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    2010, année record pour les dettes publiques

    Par L'Economiste | Edition N°:3430 Le 23/12/2010 | Partager

    . Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne ou France… les plus touchés. La Chine se pose en soutien prudent de la zone euro2010 est l’année de l’explosion des dettes publiques. Passée la trêve de Noël où les marchés financiers ont l’habitude de fermer leurs portes, les dettes européennes risquent de revenir sous pression, selon des analyses de la presse française. D’après un rapport publié par le Trésor, la dette nette publique de l’Etat américain a augmenté de plus de 2.000 milliards de dollars sur l’année fiscale 2010. Au total, la dette publique fédérale a atteint 13.473 milliards de dollars (10.300 milliards d’euros). Le déficit, qui tient compte des intérêts sur la dette et du coût des dépenses sociales, ressort à 2.080 milliards de dollars pour l’exercice clos le 30 septembre, contre 1.253 milliards l’année précédente. Même constat pour le Royaume-Uni: le déficit public du pays s’est creusé plus que prévu en novembre pour s’établir à 16,8 milliards de livres (19,8 milliards d’euros) sur un mois, soit 2 milliards de plus qu’en novembre 2009. Dans le même temps, la dette publique totale s’est logiquement creusée, atteignant 65,2% du Produit intérieur brut (PIB), contre 59,5% un an plus tôt. En huit mois, depuis le début de l’exercice budgétaire 2010 en avril, le déficit a atteint 83,2 milliards de livres, soit exactement le même niveau que l’année précédente malgré les efforts annoncés pour combler le trou des comptes de l’Etat. Par ailleurs, avec 50 milliards de dette supplémentaire en 2010, l’Allemagne bat un triste record: celui du plus important endettement atteint depuis la fondation de la République fédérale en 1949. Il s’élève désormais à 1.791 milliards d’euros. Le ministère des Finances, qui a annoncé ce chiffre lundi, se voulait néanmoins positif: en janvier dernier, le ministre Wolfgang Schäuble prévoyait en effet d’emprunter pas moins de 80 milliards d’euros de plus cette année. Finalement, Berlin n’aura pas besoin de cette somme, grâce à l’embellie économique surprise qui a touché le pays. Et en France, pour l’année en cours, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé avoir emprunté 188 milliards d’euros à moyen et long terme, un record. La dette française s’élève à 1.237 milliards d’euros à fin novembre. L’année prochaine, la France empruntera, en net, 184 milliards d’euros sur les marchés. Ce sont 2 milliards d’euros de moins que prévu en septembre et surtout 4 milliards de moins qu’en 2010. Parallèlement, l’Espagne a vu le coût de son endettement augmenter lors de sa dernière adjudication de dette cette année (voir aussi, cf. www.oecd.org/eco/etudes/espagne).


    Pékin affiche son soutien

    La Chine a exhorté les Européens à passer des déclarations aux actes et montrer qu’ils peuvent maîtriser les problèmes de la dette souveraine dans la zone euro et sortir l’union monétaire de cette crise. La Chine, qui a investi dans l’euro une partie non divulguée de ses réserves de 2.650 milliards de dollars, a exprimé son soutien aux initiatives prises jusqu’alors par les dirigeants européens mais souligné qu’elles devraient avoir plus d’effet. La crise de la dette, qui a déjà contraint l’UE et le Fonds monétaire international à renflouer la Grèce en mai et l’Irlande cet automne, menace d’autres Etats périphériques de la zone euro, comme l’Espagne ou l’Italie, et pèse sur le cours de l’euro, de l’avis des analystes.F. Z. T.

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