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    Economie

    La diplomatie économique vers l’Afrique revisitée

    Par L'Economiste | Edition N°:3708 Le 27/01/2012 | Partager
    Approcher ces marchés par les blocs régionaux
    Un des relais: les 8.000 étudiants formés dans les universités du Royaume

    Au récent Forum de Rabat sur l’intégration africaine (voir aussi notre édition du jeudi 26 janvier) le ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Youssef Amrani avait annoncé une réorientation de la diplomatie économique vers l’Afrique. Ce réajustement «marketing» consistera à procéder par étape. La démarche est d’approcher ces marchés par bloc régional avec en priorité la région de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest). Une zone où les entreprises marocaines possèdent aujourd’hui une grosse visibilité à travers leur implantation, notamment les banques (BMCE et Attijariwafabank) et les télécoms ainsi que la galaxie des filiales de Maroc Télécom. Le Maroc peut également s’appuyer sur le relais d’une partie des cadres des pays africains formés dans ses universités et établissements d’enseignement supérieur. Au total, 8.000 étudiants dont 6.500 boursiers (source : ministère des Affaires étrangères et de la Coopération) venant de 42 pays africains sont inscrits dans les universités marocaines.
    Investir en Afrique n’est pas une promenade, a prévenu Abdeslam Ahizoune, président du directoire de Maroc Télécom qui a déjà misé près de 2 milliards de dollars sur le continent par l’acquisition de plusieurs filiales au Mali, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Gabon. Et pour montrer son ancrage dans ces pays,  le groupe marocain vient d’investir dans le déploiement de la fibre optique pour connecter tous les pays où il est présent. Côté résultat, même si les performances peuvent être améliorées, dans l’ensemble, les filiales africaines de l’opérateur sont dynamiques.
    La réussite dans cet environnement passe par l’humilité, et  l’appui sur les ressources locales. L’essentiel du management des filiales africaines de Maroc Télécom est assuré par des cadres locaux. L’on ne compte pas plus de douze cadres venant du Maroc dans chaque société. Par ailleurs, Maroc Télécom a fait le choix de ne pas débaptiser ses filiales afin de leur garder leurs couleurs locales. C’est tout le contraire de grands concurrents internationaux (Orange et Zain), qui eux, choisissent d’importer leur marque mondiale dans ces pays.

    Le secret des firmes chinoises

    La problématique de la Chine est très simple. Même quand les entreprises chinoises viennent avec une casquette privée sur le marché en Afrique, elles sont souvent soutenues par l’Etat. Ce que l’on observe en tout cas, c’est qu’elles gagnent beaucoup de marchés dans l’infrastructure et le génie civil. Leur modèle économique est tout simple: elles débarquent avec leurs salariés, payés à des salaires très bas, et une compétitivité inégalable sur les délais de livraison. Souvent, sur les chantiers réalisés par les entreprises chinoises, les travaux s’effectuent 24 heures sur 24. Elles seraient aussi imbattables sur les délais des fournisseurs, jusqu’à 4 ans dans certains cas.

    A. S.

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