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    Economie

    Discours du trône: Le Roi fixe un nouveau cap

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5566 Le 31/07/2019 | Partager
    Une 2e génération de réformes et de grands chantiers de règne
    Face à la léthargie du gouvernement, une Commission consultative pour la réforme du modèle de développement
    Un remaniement pour doper les performances de l’exécutif
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    Le Roi a été on ne peut plus clair: «Le Maroc appartient à tous les Marocains, car il est notre maison commune. Voilà pourquoi chacun de nous se doit, à son niveau, de contribuer à son édification, à son essor, à la préservation de son unité, de sa sécurité et de sa stabilité» (Ph. MAP)

    Après 20 ans de réformes et de grands chantiers, le Roi fixe un nouveau cap. Son discours du trône est une véritable feuille de route pour la prochaine période. Après avoir fait le bilan de 20 ans de règne, le Souverain a mis l’accent sur les nouveaux défis à relever.

    Depuis son accession au Trône, le Souverain a lancé une série de chantiers. Aujourd’hui, il s’agit de capitaliser sur ces acquis en vue de lancer une nouvelle génération de réformes. Le Souverain l’a clairement souligné: «les infrastructures et les réformes institutionnelles, si importantes soient-elles, ne sont pas suffisantes».

    L’objectif est de répondre aux besoins économiques et sociaux des Marocains et d’assurer une meilleure équité sociale et territoriale. Surtout que «les progrès et les réalisations accomplis, n’ont malheureusement pas encore eu des répercussions suffisantes sur l’ensemble de la société», a souligné le Souverain.

    Une série de mesures ont été annoncées par le Roi, afin de parvenir à «la satisfaction des attentes pressantes des Marocains». Refonte du modèle économique, mise à niveau des performances du gouvernement et de l’Administration, nouvelle génération de plans sectoriels… Le Roi a clairement fixé les priorités.

    ■ Refonte du modèle de développement: Une commission ad-hoc
    C’est un chantier sur lequel le gouvernement a été interpellé à plusieurs reprises. Mais celui-ci a pris beaucoup de retard sur le chantier stratégique de la révision du modèle de développement. D’où l’importance de la décision royale de mettre fin à cette situation d’attentisme. Le Souverain a annoncé la mise en place d’une commission ad-hoc, qui sera chargée de superviser ce dossier. Elle sera officiellement installée à la prochaine rentrée. A l’instar des commissions royales sur la régionalisation et sur la réforme de la Constitution, l’objectif est de favoriser l’atteinte de «résultats concluants et positifs». Cette instance va regrouper différentes disciplines académiques et sensibilités intellectuelles, et des compétences issues des secteurs public et privé. Le Roi a été on ne peut plus clair: cette instance ne sera pas un gouvernement bis, sa mission est limitée dans le temps. Elle «devra prendre en compte les grandes orientations des réformes engagées dans les secteurs de l’enseignement, de la santé, de l’agriculture, de l’investissement et de la fiscalité». Cette Commission devra faire le point sur l’état des lieux, aussi douloureux et pénible puisse-t-il être, et proposer les solutions adaptées. Parallèlement, le gouvernement est appelé à lancer la préparation d’une nouvelle génération de grands plans sectoriels. L’idée est de remédier aux dysfonctionnements identifiés. Les nouveaux plans devront être «cohérents et harmonieux, susceptibles de servir de pilier au modèle de développement dans sa nouvelle version».

    ■ Ouvrir des secteurs à l’investissement étranger
    C’est l’une des orientations annoncées dans le discours du trône. Le Maroc mise sur l’ouverture, particulièrement dans des domaines liés aux expertises internationales. Ceci est porteur d’un véritable potentiel pour drainer investissements et savoir-faire. C’est aussi un levier pour améliorer la qualité des services et assurer la mise à niveau de la formation. Le Souverain a déploré que certaines filières et professions libérales s’opposent à cette ouverture, sous prétexte que cela induirait des pertes d’emplois. Ceux-ci «ne se soucient guère des Marocains et cherchent avant tout à préserver leurs propres intérêts», a précisé le Roi. De nombreuses institutions et sociétés internationales ont exprimé le souhait d’investir et de s’installer au Maroc. Elles se sont heurtées aux freins imposés par certaines législations et la frilosité et l’indécision de certains responsables, qui placent le pays dans une posture négative d’enfermement.

    ■ Gouvernement: Un remaniement à la rentrée
    L’été s’annonce chaud pour Saâdeddine El Othmani. Le chef du gouvernement devra bientôt lancer les consultations afin de soumettre au Roi, à la rentrée prochaine, «des propositions visant à renouveler et enrichir les postes de responsabilité». Cela concerne les ministres mais également les responsables dans l’administration. Compétence et mérite doivent être les maître mots dans le choix des nouveaux profils. Pour le Souverain, il s’agit de «réunir les conditions de réussite de cette nouvelle étape».

    M.A.M.

     

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