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    Economie

    Discours royal: Les dossiers urgents de la rentrée

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5576 Le 22/08/2019 | Partager
    Les missions de la Commission de refonte du modèle de développement
    Le gouvernement interpellé sur l'accélération de la réforme de l'administration
    Les terres soulaliyates et la formation professionnelle, décisives pour le développement du monde rural
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    Le discours royal a tracé les contours des chantiers à mener en urgence dans la prochaine période. Le Roi a été on ne peut plus clair, en précisant que «la responsabilité est partagée. Au point où nous en sommes, toute réticence ou erreur est inadmissible» (Ph. MAP)

    Dans la continuité du discours du trône, qui avait lancé la nouvelle feuille de route des réformes, le discours de la fête de la Révolution du Roi et du peuple a tracé les contours des chantiers à mener dans la prochaine période. A commencer par les résultats attendus de la Commission ad-hoc pour la refonte du modèle du développement. A terme, cela permettra d'aboutir à un nouveau contrat social. Le Souverain est également revenu sur les priorités du gouvernement pour la rentrée, essentiellement l'épineux dossier de la réforme de l'administration et celui de la déconcentration, décisifs pour favoriser une meilleure répartition territoriale des investissements. Dans son discours, le Souverain a insisté sur «la responsabilité commune» pour aboutir à des solutions pertinentes aux obstacles au développement, appelant à opter pour une approche participative et inclusive, pour garantir l'implication de tous. «Le citoyen doit être placé au centre de ce processus», a-t-il souligné.

    ■ Nouveau modèle de développement: Le cahier des charges de la Commission
    La Commission ad-hoc chargée de la refonte du modèle de développement, annoncée dans le discours du Trône, devra remplir 3 missions. Il s'agit essentiellement de réajustement, d'anticipation et de prospection. L'objectif est d'aboutir à un modèle maroco-marocain. L'idée est qu'il soit attractif, afin que «les Marocains aient la volonté de s'approprier et de faire réussir». Cette commission, dont les membres seront officiellement installés lors de la prochaine rentrée, devra également mettre en place des mécanismes de mise en oeuvre et de suivi. Ces transformations devront favoriser l'émergence d'un nouveau contrat social, impliquant l'Etat, le privé, les partis, les syndicats, les associations...

    ■ Accélérer la résorption des disparités
    Les disparités sociales et territoriales ont la peau dure. Les différents programmes lancés n'ont pas permis jusqu'ici d'en finir avec cette problématique. C'est particulièrement vrai pour le monde rural et les périphéries urbaines, où «sont concentrés les segments de la population les plus en difficulté», selon le discours royal. L'un des mécanismes, déjà en place, est le Programme national de réduction des disparités en milieu rural, doté de 50 milliards de DH pour la période 2016-2020. Mais cela n'est pas suffisant. Les populations locales sont appelées à faire preuve de plus d'initiative, afin d'être impliquées dans les transformations en cours. Cela passe notamment par le renforcement de leur accès à l'enseignement et au système de formation professionnelle. La préparation des ressources humaines rurales est un pré-requis pour profiter des opportunités qu'offre le processus de développement. Parmi les nouveaux mécanismes favorisant la dynamique économique dans le monde rural: le potentiel foncier des terres soulaliyates, mobilisé pour la réalisation de projets d'investissements agricoles. Sur ce point, le Roi a précisé que «les efforts de l'Etat ne suffisent pas». Le privé est appelé à s'impliquer davantage. D'autres projets non agricoles constituent également des opportunités à saisir pour favoriser le développement des campagnes. Il s'agit notamment du tourisme rural, des industries du terroir...

    ■ Formation professionnelle: Revaloriser les métiers manuels
    Le Souverain l'a souligné dans différents discours: la formation professionnelle est un outil important pour renforcer l'employabilité des jeunes. C'est «une nécessité impérieuse pour créer de nouveaux emplois et permettre au Maroc de relever les défis de la compétitivité économique». Au-delà des diplômes, le plus important pour les jeunes est «d'acquérir une formation qui ouvre des perspectives d'insertion professionnelle et de stabilité sociale». Parmi les filières offrant de grandes opportunités, le Souverain a insisté notamment sur les métiers de l'artisanat, les industries agroalimentaires et les professions agricoles, qui devraient être implantées dans les zones de production, en fonction des ressources de chaque région. S'y ajoutent les secteurs du tourisme et des industries automobile, aéronautique et nouvelles technologies.

    ■ Immuniser la classe moyenne
    Véritable levier de production et vecteur de cohésion sociale, la classe moyenne doit être immunisée face aux transformations qui menacent des pans de cette catégorie de basculer dans la vulnérabilité. Le Souverain a appelé à en préserver les fondements, en réunissant les conditions pour sa consolidation et son élargissement. Mais cela n'est possible qu'en «hissant le taux de croissance à des seuils plus élevés». Le gouvernement est particulièrement interpellé sur ce point. Le renforcement de la croissance devra favoriser la création de plus de richesse et une redistribution équitable.

    ■ Mise à niveau de l'administration
    Le Roi a été on ne peut plus clair: Aujourd'hui, l'urgence est de «surmonter les obstacles à la réalisation d'une croissance élevée et durable». L'un des principaux écueils: la persistance de la centralisation de la gestion des dossiers au niveau des administrations à Rabat. Résultat: des projets se trouvent ralentis, parfois abandonnés. Le Roi a chargé le gouvernement de s'attaquer en urgence à ce sujet. L'objectif est de «corriger les dysfonctionnements de l'administration et de mobiliser les compétences qualifiées aux niveaux régional et local». Ceci est d'autant plus important pour favoriser une meilleure implémentation des chantiers de la régionalisation et de la déconcentration. Pour le Souverain, c'est «un des leviers les plus efficaces pour rehausser le niveau de l'investissement territorial productif et promouvoir la justice spatiale».

    M.A.M.

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