, soit à peu près 58% de la quantité totale des médicaments remboursés.

    Cnops: Plus de pharmacie d’ici décembre?

    La Cnops a jusqu’au mois de décembre 2012 pour préparer les conditions nécessaires à la fermeture de sa pharmacie. Ses responsables privilégient les solutions de proximité qui ne menacent pas la viabilité de l’AMO et ce, à travers le repositionnement des pharmacies hospitalières en tant que leviers régionaux de distribution des médicaments coûteux. L’étude de la faisabilité «du paiement par dotation globale» prévu par la loi permettra à la Cnops de mettre à la disposition de ces pharmacies les crédits budgétaires nécessaires pour faciliter l’acquisition des médicaments coûteux et leur desserte aux assurés. Ceci passe aussi par l’implication des pharmaciens d’officine moyennant également une simplification des procédures de prise en charge et une marge dégressive plafonnée.

    Fatim-Zahra TOHRY

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