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    International

    Ankara défie Bruxelles

    Par L'Economiste | Edition N°:5558 Le 17/07/2019 | Partager
    Poursuite des forages à Chypre malgré les sanctions
    Dialogue restreint mais maintenu

    Rien ne va plus entre la Turquie et ses alliés occidentaux. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a déclaré, mardi, que son pays poursuivra ses activités de forage gazier au large de l’île de Chypre.

    Et ce malgré les nouvelles sanctions européennes. Celles-ci ont été votées, lundi 15 juillet, par Bruxelles afin de condamner les opérations turques. Parmi les mesures punitives prises, Ankara subira la suspension de 145,8 millions d’euros de fonds qu’elle devait initialement percevoir en 2020.

    La Turquie accuse l’UE de ne pas agir de façon impartiale dans le traitement du dossier. Selon le même ministre turc, les «Européens adoptent une attitude peu constructive», ce qui empêche de trouver une solution à cette situation.

    Chypre a toujours fait l’objet de désaccords entre Ankara et Bruxelles. La découverte de gisements gaziers au large de l’île ces dernières années ont exacerbé des tensions déjà existantes entre les deux parties.

    Avec sa récente décision, la Turquie se met à dos les Européens après s’être attiré les foudres des Etats-Unis. Ankara avait poursuivi la semaine dernière l’achat de batteries antiaériennes russes S-400, malgré les avertissements de Washington et de l’Otan.

    Si Bruxelles a annoncé que le dialogue à haut niveau avec la diplomatie turque est restreint, il est important de noter qu’il n’est pas complètement coupé. La Turquie reste en effet un partenaire important pour l’UE, notamment concernant la gestion des flux migratoires.

    Mais face à une telle succession d’épisodes de tensions, il semble que la relation entre la Turquie et ses alliés occidentaux ne cesser d’empirer.

    Ali BENRAMDANE avec F. Z. T.

     

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