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    A qui reviendront les clefs du 10 Downing Street?

    Par L'Economiste | Edition N°:5560 Le 19/07/2019 | Partager
    Le vainqueur sera proclamé le 23 juillet prochain
    Les craintes portent sur le scénario d’une sortie de l’UE sans accord

    Le nom du successeur de Theresa May à la tête du Parti conservateur, et en conséquence du gouvernement britannique, sera proclamé le 23 juillet prochain. Il devra ensuite prendre possession de Downing Street le lendemain. En attendant, les deux prétendants au poste de Premier ministre se sont prêtés ces derniers jours au jeu des questions-réponses.

    Boris Johnson et Jeremy Hunt ont évoqué, l’un après l’autre, leur stratégie pour mettre en oeuvre ce divorce historique. Ceci au moment où l’Union européenne a exclu de renégocier l’accord de sortie conclu avec la Première ministre sortante Theresa May.

    Jouant une nouvelle fois la carte de sauveur du Brexit (prévu initialement le 29 mars mais repoussé au 31 octobre), Boris Johnson a promis de chercher dès cet été une renégociation. «Là où il y a de la volonté, il y a une solution», a indiqué l’ancien maire de Londres, avertissant le bloc européen que son refus de renégocier ne serait pas sans conséquences. Boris Johnson a ravi ses partisans en brandissant un hareng fumé pour illustrer ce qu’il a appelé «les excès régulatoires dévastateurs» de l’UE.

    De son côté, Jeremy Hunt, a lui estimé nécessaire d’apporter des changements profonds à l’accord négocié avec Bruxelles. Semblant presque concéder par avance la défaite, il a déclaré que «ce serait un grand honneur de servir Boris». Des propos interprétés par nombre de commentateurs comme une volonté de conserver son portefeuille aux Affaires étrangères dans le prochain gouvernement. Les deux candidats se sont rejoints sur le filet de sécurité irlandais, qu’ils veulent supprimer de l’accord de retrait. Ce dispositif controversé (backstop en anglais) crée, en dernier recours, un territoire douanier unique.

    L’objectif est notamment d’éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande pour préserver les accords de paix de 1998. Mais pour Ursula von der Leyen, élue à la tête de la Commission européenne, l’accord «apporte de la sécurité en préservant les droits des citoyens et la paix et la stabilité de l’île d’Irlande». Elle s’est aussi dite «prête à un nouveau report du Brexit, si une bonne raison le justifie». Mais Boris Johnson s’y oppose et, pour lui, le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre, accord ou pas.

    Les signes de récession se renforceront en cas de Brexit sans accord. Selon les prévisions économiques de l’Office de responsabilité budgétaire (OBR), le Royaume-Uni connaîtra une récession au 4e trimestre 2019, pour une durée d’un an. Le PIB tombera de 2,1%. L’institut s’appuie sur un scénario de no-deal doux.

    Dans cette hypothèse, un régime tarifaire temporaire annoncé par le gouvernement devrait permettre à 87% des produits importés d’être exemptés de taxes d’importation pendant un an. Et ce, avant de passer aux taux pour les nations les plus favorisées par l’UE, qui tournent autour de 4%. Les 13% de produits restants feraient en revanche immédiatement l’objet de tarifs douaniers.

    Livre, immigration, immobilier…

    L’arrivée de barrières non-tarifaires au commerce avec l’UE entraînerait une hausse des prix des denrées importées. De plus, l’immigration nette au Royaume-Uni diminuerait de 25.000 personnes par an d’ici à la fin de la décennie réduisant la main-d’oeuvre disponible. Selon l’institut chargé des prévisions, la livre sterling chuterait de 10% immédiatement après le départ britannique de l’UE le 31 octobre dans ce scénario sans accord. Les prix de l’immobilier résidentiel tomberaient de près de 10% entre le début de 2019 et la fin de 2021. Au milieu de cette période, le PIB serait 4% plus bas que ce qui a été prévu en mars dernier en cas de Brexit avec accord.

    F. Z. T. avec agences

     

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