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    Tafedna: Une crique déserte, paradis des pêcheurs

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5573 Le 09/08/2019 | Partager
    Un port authentique entre Essaouira et Agadir
    Le poisson, pêché et grillé sur place, comme source de subsistance
    Une plage déserte qui ne connaît rien au tourisme de masse
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    Tafedna c’est une rangée de petites maisons de vacances, chacune avec sa couleur et ses motifs de zellige (Ph. SJ)

    Peu de panneaux indiquent la direction de Tafedna. Entre Essaouira et Agadir, il faut bifurquer, après une cinquantaine de kilomètres, sur une route en pleine montagne. Encore un petit effort et le paysage s’ouvre sur l’océan. Ici, c’est le fief des pêcheurs.

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    Les pêcheurs sont de retour après de longues heures en mer. Leurs embarcations sont ramenées au rivage par le tracteur avant d’être déchargées (Ph. SJ)

    De ceux qui vivent encore en pêcheurs raisonnés, avec des prises à taille humaine, vendues à leur retour après de longues heures en mer. Ils ont l’habitude de voir arriver des touristes, mais là encore c’est à échelle raisonnable. Les touristes, eux, ont de quoi être vraiment dépaysés, même les nationaux. Le lieu est aussi beau que typique, aussi sauvage qu’habité.

    Pendant que les embarcations sont ramenées au rivage par le tracteur, les sardines et autres poissons sont déjà sur le feu. Il ne faut pas s’attendre à s'attabler au restaurant. Ici, l’objectif est de savourer les produits de la mer à peine sortis de l’eau. Quelques tables sont dressées et les pêcheurs eux-mêmes font le service. A la dure, comme leur vie, comme leur métier.

    Face à ce petit village, qui n’a qu’une ruelle principale, et quelques autres creusées à flanc de montagne, l’océan prend tout l’espace. Ils sont rares, et heureux, ceux qui profitent de cette vaste plage qui ne connaît rien au tourisme de masse. Quelques chiens errants mais sympathiques se prélassent sur le sable.

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    Tafedna est le fief des pêcheurs. Pour 100 DH, on peut y passer la nuit à quelques mètres des vagues. Des familles s’y installent pour les vacances et côtoient les pêcheurs autour de qui toute la vie du village semble tourner (Ph. SJ)

    Quelques méduses sont là échouées sur le rivage. Des vacanciers ont installé leur tente, d’autres jouent au football ou se baignent dans une eau transparente. Bien sûr, sans aucune surveillance ni équipes de maîtres nageurs sauveteurs, comme elles sont déployées dans les grandes villes côtières d’Essaouira ou Agadir. La nature, rien que la nature.

    Tafedna c’est une rangée de petites maisons de vacances, chacune avec sa couleur et ses motifs de zellige. Pour 100 DH, on peut y passer la nuit à quelques mètres des vagues. Des familles s’y installent pour les vacances et côtoient les pêcheurs autour de qui toute la vie du village semble tourner. Des amateurs de sports de glisse viennent essayer ce côté-là de l’Atlantique. Un bol de dépaysement et d’arrêt du temps. 

    A quelques kilomètres, au bout de la piste qui longe oued Idda ou Azza, des mines de sel, pourtant très anciennes, sont toujours exploitées. Là aussi tout est rudimentaire. On y trouve de nombreux puits creusés à la main, reliés par des galeries, où l’eau douce se charge en cristaux de sel avant d’être versée dans les bassins de décantation.

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    Ils sont rares, et heureux, ceux qui profitent de cette vaste plage qui ne connaît rien au tourisme de masse. Quelques chiens errants mais sympathiques se prélassent sur le sable. La nature, rien que la nature (Ph. SJ)

    Une fois récolté à la main, après évaporation de l’eau, ce sel sert à la conservation du poisson ou est affiné pour la consommation alimentaire. Près des mines, que l’on aperçoit de la route, ceux qui y travaillent ont érigé leurs abris en pierre. Pêcheurs ou sauniers, une vraie vie de labeur.

    J.A.

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