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    Analyse

    Saïdia: Protéger l’embouchure de la Moulouya, l’autre défi

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5553 Le 10/07/2019 | Partager
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    Le Sibe de la Moulouya est un refuge pour les espèces menacées tels que le héron pourpré, la loutre, la sarcelle marbrée, le goéland d’Audouin, et les reptiles qui sont endémiques à cette zone. C’est aussi une zone qui regorge d’espèces de plantes endémiques (Ph A.K)

    LE site de l’embouchure de la Moulouya est inscrit sur la liste de Ramsar depuis le 15 janvier 2005 mais n’a pas bénéficié de l’intérêt qu’il mérite. Pis encore, «il a subi des dégradations par insouciance des plaisanciers et responsables territoriaux», indique Mohamed Benata, ingénieur agronome et président de l’Espace de solidarité et de coopération de l’Oriental.
    Étalé sur une superficie de 3.000 ha, le Site de l’embouchure de la Moulouya est considéré comme une aire protégée et zone tampon du littoral entre Saïdia et Ras Al Ma. Il est également identifié comme site d’intérêt biologique et écologique (SIBE). En plus de son rôle stabilisateur dans le maintien de la biodiversité écologique, il fournit des services éco-systémiques essentiels et assure des revenus stables pour les populations locales. Cette diversité naturelle permettra de valoriser l’arrière-pays et intéresser un important segment de touristes en basse saison. Ceux qui sont épris des migrations des oiseaux vers l’Afrique, l’éclosion de plantes hivernales et la spécificité climatique des zones humides. Ce qui nécessite l’implantation et la rénovation de l’ensemble des équipements destinés à guider le public sur le site, tout en fermant les espaces vulnérables ou qui servent de nidification pour les espèces d’animaux et oiseaux menacés. 
    La SDS en est consciente et met à disposition le savoir-faire de ses cadres et encourage la mise en place de clubs environnementaux pour impliquer résidants privés, usagers, opérateurs, associations et décideurs territoriaux dans la sauvegarde de cet écosystème. L’objectif est d’en faire un site pilote de tourisme responsable, confie à L’Economiste, Mehdi Boumedienne, membre du Club marocain pour l’environnement et le développement (Ahfir). Il est également indispensable de transformer la rocade en route verte, à vitesse limitée, avec clés de lecture du paysage. C’est ce qu’avait préconisé la mission consultative de Ramsar lors de son enquête sur le Sibe de la Moulouya.

     

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