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    La droite de retour sur la scène politique grecque

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Kyriakos Mitsotakis investi Premier ministre
    Des signes d’espoir pour les Grecs
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    «C'est une victoire pour l'Europe et pas seulement pour la Grèce», tels sont les propos du nouveau Premier ministre officiellement investi lundi 8 juillet. Kyriakos Mitsotakis, leader du parti de la Nouvelle Démocratie, a infligé la veille une défaite au parti de gauche. Avec 39,8% des suffrages, la droite détient désormais 158 des 300 sièges du Parlement. La gauche sortante n’obtient que  31,5% des voix, et conserve 86 des 144 sièges qu'elle avait dans l'assemblée. La page Tsipras est ainsi tournée dans une Grèce qui aspire à des changements. 
    Pour Mitsotakis, le défi principal est de sortir la Grèce du marasme économique. «Je veux voir à nouveau ce peuple prospérer», a-t-il martelé dimanche, devant ses supporteurs au siège de la Nouvelle

    Démocratie, dans la banlieue sud d'Athènes. Ce qui engendre chez le peuple un regain d’espoir. «Seul un dirigeant expérimenté peut apporter un changement constructif», a souligné à l’AFP Efi Louka, une employée de la compagnie de téléphonie publique OTE qui a fait le déplacement depuis Lamia (Grèce centrale) pour fêter ce changement.
    Alexis Tsipras, Premier ministre sortant, a concédé la victoire à son rival et l’a félicité. Toutefois, il compte se positionner dans les rangs de l’opposition et regagner la sympathie du peuple grec. Elu en 2015, dans une Grèce terrassée par la crise de la dette et l'austérité imposée par ses créanciers, Tsipras avait suscité l'espoir d’un renouveau chez les Grecs. Seulement, il a été accusé d’avoir fait défaut à sa promesse: «Celle de faire sortir le pays de l’austérité». Ce qui lui a valu le désaveu de la population. 

    L’élection de Kyriakos Mitsotakis marque ainsi un retour de la droite au pouvoir. En effet, son père a été Premier ministre et sa sœur, ministre des Affaires étrangères et maire de la ville d’Athènes. Jouissant d’un brillant parcours, Mitsotakis est diplômé de Harvard et de Sandford. Il entre dans la politique en 2004 et prend la tête du parti conservateur en 2016. Lors des dernières élections européennes, il mène le parti vers la victoire et remporte également les élections locales. Ce qui déjà laissait présager la défaite de la gauche au pouvoir lors des élections législatives de dimanche. 
    A la suite de la prestation de serment, les noms des ministres formant le nouveau gouvernement devraient être annoncés hier en fin d’après-midi. Ils prendront leur fonction ce mardi et d'après la presse, le premier Conseil des ministres aura lieu mercredi. Plusieurs dirigeants du monde ont félicité le gagnant. C’est le cas de Jean-Claude Juncker, le président sortant de la Commission européenne, et Recep Tayyip Erdogan, le président de la Turquie.
    Seynabou DIOUF  
    Avec F.Z.T.

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