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    International

    Brexit: Boris Johnson se met au travail

    Par L'Economiste | Edition N°:5564 Le 25/07/2019 | Partager
    Sortie de l’UE, incertitudes économiques… dossiers chauds
    Mise en garde du Parlement européen

    Le jour de sa prise de fonction (24 juillet 2019), le Parlement euro­péen a mis en garde le nouveau Premier ministre britannique Boris Johnson contre les conséquences économique­ment très dommageables d'un départ du Royaume-Uni de l'UE sans accord. Buc­kingham Palace, puis Downing Street… Boris Johnson s’attelle à boucler la composition de son gouvernement. Voici quelques-unes des difficultés qui l’attendent:

    ■ Echéance du 31 octobre: Boris Johnson a promis, et répété dès l'annonce de sa victoire, qu'il ferait sortir son pays de l'UE au 31 octobre, échéance du Brexit, initialement prévu le 29 mars mais deux fois repoussé. Et s'il veut trouver une solu­tion négociée avec l'UE, il est aussi prêt à claquer la porte sans accord et n'accep­tera pas de nouveau report. Les dirigeants européens sont prêts à retravailler la décla­ration sur le nouveau partenariat entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit. Mais ils s'opposent fermement à une réouverture de l'Accord de retrait qui établit les condi­tions du divorce, en particulier le contro­versé filet de sécurité (backstop) permettant d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit. Or, pour Boris Johnson, le filet de sécurité est inac­ceptable. Les positions des deux camps semblent pour l'instant irréconciliables.

    ■ Courte majorité au Parlement: Le Parti conservateur de Boris Johnson compte 310 députés, et bénéficie d'une majorité de seulement deux voix grâce à l'appoint des dix députés du petit parti unio­niste nord-irlandais DUP. En outre, cette courte majorité est fragile, plusieurs dépu­tés europhiles conservateurs ayant prévenu qu'ils s'opposeraient à un «no deal» si le nouveau Premier ministre s'engage dans cette direction. Aussi, le Labour, principal parti d'opposition, pourrait décider de lan­cer un vote de défiance contre le gouverne­ment, plus probablement après les vacances parlementaires qui débutent vendredi soir jusqu'au 3 septembre. S'ils l'emportent, cela déclencherait des élections législatives anti­cipées qui pourraient renverser le rapport de forces et retarder le processus du Brexit.

    ■ Risques économiques: Le Royaume-Uni devrait entrer en récession en cas de Brexit sans accord, a annoncé l'Office de responsabilité budgétaire (OBR). Selon ses prévisions, la livre sterling chuterait de 10% immédiatement après le départ britannique de l'UE le 31 octobre dans ce scénario sans accord. Une situation prédite aussi par le groupe de réflexion National Institute of Economic and Social Research (NIESR), qui attend un ralentissement en cas de no deal, une chute de la livre d'environ 10% et une inflation qui pourrait s'élever à 4,1%.

    Des relations tendues avec l’Iran

    Boris Johnson arrive au pouvoir au moment où les relations entre Téhéran et Londres sont particulièrement tendues. Et ce, après la saisie par l'Iran du Stena Impero, pétrolier suédois battant pavillon britannique, quelques jours après l'arraisonnement d'un navire-citerne iranien par les autorités britanniques au large de Gibraltar. Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohamad Javad Zarif a félicité Boris Johnson après son élection, mais l'a prévenu que l'Iran comptait protéger ses eaux territoriales.

    F. Z. T. avec agences

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