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    30 millions de DH pour sortir de la saturation

    Par L'Economiste | Edition N°:298 Le 02/10/1997 | Partager

    «C'est comme si vous vouliez aligner au dixième de millimètre près, tant en ligne qu'en hauteur, 17 voitures Fiat-UNO». C'est ainsi que se présente le problème de l'installation d'une rotative de 60m de long, l'Américaine Goss Community, acquise par Eco-Print.


    L'investissement de l'entreprise Eco-Print, 30 millions de DH, va doubler les capacités d'impression-presse du Maroc, lesquelles sont plus que saturées depuis un an.
    Certes, il existe bien sur le papier une vingtaine de rotatives au Maroc, mais une seule est réellement en état de produire correctement, celle du Matin du Sahara. L'investis-sement réalisé il y a trois ans par M. Abdelhafid Rouissi, directeur général du groupe de presse Maroc Soir, a été la pièce maîtresse qui a soutenu le développement de la presse indépendante marocaine. Tous les journaux indépendants, plus quelques publications politiques, du plus petit au plus grand, sont imprimés sur la rotative du Matin. Depuis le démarrage de la rotative Rockwell de M. Rouissi, en mars 1995(1), une demande nouvelle est apparue, alors que la presse déjà existante a vu ses volumes et tirages s'accroître. «Les équipes de M. Rouissi font tous les jours et toutes les nuits des miracles», analyse M. Jean-Luc Martinet, gérant de la SARL Eco-Print, qui souligne aussi «l'énorme amélioration technique» que le groupe apporté à l'ensemble de l'édition marocaine: «Personne ne voudrait plus retourner à l'époque où les journaux étaient si mal imprimés, salissaient les mains... C'est l'imprimerie du Matin qui a introduit un meilleur niveau d'exigence technique».

    Meilleure offre implique explosion de la demande. Ce principe de base de l'économie libérale s'est vérifié aussi dans l'imprimerie. Mais le Maroc part de très loin. Avec 700g/an/hab de consommation de papier journal, le Royaume est loin derrière des pays de niveau équivalent. Il est encore plus loin derrière des pays comme la France et l'Espagne: respectivement à 12,3kg et 15kg/an/hab, soit 18 fois plus que le Maroc. «La consommation de papier journal accompagne forcément le développement», souligne M. Martinet. «Il y a des variations saisonnières et des sauts annuels, mais le trend marocain est de 10% d'accroissement de la demande d'impression par an», indique M. Martinet. La saturation que subit aujourd'hui l'imprimerie du Matin après trois ans seulement d'existence montre la pression à laquelle est soumis l'ensemble du secteur.
    L'imprimerie de Eco-Print s'installe en ce moment à Aïn Sebaâ, dans un bâtiment de 2.800m2 plus 1.300m2 non-couverts, «qui serviront aux extensions ultérieures».
    L'entreprise emploiera 35 personnes, non compris les ingénieurs chargés de l'installation et qui resteront durant 2 mois après la mise en route de la rotative. Cette dernière sera opérationnelle vers la mi-janvier, indique M. Jean-Marie Ganieux, directeur d'exploitation de Eco-Print.

    Carte de vsite


    ECO-Print, créée en 1997 sous forme de SARL, a un capital de 8 millions de DH. 4 millions sont une participation de la BEI (Banque Européenne d'Investissement). Les 4 millions restants sont partagés entre Exipp, une société franco-marocaine spécialisée dans le papier et dirigée par M. Martinet. Les autres actionnaires sont, à raison de 18,75% chacun, Moulay Hafid Elamy à travers une société, SIHAM, et Mme Nadia Salah, MM. Abderrahmane Saaïdi et Abdelmounaïm Dilami. Ces trois derniers sont actionnaires de L'Economiste et le nom d'Eco-Print se rapproche d'ailleurs de Eco-Média, la société éditrice de L'Economiste.
    Eco-Print a donc dans son tour de table un des principaux fournisseurs marocains de papier et un consommateur important de papier imprimé.
    Les 30 millions de DH d'investissement total sont partagés entre 9 millions pour le bâtiment et ses installations annexes. Le reste est allé aux machines proprement dites. Le financement, outre l'apport en capital, est le fait de la BMCE pour 8 millions de DH et de Bank Al-Amal pour 5 millions de DH. Les bâtiments sont couverts par une opération de crédit-bail immobilier de Sogélease, la filiale spécialisée de la Société Générale.

    Nadia SALAH

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