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    FST-EST: La sélection des candidats devient nationale

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5562 Le 23/07/2019 | Partager
    Une plateforme électronique vient d’être lancée
    Elle sera ensuite généralisée aux ENSA, facs de médecine, ENCG…
    Un système «plus transparent et plus rationnel»
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    De 2010 à 2019, les établissements à accès sélectif ont plus que doublé leurs effectifs. Des efforts considérables ont été consentis afin d’offrir une plus grande capacité d’accueil aux nouveaux bacheliers. Cette rentrée, 17 nouveaux établissements supérieurs publics seront ouverts, dont principalement des écoles et instituts à accès sélectif

    Fini la sélection des candidats par établissement pour les Facultés des sciences et techniques (FST) et les Ecoles supérieures de technologie (EST). Un système national d’admission a été lancé pour cette rentrée 2019-2020. Un système qui se veut «plus transparent» et «plus rationnel», selon la tutelle. Une plateforme électronique, tawjihi.ma, a ainsi été développée et généralisée aux 8 FST et 15 EST que compte le Maroc. «Cette phase pilote permettra de tester la fiabilité de la plateforme, avant de généraliser son usage aux autres établissements à accès régulé,  comme les ENCG, les ENSA, les facs de médecine et de médecine dentaire…», explique une source ministérielle. «Tester le dispositif sur les EST et les FST est moins risqué, car à la base, elles n’imposaient pas de concours, elles sélectionnaient sur dossier», ajoute notre source. 
    Le classement est basé sur le mérite. La moyenne des candidats est calculée sur la base des notes de l’examen final du baccalauréat (75%) et de l’examen régional du bac (25%). 
    Pour les FST, par exemple, chacune disposait de sa propre procédure, et avait conçu sa propre plateforme, où les bacheliers déposaient leurs candidatures. «A la FST de Mohammedia, nous fixions quatre jours pour le processus de sélection. Le premier était consacré à la liste principale, et les autres pour les listes d’attente. Les candidatures étaient ensuite envoyées au ministère qui procédait au classement», relève Mustapha Lkhider, doyen. «Actuellement, les étudiants doivent ouvrir un compte et procéder à leur choix par ordre de priorité. Une fois tout est confirmé, ils doivent déposer leur baccalauréat à l’établissement où ils ont été acceptés», poursuit-il. Les dépôts du bac ont déjà commencé la semaine dernière. Il y aura ensuite deux itérations. La troisième vague est prévue à la première semaine de septembre. «Toute l’opération est gérée par le ministère», précise Lkhider. 
    Cette année, seulement une semaine a été accordée pour les candidatures, alors qu’auparavant les FST concédaient un délai d’un mois. «Mais comme tout est digitalisé, je pense que c’est suffisant», estime le doyen de la FSTM.

    20% de places perdues!

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    Mêmes si les écoles et universités à accès sélectif ont augmenté leurs effectifs, leur part reste limitée. Sur un total de près de 860.219 étudiants des universités publiques en 2018-2019, elles n’ont accueilli que 122.270 (dont 65.531 filles), soit 14,2%

    La sélection électronique permettra, par ailleurs, une gestion plus efficace des places disponibles. Jusque-là, pour maximiser leurs chances d’être pris dans une école ou faculté à accès régulé, les bacheliers postulaient pour plusieurs en même temps. Ils ne procédaient à leur choix final qu’après l’annonce des résultats. Des milliers de places se trouvaient ainsi non pourvues. Selon la tutelle, chaque année, près de 20% des places pédagogiques dans l’accès régulé sont perdues. Du pur gâchis. Avec le nouveau dispositif, toutes les candidatures sont recensées et les étudiants sont obligés de limiter leur choix. 
    Même pour les concours, peu de candidats s’y présentent. En 2015, par exemple, date à laquelle l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, avait décidé de supprimer les concours (sans avoir le temps de mettre à exécution sa décision), d’énormes déperditions avaient été enregistrées. Sur les quelque 153.000 étudiants convoqués, seuls 46.000 avaient assisté aux épreuves, soit à peine 30%. Aujourd’hui, le ministère assure «qu’il n’existe aucun projet de suppression des concours».  
    Cette année, les FST offrent 10.200 places en première année. Pour le cycle ingénieur, 855 sont ouvertes en première année et 126 à la deuxième. Une part de 5% est réservée aux étudiants étrangers. Pour leur part, les EST proposent 9.200 sièges. 
     

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