×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Un projet de lutte contre l’écart social «Les Étoiles de Jemaa el Fna»

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5577 Le 23/08/2019 | Partager
    Un 5e centre culturel et artis­tique initié par Nabil Ayouch et Mahi Binebine
    L’insertion professionnelle et l’insertion par l’éducation, les fondements
    Des soutiens qui ont répondu présent comme la Société Générale
    etoiles_de_jemaa_el_fna_077.jpg

    Quelques images du riad cédé à la Fondation Ali Zaoua, dans la médina de Marrakech, pour y ouvrir le centre culturel et artistique «Les Étoiles de Jemaa el Fna» au printemps prochain (Source: Fondation Ali Zaoua)

    Toutes les autorisations sont dans la poche et la phase d’étude est bouclée. Les prochaines «Étoiles de Jemaa el Fna», signées Nabil Ayouch et Mahi Binebine, devraient ouvrir leur porte au printemps. Il s’agit du 5e centre culturel et artistique, soutenu par la Fondation Ali Zaoua, créée en 2009 par le réalisateur et le peintre-sculpteur. «J’étais malheureux de ne pas en avoir chez moi à Marrakech», confie Binebine.

    Tout près de la place et de la Koutoubia, un ancien riad, fermé depuis des années et abîmé par le temps, appar­tenant au département de la Jeunesse et des Sports, a été cédé à la fondation. «Je l’avais repéré depuis longtemps. Après l’avoir sollicité et lui avoir expliqué le pro­jet, le ministre Rachid Talbi Alami nous a donné deux riads, un à Marrakech et un à Fès», explique l’artiste. L’INDH est aussi de la partie, tout comme le wali de Mar­rakech, Karim Kassi-Lahlou, qui a levé 2 millions de DH pour les travaux et 2 autres pour les équipements.

    «L’Etat a pris conscience qu’il ne fallait plus nous laisser seuls», continue Binebine. Pour redonner vie à ce riad jusque-là fermé, l’architecte Rachid Andaloussi offre gracieusement son concours au projet. Pour rappel, il a notam­ment participé à la réhabilitation de la Villa des Arts, à la restauration de la wilaya de Casablanca ou à la renaissance des Abat­toirs.

    La Fondation luxembourgeoise pour l’éducation et la santé, Piou Redo, est à leurs côtés, tout comme différentes entre­prises qui accompagnent financièrement ces «Étoiles». Les Fondations Société Gé­nérale et Société Générale Maroc ont signé une convention en juin dernier, s’engageant à supporter le tiers des frais de fonctionne­ment annuels du centre marrakchi. Pour les deux tiers restants, «nous devrons encore mendier», s’amuse Binebine.

    etoile-de-jemaa-el-fnaa-077.jpg

    Les Fondations Société Générale et Société Générale Maroc ont signé une convention en juin dernier, s’engageant à supporter le tiers des frais de fonctionnement annuels du centre marrakchi. De gauche à droite: Frédéric Oudéa, directeur général du Groupe Société Générale et président de la Fondation Société Générale, Nabil Ayouch, président et co-fondateur de la Fondation Ali Zaoua avec Mahi Binebine, et Ahmed El Yacoubi, président du directoire de Société Générale Maroc (Ph. SG)

    Réduire l’écart social, lutter contre le sentiment d’abandon. Le centre «Les Étoiles de Jemaa el Fna», tout comme ceux de Sidi Moumem, du Souss ou encore du détroit, sont ouverts aux jeunes des quar­tiers où ils sont implantés. Des lieux so­cioculturels de proximité, qui leur ouvrent des voies d’expression et d’apprentissage positives et enrichissantes.

    Les centres proposent des initiations et formations aux métiers des arts et de la création, l’appren­tissage des langues étrangères et de l’infor­matique. C’est aussi un espace de diffusion, où les talents du quartier ont la possibilité de se produire dans un cadre profession­nel. Chaque centre compte en moyenne un millier d’enfants inscrits.

    Les cotisations y sont bien sûr symboliques, «mais il est important que chacun mette la main à la poche». Une manière là aussi de valori­ser ces jeunes du quartier Jemaa el Fna de Marrakech, trop peu considérés, «et d’en faire des étoiles», espère Binebine.

    J.A.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc