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    Régions

    Fès: L’UEMF s’allie à l’Ecole polytechnique

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5574 Le 15/08/2019 | Partager
    Objectif, co-développer des formations dans le domaine de l’énergie et de l’environnement
    L'école d’intelligence artificielle ouvre en septembre… une centaine de places disponibles
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    «L’Ecole Euromed d’ingénierie digitale et d’intelligence artificielle est une plateforme d’enseignement et de recherche-innovation qui sera ouverte à l’ensemble des étudiants et chercheurs du royaume et des pays africains. Elle répondra aux besoins des industries de demain et renforcera l’attractivité de la région», indique Mostapha Bousmina, président de l’UEMF (Ph. YSA)

    C’est l’université qui fait le plus parler d’elle. Partenariats académiques, éco-campus, filières de pointe, séminaires, journées portes ouvertes et rencontres de haut niveau…l’Université Euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) fait l’actualité.

    En quelques années, cette université est devenue une référence internationale et le porte-drapeau de l’activité culturelle, scientifique, sociale et de recherche. Cinq ans après son ouverture, l’UEMF est de loin l’université la plus convoitée dans la région Fès-Meknès.

    Avec des équipements à la fine pointe de la technologie et un management imprégné moderne, elle ambitionne d’être un pôle d’excellence et de rayonnement préparant l’élite capable de relever les défis actuels et futurs. L’UEMF développe à cet effet des programmes de formation et de recherche innovants obéissant aux meilleurs standards internationaux.

    Placée sous la présidence d’honneur du Roi, l’UEMF se compose de deux pôles: le pôle Ingénierie et Architecture et le pôle Sciences humaines et sociales (SHS). Son éco-campus est de faible carbone et permet à une vingtaine de nationalités issues des différents pays des deux rives de la Méditerranée de se côtoyer. Et c’est là l’une des raisons qui encouragent des institutions de renom de se rapprocher de l’UEMF.

    En ce sens, Frank Pacard et Mostapha Bousmina, respectivement le directeur de l’enseignement et de la recherche de l’École polytechnique et président de l’Université Euromed, ont signé, le 12 juillet dernier, un accord de coopération au siège du ministère de l’Education nationale.

    La cérémonie de signature s’est tenue en présence de Frédérique Vidal, ministre française de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et Said Amzazi, ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

    Cette collaboration renouvelée entre les deux partenaires vient confirmer l’intérêt réciproque des deux institutions de développer et de mettre en oeuvre des formations co-diplômantes, particulièrement dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

    «L’École polytechnique contribuera également au développement de la nouvelle composante de l’UEMF, à savoir l’Ecole Euromed d’ingénierie digitale et d’intelligence artificielle (EIDIA), et ce, en associant l’ensemble de l’écosystème de l’X à ce projet. Cette collaboration vise aussi à renforcer le déploiement d’approches pédagogiques innovantes basées sur les MOOC», explique Bousmina.

    Pour rappel, l’EIDIA est la seule école d’ingénieurs dédiée à l’intelligence artificielle dans l’espace euro-méditerranéen et africain, et la quatrième dans le monde après celles du MIT et des universités de Shanghai et de Hong Kong.

    Elle vient renforcer le positionnement à l’international du Maroc qui s’est engagé, dans le cadre du Plan Numeric et de la Stratégie digitale 2020, à être l’un des pays les plus performants de la région Moyen-Orient/Afrique en matière d’infrastructures datacom et d’environnement d’affaires IT, et de doubler le nombre de professionnels du numérique formés chaque année.

    «Elle vient aussi répondre aux besoins de développement du pays par la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs aux métiers du digital et de nouveaux chercheurs capables d’accompagner la transformation numérique qui touchera inéluctablement presque tous les secteurs d’activité», explique le président de l’UEMF.

    Avec des infrastructures de haute technologie, l’EIDIA est dotée d’outils pédagogiques et de capacités de recherche à la fine pointe de la technologie avec la plus grande plateforme digitale et de conception SD (Dassault Systèmes) en Afrique.

    Cluster HPC (High Performance Computing), robots, capteurs, simulateurs de réalité virtuelle, drones, systèmes embarqués, simulateurs cognitifs, algorithmes de reconnaissance d’images, de voix et de mobilité et couplage avec les technologies d’impression 3D sont quelques composantes de l’environnement dans lequel baigneront les étudiants de l’EIDIA, avec une formation résolument orientée applications industrielles.

    Pour y accéder, quelque 1.500 bacheliers scientifiques, option mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre (SVT), ainsi que les titulaires d’un baccalauréat technique devront candidater le 25 juillet. Seule une centaine d’entre eux seront admis dans cette nouvelle école Euromed.

    Sur le plan pédagogique, les étudiants de l’EIDIA pourraient choisir entre 5 filières qui sont «l’intelligence artificielle», «Big Data», «Cyber-sécurité», «Robotique», et «Technologie du web et du monde». Notons que ces filières sont toutes accréditées par le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et les diplômes délivrés tous reconnus par l’Etat marocain.

    En outre, l’UEMF s’est associée à Dassault Systèmes, l’une des plus grandes compagnies au monde dans le domaine des logiciels de conception 3D, de l’ingénierie numérique et de l’univers virtuel pour l’innovation, pour installer un centre «3D Experience» au sein de son nouvel établissement.

    «C’est une plateforme d’enseignement et de recherche-innovation qui sera ouverte à l’ensemble des étudiants et chercheurs du royaume et des pays africains. Elle répondra aux besoins des industries de demain et renforcera l’attractivité de la région», conclut Bousmina.

    150 millions de DH pour un éco-campus

    «Il faut former des cadres de haut niveau et leur offrir des espaces de recherche aussi bien en sciences humaines et sociales qu’en sciences pures et ingénierie. C’est capital pour le développement de notre pays», souligne Mostapha Bousmina président de l'UEMF. Notons que l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI) financent la construction de son éco-campus, à hauteur de 150 millions de DH, dans le cadre du mécanisme de Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV). La première phase de ce chantier sera terminée d’ici fin août. Pour sa part, la deuxième phase qui sera lancée incessamment, comportera entre autres un centre de conférence avec plusieurs amphithéâtres, totalisant près de 1.600 places, une grande bibliothèque, un cinéma ouvert sur la ville, un important complexe sportif qui proposera notamment une piscine olympique et un terrain de foot aux normes de la FIFA.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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