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    International

    Brexit: Londres et l'UE ne cèdent pas

    Par L'Economiste | Edition N°:5568 Le 02/08/2019 | Partager
    Discorde notamment sur le «filet de sécurité»
    Prochain G7 prévu du 24 au 26 août

    La Commission européenne et Londres continuent de camper sur leurs positions dans le dossier du Brexit. C’est ce qu’a rapporté une porte-parole après les rencontres entre le Britannique David Frost, conseiller sur l'UE du nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson, et de hauts fonctionnaires européens.

    Un porte-parole de Downing Street avait indiqué que David Frost était envoyé pour réclamer en personne à Bruxelles l'abolition du «backstop irlandais». Depuis son arrivée à la tête du gouvernement britannique, Boris Johnson martèle son opposition à ce filet de sécurité prévu dans l'accord de retrait conclu en novembre 2018 entre sa prédécesseur Theresa May et Bruxelles. Il prévoit un territoire douanier unique englobant l'UE et le Royaume-Uni.

    Mais l'Union estime que ce mécanisme de dernier recours est nécessaire pour prévenir d'un retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et l'Irlande et refuse de rouvrir les négociations sur l'accord de retrait. Elle est en revanche prête à modifier la déclaration politique qui accompagne l'accord de retrait et porte sur la future relation entre les deux camps. Boris Johnson a une position tranchée sur le Brexit.

    «Le Royaume-Uni quittera l'UE le 31 octobre, quelles que soient les circonstances (...). Si nous ne parvenons pas à un accord, nous devrons évidemment quitter l'UE sans un accord», a-t-il dit. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Boris Johnson auraient l'occasion de se rencontre plus tard lors du G7 prévu à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, du 24 au 26 août.

    Le nouveau Premier ministre britannique a passé, jeudi 1er août, son premier test dans les urnes lors d'une élection partielle qui pourrait ramener sa faible majorité parlementaire à seulement une voix, compliquant sa stratégie pour le Brexit. Le Parti conservateur au pouvoir pourrait perdre le siège de la circonscription de Brecon et Radnorshire, au Pays de Galles (ouest), au profit d'un candidat pro-européen.

    Cela fragiliserait le tout nouveau gouvernement qui vient d'annoncer doubler son budget annuel consacré aux préparatifs d'un Brexit sans accord, en leur allouant 2,1 milliards de livres supplémentaires (2,3 milliards d'euros). Cet argent servira à «accélérer les préparations à la frontière, soutenir les préparatifs des entreprises et assurer l'approvisionnement en médicaments essentiels ainsi qu'à lancer une nouvelle campagne de communication sur le Brexit», a précisé le ministère des Finances. Au total, 6,3 milliards de livres (6,9 milliards d'euros) auront été alloués pour préparer le Brexit, dont 4,2 milliards cette année.

    Si Boris Johnson veut renégocier l'accord de retrait conclu entre l'ancienne Première ministre Theresa May et Bruxelles (ce que l'Union européenne exclut), il a affirmé qu'en cas d'échec, il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit. Et que le Royaume-Uni quitterait l'UE, accord ou pas, le 31 octobre.

    L’incertitude

    «La probabilité d'un Brexit sans accord a augmenté», a noté la Banque d'Angleterre. Celle-ci a sabré les prévisions de croissance pour le pays qui passent à 1,3% en 2019 et 2020, contre respectivement 1,5% et 1,6% en mai. Selon une enquête de la BoE, davantage d'entreprises considèrent que l'incertitude du Brexit, prévu désormais le 31 octobre après avoir été reporté à deux reprises, va se poursuivre pendant plusieurs années. Environ 30% des sociétés interrogées jugent même que l'incertitude va s'étendre au-delà de 2020. Ce qui risque de peser sur l'investissement dans le pays.

    F. Z. T. avec agences

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