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    Economie

    PLF 2020: Les grandes lignes présentées au Parlement

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Une croissance à 4% à l’horizon 2022
    Urgence d’une réforme globale des retraites
    Des mécanismes innovants en perspective, selon Benchaâboun

    Devant les Commissions des finances des deux Chambres du Parlement réunies jeudi soir, la présentation de Mohamed Benchaâboun sur l’état d’exécution de la loi de finances en cours n’a pas dérogé à la règle. Le document a été distribué aux parlementaires afin de leur permettre de suivre son exposé. L’une des premières questions à soulever est l’absence de toute référence au programme gouvernemental.

    Clairement, l’architecture du PLF s’est fortement inspirée des «orientations royales qui ont permis au Maroc, au cours des 20 dernières années, de lancer un processus de réformes structurelles et audacieuses à travers la réalisation de grands chantiers d’infrastructures de base et la diversification sectorielle», notera le ministre.

    A cela s’ajoutent la multiplication des partenariats et l’ouverture sur l’Afrique, avec le soutien des secteurs sociaux et la promotion du développement humain et durable. Il a tenu à rappeler que la préparation du PLF 2020 intervient à un moment où «nous célébrons les vingt ans de règne de SM le Roi, et où nous avons tous un sentiment de fierté par rapport au chemin parcouru par notre pays et les formidables mutations et transformations qu’il a connues».

    Cette absence de référence au programme gouvernemental s’illustre dans les prévisions économiques. En effet, le ministère compte atteindre un taux de croissance de 4%  à l’horizon 2022, 3,8% en 2021 et 3,7% en 2020. Déjà, la loi de finances en vigueur avait prévu un taux de croissance de 3,2%. Ce chiffre a été revu à la baisse pour s’établir à 2,9%. Ainsi, l’écart est net avec les pronostics du programme du gouvernement qui avait ciblé un taux de croissance de 6%.

    Au cours de son exposé, le ministre a abordé la nécessaire réforme globale du régime des retraites. Son département a lancé une étude dont les recommandations seront prêtes au cours de la prochaine rentrée. Elles seront présentées aux parlementaires afin d’examiner les options possibles pour assurer la pérennité du régime.

    D’autres mesures seront prises. C’est le cas de la révision de la gestion des investissements publics. Et pour cause, des montants importants y sont engloutis sans impacts sur la création d’emplois et le taux de croissance. Ainsi, le département a décidé de rationaliser les demandes croissantes au niveau des crédits et de rehausser l’efficience des investissements à travers la sélection des projets à fort impact sur les plans économique et social. Il s’agit aussi d’améliorer les mécanismes de suivi et de maintenance. Le ministère s’est engagé à recourir à de nouveaux mécanismes  de financement innovants.

    Impact financier annuel du dialogue social

    Quant à l’impact financier annuel du dialogue social, il s’élève à 14,25 milliards de DH à partir de 2021. La répartition annuelle fait ressortir 5,25 milliards de DH au cours de cette année, plus de 6 milliards de DH pour 2020 et 2,9 milliards en 2021. A cela s’ajoute la mise en œuvre de la régionalisation dont les transferts annuels de l’Etat vers ces collectivités territoriales atteindront 10 milliards de DH en 2021.

    Ainsi, les ressources accordées aux régions atteignent 8,5 milliards de DH cette année, 9,6 milliards de DH en 2020. Sachant que 5% proviennent du produit de l’IS et autant de l’IR ainsi que 20% du résultat au titre des contrats d’assurance. A cela s’ajoutent les transferts du budget général à hauteur de 3,7 milliards de DH en 2020, soit plus de 1 milliard de DH, et de 4 milliards de DH au titre de 2021, soit une hausse de 300 millions de DH.

    Par ailleurs, les réserves de change de Bank Al-Maghrib au 12 juillet dernier ont augmenté de 2,2 milliards de DH en comparaison avec fin décembre 2018. Ces réserves permettent de couvrir 5 mois d’importations. De leur côté, les transferts des MRE ont reculé de 2,8% et les recettes touristiques ont progressé de 4%, ce qui a permis de couvrir 62% du déficit commercial.

    A ce propos, le déficit de la balance commerciale a augmenté de 5,2%, principalement à cause de la hausse des importations (3,7%), notamment des biens d’équipement et des produits semi-finis, à un rythme supérieur à celui des exportations. Les investissements directs étrangers ont reculé de 20%.

    Recettes courantes, TVA, compensation...

    Concernant les recettes courantes, elles ont augmenté de 8,9 milliards de DH, soit 7,8% par rapport à la même période de l’année dernière. Si les recettes fiscales ont progressé de 3% pour s’établir à 108,86 milliards de DH, l’IS a reculé de 0,8% et la TVA de 2,3%. Dans le détail, la TVA à l’intérieur a baissé de 10,2%,  mais celle de l’importation a augmenté de 2,2%. La TIC s’est accrue de 9,8% pour s’établir à 14,5 milliards de DH. Par ailleurs, les recettes non fiscales ont bondi de 76% sous l’effet du produit de la privatisation qui a rapporté plus de 3,3 milliards de DH au cours de ce premier semestre. Dans ce montant, seul le produit des 6% de Maroc Telecom cédés aux institutionnels a été comptabilisé. Les 2% placés à la Bourse des valeurs de Casablanca ne sont pas encore pris en compte. Les prévisions de cette rubrique pour 2019 tablaient sur des recettes exceptionnelles de 5 milliards de DH. Quant aux ressources en provenance des établissements publics, elles ont augmenté de 1,3 milliard de DH. Les dépenses courantes ont progressé de 4,3% (4,7 milliards de DH). Idem pour celles relatives au fonctionnement qui ont également augmenté de 7,4% (2,4 milliards de DH). Même tendance haussière pour celles concernant les intérêts de la dette de 8,7% (1,4 milliard de DH). Seul lot de consolation, la baisse des charges de la compensation qui ont reculé de 3,5%.

    M.C.

     

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