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    OPCI: Ajarinvest décroche le sésame

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Première société de gestion agréée
    Des études en cours avec de grands opérateurs
    Les petits épargnants devront encore patienter
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    Noreddine Tahiri, DG d’Ajarinvest: «Il faudra déployer un effort didactique important à la fois pour expliquer les règles de fonctionnement des OPCI et les possibilités qu’ils offrent» (Ph. Privée)

    Pour avoir été parmi les premiers opérateurs à avoir déposé un dossier complet auprès du régulateur, Ajarinvest vient d’obtenir son agrément en tant que société de gestion d’organismes de placement collectif immobilier (OPCI). Noreddine Tahiri, directeur général, dévoile les enjeux de la nouvelle industrie.

    - L’Economiste: Que reste-t-il à faire avant le lancement du premier OPCI?
    - Noreddine Tahiri:
    Sur le plan réglementaire, tout est pratiquement là. Il reste deux éléments qui sont en phase de finalisation. Le premier est la circulaire AMMC relative à l’agrément des fonds OPCI. Elle est attendue incessamment.
    Le deuxième est le plan comptable qui sera adopté par l’assemblée plénière du Conseil national de la comptabilité, programmée en septembre.

    - Avez-vous déjà ciblé quelques projets?
    - Il est encore tôt pour avancer des éléments concrets à ce stade. Ce que je peux vous dire, c’est qu’Ajarinvest est en train de mener des études, à différents niveaux d’avancement avec des opérateurs de renom.

    - Quels sont vos objectifs et comment allez-vous procéder pour les réaliser?
    - Notre développement sera guidé par deux éléments: une mission et une stratégie. Nous sommes une société de gestion à capitaux publics, filiale d’un grand groupe public aux valeurs citoyennes fortes. Notre mission se décline en deux objectifs intimement corrélés.
    Le premier est de contribuer activement à la réussite des OPCI. Aussi, nous portons l’ambition de faire de l’OPCI un nouveau trait d’union entre l’épargne et l’investissement productif d’une manière qui se répercute positivement sur le développement économique du Maroc. Nous souhaitons également faire de l’industrie un facteur de compétitivité de l’économie nationale et un levier décisif pour la promotion de l’investissement et la création de l’emploi.

    - Quelles sont les perspectives de développement de la société en particulier et de l’industrie des OPCI en général?
    - Concernant Ajarinvest, nous souhaitons faire en sorte que les premiers OPCI à être mis en place soient des opérations pilotes, caractérisées par la variété et l’innovation, car nous pensons que c’est le meilleur moyen pour démontrer le potentiel du produit et élargir les champs du possible pour la suite.
    Nous aimerions également que les opérateurs de l’écosystème coopèrent rapidement pour mettre en place les bases permettant la généralisation des bonnes pratiques de gestion ainsi que la transparence en matière de données du marché. C’est le meilleur moyen pour donner aux investisseurs la confiance et la visibilité nécessaires pour drainer les investissements et favoriser les opportunités de développement.

    - Vous parlez d’un écosystème dédié, mais ses composantes sont-elles prêtes?
    - Effectivement, l’OPCI s’assimile davantage à un écosystème. Bien que la société de gestion soit l’acteur le plus en vue, elle n’est pas l’unique composante de ce secteur. D’autres acteurs sont prévus par la réglementation. Il s’agit notamment des évaluateurs immobiliers et des dépositaires, mais il y en a d’autres dont les rôles seront mis en avant ou standardisés par l’avènement des OPCI. Je citerai notamment les métiers de property management, de facility management ou encore le brokerage.
    Nous nous réjouissons également de voir que le marché des OPCI intéresse des éditeurs de logiciels marocains, dont certains sont encore au stade de start-up. Je suis persuadé que leur réussite au Maroc leur ouvrira d’importantes perspectives à l’international.

    - Comment positionnez-vous les petits épargnants par rapport aux OPCI?
    - Cette question met l’accent sur deux points importants. Le premier, c’est que le principal objectif n’est pas le lancement du produit, mais l’établissement de fondamentaux permettant de lui assurer les bases d’un succès durable.
    Le deuxième, c’est que les petits épargnants présentent un nombre de challenges inhérents, liés à leur nombre élevé. Ce facteur est conjugué à une mise moyenne faible par investisseur, ainsi qu’à une connaissance limitée du produit, de son fonctionnement et de ses risques.
    Ces challenges se traduisent pour les sociétés et pour l’AMMC par des niveaux d’exigence sensiblement plus élevés, aussi bien en matière de moyens de gestion de la relation avec ces épargnants qu’en matière de dispositifs nécessaires à leur protection.

    Propos recueillis par Hassan EL ARIF

     

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