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    Economie

    Face aux assureurs, les courtiers divisés

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5587 Le 06/09/2019 | Partager
    La Fnacam a entamé un round de négociations avec les compagnies
    Elle tiendra sa rencontre annuelle le 11 septembre
    60% des primes transitent par les agents et courtiers
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    Farid Bensaid, président de la Fnacam, espère rallier plusieurs agents et courtiers autour du projet de l'association lors de la 4e rencontre annuelle le 11 septembre prochain. Les désaccords entre les deux représentants du secteur (Fnacam et UMAC)  n'ont pas permis de faire aboutir le projet de confédération (Ph. FB)

    Hassan Boubrik, président de l'Acaps, Mohamed Hassan Bensalah, président de la FMSAR, Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, et Omar Faraj, directeur général des impôts sont annoncés parmi les intervenants à la 4e rencontre annuelle (11 septembre 2019) des agents et courtiers d'assurance organisée par la Fnacam, l'une des deux fédérations du secteur.

    Il faut voir dans cette rencontre et la mobilisation des principaux acteurs du secteur, une volonté de la Fnacam de s'imposer comme le principal interlocuteur des agents et courtiers d'assurance après l'échec du rapprochement avec l'Umac. «Si toutes ces personnalités viennent, c'est un peu pour crédibiliser la Fnacam», analyse Farid Bensaid, son président.

    «J'ai passé les derniers mois à unir l'ensemble de la profession autour d'un projet de confédération pour peser dans les négociations avec les compagnies. Aujourd'hui, la Fnacam essaie de prendre en main les sujets vitaux du secteur», poursuit-il. Il espère rallier plusieurs agents et courtiers autour du projet de la Fnacam lors de la rencontre de la semaine prochaine. Cette réunion doit aussi permettre d'élaborer une feuille de route pour régler les problèmes.

    Avant ce rendez-vous, la Fnacam a entamé un round de négociations avec les compagnies. Une première réunion s'est tenue mercredi 4 septembre. Plusieurs dossiers sont sur la table, mais les plus importants aux yeux des intermédiaires concernent la rémunération, en particulier l'assurance auto. Les compagnies d'assurances sont inflexibles sur la question.

    Le commissionnement de cette branche n'a pas évolué depuis des dizaines d'années, se plaignent les courtiers. Avec la pression sur les revenus, ils souhaitent ouvrir d'autres brèches comme la rémunération du service après-vente. Il est envisageable de rémunérer les courtiers qui s'impliquent le plus dans la gestion des sinistres, propose un professionnel. La zizanie dans le rang des intermédiaires n'a pas permis d'aboutir à des compromis sur ces différents sujets. Près de 60% des primes transitent par les courtiers et agents. Cela peut être un moyen de pression dans les négociations.

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    Près de 60% des primes transitent par les courtiers et agents. Cela peut être un moyen de pression dans les négociations avec les compagnies d'assurances. Mais la zizanie dans le rang des intermédiaires les pénalise

    «Nous avons la capacité d'avoir cette agressivité si besoin est», estime Farid Bensaid. Ce sont des sujets très sensibles, reconnaissent les professionnels. En cas d'accord, cela pourrait bien être les assurés qui vont le financer. Tout dépendra aussi de la capacité des compagnies à maîtriser leurs risques. Les résultats semestriels des opérateurs cotés portent encore les traces de la détérioration de la branche automobile.

    Au-delà des pourparlers avec les compagnies, les courtiers mènent parallèlement des discussions avec l'administration fiscale sur la TVA perçue sur les commissions. Tout l'espoir de la profession est que cette taxe soit supprimée ou tout au moins réduite dans la prochaine loi de finances. «Nous n'avons aucune garantie, mais nos interlocuteurs sont ouverts à la discussion. Nous attendons des choses concrètes», indique Bensaid. «Si nous réglons le problème de la TVA, nous aurons effectué un grand pas dans l'amélioration du revenu de l'intermédiaire», ajoute-t-il.

    Un secteur qui a du mal à se moderniser

    Même en réglant les problèmes de commissionnement et de TVA, il n'est pas certain que tous les acteurs résistent à la vague du digital. Des interventions lors de précédentes réunions de la Fnacam montrent combien certains intermédiaires sont hermétiques au changement. Plusieurs d'entre eux ne veulent pas sortir de leur zone de confort. Ils sont les plus susceptibles d'être emportés par la vague du numérique. La rencontre annuelle sera l'occasion de les sensibiliser sur la nécessité de s'adapter, indique Bensaid. Plus de 2.100 agents et courtiers sont recensés et parmi eux, il existe une multitude de petites structures.

    F.Fa

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