×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Climat, agriculture, sécurité alimentaire… Les experts du Giec remettent un nouveau rapport

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5569 Le 05/08/2019 | Partager
    Le groupe se réunit jusqu’au 6 août à Genève
    Le monde face à ses responsabilités

    Changement climatique, désertification, dégradation des sols, gestion durable des terres, sécurité alimentaire et flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres… Consacré à ces grandes thématiques, le rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) doit être rendu public le jeudi 8 août.  Avant sa publication, le groupe se réunit du 2 au 6 août à Genève pour débattre de plusieurs questions.

    Le texte devrait mettre en avant la façon dont l'alimentation industrielle, du producteur au consommateur, l'exploitation généralisée des ressources, voire certains efforts pour contrer les effets du réchauffement climatique, compromettent l'agriculture et le système alimentaire. Il devrait aussi dresser le tableau d'une société où deux milliards d'adultes sont en surpoids ou obèses et où des quantités importantes de nourriture sont jetées, quand la faim affecte des millions de personnes à travers le monde. Ce sera l'occasion de mettre en lumière l'importance d'un usage optimal des terres, un aspect longtemps négligé, selon les experts cités par l’AFP.

    L'agriculture et la déforestation représentent ainsi environ un quart des émissions des gaz à effet de serre. Le secteur agricole utilise un tiers de toutes les terres émergées et les trois quarts de l'eau douce sur la planète. Alors que la population devrait frôler les dix milliards d'individus au milieu du siècle, contre 2,6 milliards en 1950, la crainte existe que le système atteigne ses limites. La viande et le gaspillage alimentaire constituent deux points noirs. Environ 30% de la nourriture produite finirait à la poubelle. La culture extensive de céréales comme le soja, utilisées pour nourrir le bétail mais aussi pour les bio-carburants, contribue à la destruction des forêts qui stockent le carbone.

    Le rapport abordera aussi les questions de désertification et la dégradation des habitats par l'agriculture, avec une surface de forêt tropicale équivalente au Sri Lanka perdue chaque année. Un autre point concerne les arbitrages à faire entre l'usage des terres pour l'alimentation, le stockage de carbone via les forêts et la production d'énergie à partir de matière biologique. Il n'oubliera pas le sort des populations indigènes et des femmes, particulièrement exposées.

    En octobre 2018, un autre rapport spécial du Giec détaillait les impacts attendus d'un réchauffement climatique limité à 1,5°C, en ligne avec les objectifs de l'Accord de Pari, et les moyens de rester sous ce seuil très ambitieux. Depuis, des mouvements citoyens se sont formés et des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour demander à leurs gouvernements d'agir plus vite contre le réchauffement climatique.

                                                                               

    Gaspillage alimentaire: Quelques indicateurs

    gaspillage-alimentaire-069.jpg

    ■ Un tiers de la nourriture: Entre 25 et 30% de la nourriture produite annuellement pour la consommation humaine (soit environ 1,3 milliard de tonnes) est perdue ou gaspillée. Ce chiffre est en hausse de 40% depuis 1970 et représente 200 calories par jour et par individu. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), cette perte coûte près de 1.000 milliards de dollars chaque année. Elle équivaut aussi à 8% des émissions de gaz à effet de serre.

    ■ Inégalité: Le gâchis de nourriture n'est pas le même partout. Le rapport du Giec devrait souligner les vastes disparités entre les systèmes de production dans les pays riches et en développement. La FAO indique que les consommateurs des pays riches mettent à la poubelle chaque année 222 millions de tonnes de nourriture au total, soit presque l'équivalent de la production de l'Afrique sub-saharienne (230 millions de tonnes).

    ■ Le degré de développement: Les causes de ce phénomène varient aussi beaucoup selon le degré de développement des pays. Dans les pays en développement, 40% des pertes sont enregistrées après les récoltes. Dans les nations industrialisées, elles interviennent pour 40% au niveau de la vente de détail et des consommateurs.

    ■ Malnutrition et obésité: Environ deux milliards d'adultes à travers le monde sont en surpoids ou obèses, quand 820 millions de personnes souffrent de la faim. Les experts du Giec estiment que «la consommation au-dessus des besoins nutritifs peut être considérée comme une forme de gaspillage alimentaire…».

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc