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    Universités: Le défi africain

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    L’université privée de Marrakech étend son réseau sur le continent
    D’autres établissements créent des filières au Maroc, dédiées aux problématiques de l’Afrique
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    Au Sénégal, l’Université privée de Marrakech a ouvert un pôle universitaire à l’identique de ce qu’elle propose à Marrakech (Ph. Afriscitech)

    LE Maroc est devenu un grand pôle universitaire, avec chaque année près de 1.500 nouveaux inscrits étrangers. En 2018, ils étaient près de 19.000 étudiants inscrits, attirés par la qualité, les coûts des formations et les bourses d’études qui leur sont octroyées par l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) dans le cadre d’accords bilatéraux. La majorité (82%) provient d’Afrique, environ 10% d’Asie et 5% d’Europe.  9.000 d’entre eux ont bénéficié d’une bourse marocaine. Les universités privées attirent chaque année quelque 7.000 étudiants et certaines ont décidé de franchir un pas de plus et s’installer dans les pays émetteurs. «La politique que nous avons adoptée en Afrique de l’Ouest est identique à celle que nous avons implémentée au Maroc. Elle réside dans l’adéquation entre les enseignements et la structure du marché du travail. Il est important, pour que l’Afrique avance, de répondre aux besoins des contextes nationaux et aux économies des pays dans lesquels l’UPM s’implante», indique son fondateur et président, Mohamed Kabbaj. C’est ainsi qu’en 2016, l’UPM  a acquis un institut privé supérieur d’études en médecine à Dakar avec un effectif de près de 1000 étudiants. Elle y a aussi ouvert un pôle universitaire à l’identique de ce qu’elle propose à Marrakech. Au Congo, l’Université marrakchie construit en partenariat avec la Fondation Perspectives d’Avenir un 3e  campus pour un investissement de 40 millions d’euros. «Et même si les investissements dans ce domaine sont très lourds, il y a aujourd’hui des fonds d’investissements locaux ou étrangers qui ciblent le secteur en Afrique et un peu partout dans le monde. C’est à travers des projets comme ceux-là et avec l’effort conjugué de tous les états et acteurs de l’enseignement supérieur que nous pourrons relever les défis de l’Afrique», souligne Kabbaj. D’autres établissements marocains exportent aussi leur expérience en Afrique sans pour autant s’installer physiquement à l’instar de l’Emsi ou encore Mundiapolis. Elles font partie du réseau Honoris United Universities, lancé en 2017 par le Fonds d’investissement britannique Actis, qui se positionne comme leader sur les marchés émergents notamment en Asie et en Amérique latine. Ce réseau est composé de 7 établissements: Université centrale, IMSET, Académie d’art de Carthage, Mundiapolis, Emsi, Regent business school et Mancosa. 
    L’Ecole Centrale Casablanca (ECC) a également mis en place un «hub universitaire africain, connecté au monde». En 2018, les élèves ingénieurs, toutes promotions confondues, sont de 9 nationalités différentes (non seulement marocaine, mais aussi béninoise, burkinabè, camerounaise, française, ivoirienne, mauritanienne, sénégalaise, togolaise).
    Au total près de 28% des élèves inscrits sont originaires de pays d’Afrique subsaharienne. L’école a établi des partenariats avec des universités et écoles africaines de premier plan, permettant de développer l’accueil d’étudiants et de professeurs. Enfin, depuis 2017, un parcours de Semestre 8 (2e année) a été mis en place dans le cadre d’un partenariat avec l’ESSEC Afrique-Atlantique. Intitulé «Business et opérations en Afrique», il vise à préparer les étudiants marocains, français et subsahariens aux spécificités de l’essor économique du continent africain, devenu l’une des régions les plus dynamiques du monde.

    Trois écoles africaines pour l’université de l’OCP

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    DU côté de l’université Mohammed VI polytechnique de Benguerir, trois écoles sont dédiées à l’Afrique. Il s’agit de l’Ecole d’agriculture, des engrais et des sciences de l’environnement, l’Ecole d’architecture, de planification et de design  et l’Africa Business School. La première forme le capital humain nécessaire pour soutenir l’agriculture durable en Afrique. Ses domaines d’éducation incluent le sol et l’eau, l’environnement, la biotechnologie, les engrais ou encore la microbiologie. Elle met l’accent sur les zones arides pour ralentir la désertification et maintenir la vie grâce a la sélection des cultures, la diversification agricole, l’amélioration de la production, la protection de l’environnement, etc. Dans le domaine de l’architecture, l’UM6P forme des diplômés professionnels capables de mener des recherches appliquées, de poursuivre l’innovation, de contribuer au développement durable et de pratiquer efficacement sur le marché professionnel du Maroc, de l’Afrique et à l’international. Elle entend devenir une institution leader au Maroc et en Afrique. Enfin, l’Africa Business School est destinée à une nouvelle génération d’entrepreneurs et de leaders, compétents et conscients des challenges à relever et des opportunités à saisir, l’école prône l’approche pratique auprès de partenaires reconnus dans le monde.

     

     

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