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    Economie

    Préscolaire: La greffe commence à prendre

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5561 Le 22/07/2019 | Partager
    Près de 800.000 élèves cette année contre 699.265 en 2017-2018
    Plus de 2,2 milliards de DH pour la construction des classes l’année prochaine
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    Tous les enfants de 4 à 6 ans devraient être scolarisés à terme. Mais pour la plupart des parents, c'est à 3 ans que le casse-tête de la scolarisation des enfants commence (Ph. L'Economiste)

    Les indicateurs de la première année de la mise en œuvre du programme préscolaire sont au vert. C’est ce qu'a annoncé le ministre de l'Education nationale, Saaid Amzazi, en fin de semaine dernière. Selon lui, des progrès significatifs ont été enregistrés dans le nombre des enfants ayant bénéficié du système.

    Ainsi, au cours de cette année, ce sont pas moins de 799.937 enfants qui ont bénéficié de cet enseignement contre 699.265 en 2017-2018. Cela représente 55,76% des enfants en âge de préscolaire contre 49,60% une année auparavant.

    Visiblement, l’objectif initial fixé par les services de l’Education nationale, qui était de 54,70%, est largement dépassé. De même, dans la structure du préscolaire, un changement s’est opéré avec la montée en puissance de l’enseignement public qui est passé de 11% à 16% entre 2018 et 2019.

    Dans cette répartition, la part du système  traditionnel a reculé à 62% contre 66% auparavant. Hausse également du nombre des éducateurs pour atteindre 38.058 cette année contre 36.903 au cours de 2017-2018. Idem pour les classes dont le nombre a atteint 43.131, dépassant ainsi l’objectif initial de 4.000 nouvelles classes, avec 1.833 de plus.

    Ces exploits encouragent l’Education nationale à aller de l’avant dans la mise en œuvre de son plan d’action 2019-2022. L’objectif  est d’inscrire 120.000 nouveaux enfants au titre de la prochaine rentrée scolaire, soit 57,50% des enfants en âge d’entrer dans le préscolaire. Pour 2020-2021, le ministère table sur 61,71% et l’année scolaire suivante, 67%. Pour réaliser ces objectifs, il est nécessaire de mobiliser des moyens financiers conséquents.

    Ainsi, pour l’année prochaine, il compte mobiliser 2,27 milliards de DH. Ce budget devra couvrir la construction de 9.239 classes et l’aménagement de 2.310 autres. Pour faire tourner ce dispositif, les besoins en éducateurs sont estimés à 8.079 personnes.

    En 2020-2021, l’enveloppe estimée est de 3,10 milliards de DH, avec la construction de 7.100 classes et l’aménagement de 1.775 autres ainsi que 9.583 éducateurs. La dernière année du plan d’action prévoit un budget de 4,32 milliards de DH, avec la construction de 5.862 classes  et l’aménagement de 1.465 autres ainsi que la mobilisation de 12.265 éducateurs. Le ministère a réalisé une mallette pédagogique comprenant des guides destinés aux éducateurs et à tous les intervenants dans différents domaines: la pédagogie, la gouvernance, la mise à niveau du préscolaire existant et les mesures conjoncturelles.

    Pour réaliser ces performances, Saaid Amzazi a dû surveiller la mise en œuvre du programme du préscolaire comme le lait sur le feu. Et pour cause, la pression royale est immense. En effet, selon le Roi, le préscolaire doit être considéré comme l’une des mesures sociales urgentes que le gouvernement doit préparer et faire régulièrement le point sur son état d’avancement.

    Cette consigne a été édictée lors du discours du Trône de l’année dernière. Elle était précédée par une lettre royale, considérée comme une feuille de route, adressée aux participants de la journée nationale consacrée à la généralisation du préscolaire ( 18 juillet 2018).

    Ainsi, selon le message royal, le préscolaire doit être obligatoire pour l’Etat et pour les familles, avec une intégration progressive  dans le cycle de l’enseignement, dans le cadre d’une ingénierie pédagogique globale et intégrée. De même, il s’agit de concentrer les efforts en vue de limiter les disparités entre les catégories et les régions, particulièrement les zones rurales enclavées et périurbaines et celles qui souffrent de déficits criants dans le domaine des infrastructures d’enseignement.

    Parallèlement à ces actions, il est impératif d’encourager l’arrivée des petites filles dans le préscolaire tout en s’intéressant aux enfants ayant des besoins spécifiques, avec l’activation du principe de la discrimination positive.

    Le ministre a relevé que la tenue de cette rencontre coïncide avec l’adoption du projet de loi-cadre relatif à l’enseignement, programmée pour aujourd’hui, lundi 22 juillet 2019. D’ailleurs, l’article 8 énonce la mise en place du préscolaire et son ouverture à tous les enfants dont l’âge se situe entre 4 et 6 ans. Il s’agit aussi de commencer à l’intégrer progressivement dans le cycle d’enseignement primaire dans un délai de trois ans. Le but est de l’ouvrir aux enfants âgés de 3 ans.

                                                                    

    L’INDH mise à contribution

    Dans la réalisation de ce chantier, le ministère de l’Intérieur, à travers l’INDH, est partie prenante. En effet, ce département a signé une convention de partenariat visant l’appui au préscolaire dans le milieu rural fragile et souffrant de déficits. Il s’agit d’élargir l’offre pédagogique au profit des enfants de 4 à 5 ans. Conformément à cette convention, le ministère de l’Intérieur prend en charge la construction de 10.000 classes et l’aménagement de 5.000 unités du préscolaire dans les zones rurales fragiles. A cela s’ajoute sa contribution dans la couverture des dépenses de fonctionnement durant une période de deux ans.

    M.C.

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