×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Croissance, inflation… Les frileuses prévisions de Bruxelles

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5555 Le 12/07/2019 | Partager
    La résilience des économies est mise à l'épreuve
    Tensions commerciales, crise au Moyen-Orient, Brexit…
    Plusieurs indicateurs à surveiller
    projection_economie_ue.jpg

    Dans un contexte d'incertitudes mondiales et de tensions commerciales, des risques significatifs pèsent sur les prévisions

    L'économie européenne poursuit sa croissance, mais à un rythme modéré. Une tendance qui devrait se poursuivre l’année prochaine, comme le prédit la Commission européenne dans ses perspectives économiques de l'été. Elles sont publiées alors que le Parlement européen se prononcera mardi 16 juillet sur la candidature à la tête de la Commission européenne de l'Allemande Ursula von der Leyen, déjà auditionnée par les eurodéputés. Quelques indicateurs:

    • Perspectives 2020: L'économie européenne (ayant un impact direct ou indirect sur la conjoncture marocaine) devrait connaître en 2019 sa septième année consécutive de croissance. Les prévisions concernant le PIB de l'UE restent inchangées, à 1,4% cette année et 1,6% l’année prochaine. Celles dans la zone euro ont été plus fortes que prévu au 1er trimestre de l'année en raison de plusieurs facteurs temporaires tels que la douceur des conditions météorologiques en hiver et un rebond des ventes de voitures. Elle a également bénéficié de mesures de politique budgétaire, qui ont dopé le revenu disponible des ménages dans plusieurs pays. Les perspectives sont toutefois assombries par des facteurs extérieurs. En conséquence, elles resteront inchangées en 2019  à 1,2% et revues légèrement à la baisse en 2020, à 1,4%, en raison du rythme plus modéré de la croissance attendu pour le restant de cette année (prévisions de printemps: 1,5%). 

     

    • La demande intérieure: Elle devrait rester le moteur de la croissance en 2019-2020, soutenue par des politiques monétaires accommodantes. Elles devraient durer encore quelque temps, la guidance de la BCE là-dessus est claire, une politique budgétaire expansionniste dans certains Etats membres et un marché du travail qui heureusement se porte bien. L'emploi dans l'UE a atteint un sommet sans précédent et le taux de chômage qui reste trop élevé a diminué à son plus bas niveau de ces dix dernières années.

     

    • Allemagne, Italie, France…: «Toutes les économies de l'UE devraient encore connaître la croissance cette année et l'année prochaine, même si la croissance solide en Europe centrale et orientale contraste avec le ralentissement en Allemagne et en Italie», indique Valdis Dombrovskis, vice-président pour l'euro et le dialogue social, également chargé de la stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés des capitaux. Selon Bruxelles, Berlin et Rome afficheront en 2019 les niveaux de croissance les plus faibles de la zone euro avec respectivement: 0,1% (puis 0,7% en 2020) et 0,5% (1,4% en 2020). Quant à la croissance française, elle devrait atteindre 1,3% puis 1,4%. «La résilience de nos économies est mise à l'épreuve par la faiblesse persistante du secteur manufacturier, qui découle de tensions commerciales et d'incertitudes quant aux futures politiques. Sur le plan intérieur, l'hypothèse d'un Brexit sans accord demeure une source majeure de risque», selon Dombrovskis.

     

    • L’inflation ralentit: Les prévisions d'inflation globale dans la zone euro et dans l'UE ont été abaissées de 0,1 point de pourcentage pour cette année et pour l'année prochaine. Et ce, principalement en raison de la baisse des prix du pétrole et de la légère dégradation des perspectives économiques. L'inflation (indice des prix à la consommation harmonisé) prévue dans la zone euro est désormais de 1,3% en moyenne, tant pour 2019 que pour 2020 (prévisions de printemps respectivement: 1,4 %). Ce chiffre reste bien inférieur à l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE) qui vise un niveau d'inflation légèrement inférieur à 2% dans l'ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique. Dans l'UE, elle devrait être en moyenne de 1,5% en 2019 et 1,6% en 2020 (prévisions de printemps: 1,6% et 1,7%).


    Des risques

    Les risques qui pèsent sur les perspectives économiques mondiales restent étroitement interconnectés et sont principalement négatifs. La confrontation qui se prolonge entre les Etats-Unis et la Chine, à laquelle s'ajoutent les fortes incertitudes qui entourent la politique commerciale américaine, pourrait prolonger le ralentissement actuel du commerce et de l'industrie manufacturière à l'échelle mondiale, avec des incidences sur d'autres régions et secteurs. De nouveaux risques sur les marchés financiers sont à craindre. Les tensions au Moyen-Orient augmentent également le risque de hausses importantes des prix du pétrole (en janvier 2019, le pétrole se négociait à 46 dollars le baril, il est remonté aujourd’hui à plus de 60 dollars). Sur le plan intérieur, le Brexit demeure une source d'incertitude majeure. «L'économie européenne continue de croître dans un contexte mondial difficile. Tous les pays de l'UE devraient connaître de nouveau la croissance en 2019 et en 2020, la demande étant soutenue par un marché du travail fort», souligne Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes. Et d’ajouter: «Etant donné les nombreux risques qui pèsent sur les perspectives, nous devons intensifier nos efforts pour renforcer encore la résilience de nos économies et celle de la zone euro dans son ensemble». Pour l'année prochaine, et partant de l'hypothèse que les tensions commerciales ne s'accroissent plus, la croissance du commerce mondiale hors UE devrait s'établir aux alentours de 3%. 

     

    Fatim-Zahra TOHRY & Maha EL MILOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc