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    Economie

    Les business angels se mettent en réseau

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5561 Le 22/07/2019 | Partager
    Objectif: mutualiser les efforts des investisseurs
    L’ambition est d’aboutir à un écosystème intégré
    Un appel à manifestation d’intérêt très attendu
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    Samir Idrissy Kassimy, président du Moroccan business angels network : «Le plus important est que le réseau soit actif et animé par des entrepreneurs expérimentés. C’est décisif pour accélérer le processus de croissance des startups» (Ph. SIK)

    Personnes physiques qui investissent leurs propres ressources financières, les business angels sont peu visibles au Maroc. Au-delà du financement, leur apport est également lié à la mobilisation de leur expérience et leur carnet d’adresses pour favoriser la croissance des startups. Aujourd’hui, les business angels marocains se réunissent en réseau pour assurer plus d’efficience à leur action. Ils bénéficient de l’appui du ministère des Finances et de la GIZ. Samir Idrissy Kassimy, président du Moroccan business angels network, détaille les objectif du réseau et le profil des startups ciblées.

    - L’Economiste: Quel est l’objectif du lancement du Moroccan business angels?
    - Samir Idrissy Kassimy:
    La raison est de mutualiser les efforts des investisseurs qui mobilisent leur épargne et veulent faire profiter des entrepreneurs de leur expérience. L’idée est de se rencontrer, d’échanger… Cela permet aussi d’identifier les bons candidats pour les investissements. La constitution en réseau permet aussi de prendre en charge les frais inhérents à cette organisation.

    - La nouvelle génération de business angels veut être en rupture avec les méthodes classiques. Qu’est-ce que cela signifie concrètement?
    - Je pense que l’élément le plus important est que le réseau soit actif, animé par des gens qui ont déjà vécu l’expérience entrepreneuriale. Notre originalité, c’est que d’abord nous sommes des entrepreneurs, c’est un élément très important. Ensuite, cette expérience permet d’aller vite pour favoriser la croissance des entreprises qui ont un potentiel. L’Etat est également mobilisé pour accompagner ce chantier. Le ministère des Finances et la Caisse centrale de garantie (CCG) oeuvrent pour doter les réseaux d’outils juridiques et de moyens logistiques. Nous intervenons dans le créneau d’amorçage. L’Etat peut fournir des moyens, notamment des subventions, de l’assistance technique…

    - Quel profil technologique se dégage de vos premiers pitchs?
    - Nous sommes intéressés par les startups technologiques, mais aussi par d’autres projets entrepreneuriaux. En général, c’est là où il y a de nouvelles idées. Il y a le cas, par exemple, d’une entreprise qui a réalisé un réacteur de fertilisation. Une autre a développé le fourrage dans des conteneurs fermés. Ce n’est pas de la technologie IT, mais ça reste de la technologie.

    - En matière de financement, quels sont les montants en jeu?
    - Cela dépend des projets. Mais nous n’avons pas de grands budgets. Les financements peuvent varier entre 500.000 et 1 million de DH. Mais nous prévoyons de renforcer tout cela. Il faut rappeler que nous sommes essentiellement sur l’amorçage, voire le pré-amorçage. Tout l’intérêt est de regrouper les différents intervenants pour former un écosystème. Il y a des acteurs qui s’occupent de l’accélération, l’incubation. Nous arrivons juste après, avec l’étape d’amorçage. Par la suite, c’est le capital-risque qui prend le relais. Une fois qu’une entreprise est sûre de son concept, elle n’aura pas de mal à trouver des financements plus importants.

    - Qu’attendez-vous du soutien des pouvoirs publics?
    - Nous espérons que les autorités mettront en place rapidement le dispositif envisagé, notamment en matière d’accompagnement. Un appel à manifestation d’intérêt est prévu, mais qui a un pris un peu de retard. Nous restons confiants.

    Mise en relation avec les investisseurs

    Fondé en 2019, le Moroccan business angels network organise chaque trimestre des présentations de projets (pitchs) pour faciliter le contact entre porteurs de projets et investisseurs. Ces derniers sont surtout intéressés par des concepts innovants et disruptifs. Parmi les missions de ce type de réseau, le soutien et la promotion des intervenants de cet écosystème, en plus de la création de synergies, l’amélioration du climat des affaires et la contribution à la consécration des bonnes pratiques et des standards éthiques. 

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

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