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    International

    Où va la Libye?

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5552 Le 09/07/2019 | Partager
    Les migrants, victimes d’un conflit qui s’enlise
    L’ONU appelle au cessez- le-feu, l’Union africaine réagit
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    Pas de trêve en Libye. Le ciel de Tripoli s’est empli dimanche soir de roquettes qui ont terminé leur chute dans le périmètre du seul aéroport opérationnel de la ville, selon l’AFP. Deux techniciens auraient été blessés et les vols ont été brièvement suspendus. Si l’attaque n’a pas été revendiquée, le Gouvernement d’union nationale (GNA) accuse le maréchal Khalifa Haftar.
    Cette chute de roquettes intervient dans le cadre d’un conflit qui dure. Depuis le 4 avril, le camp Haftar mène une offensive pour s’emparer de la capitale. Ses forces ont d’ailleurs précédemment affirmé avoir organisé des attaques contre l’aéroport, visant, selon elles, des drones envoyés par le GNA pour lancer des frappes. 
    Ces tirs de roquettes font aussi suite à la frappe aérienne du 2 juillet visant un centre de détention de migrants de Tajoura, une banlieue de Tripoli. La frappe avait causé la mort de 53 personnes et avait fait plus de 130 blessés. Soupçonnées d’avoir mené l’attaque, les forces du maréchal Haftar ont nié en bloc tout lien avec la frappe aérienne et ont accusé le GNA d’être à l’œuvre d’ «un complot» visant à «leur faire endosser la responsabilité», rapporte France 24.

    Suite à ces raids aériens, le consulat général du Royaume du Maroc à Tunis a publié, samedi 6 juillet au soir, un communiqué faisant état d’un bilan très lourd: «Sept morts, huit blessés et trois disparus parmi les Marocains présents au moment du carnage». D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le conflit a causé la mort de près de 1.000 personnes en trois mois de combats près de Tripoli, et a fait plus de 5.000 blessés et 100.000 déplacés.
    Face à un conflit qui s’enlise, la communauté internationale s’est réunie ces derniers jours pour trouver une solution à l’urgence humanitaire et à la crise politique. Dans le cadre du sommet de Niamey du vendredi 5 juillet, le Conseil de sécurité et de la paix de l’Union africaine a condamné les bombardements de Tajoura. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est également réuni pour traiter de la crise libyenne et a appelé à un cessez-le-feu immédiat en Libye après trois jours de réunion. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a par ailleurs qualifié les attaques de «crimes de guerre». Dans une déclaration publiée le 5 juillet dans la soirée, les quinze membres  ont aussi appelé au «respect de l’embargo sur les armes en Libye», une requête qui sonne comme un avertissement aux forces régionales qui prennent part indirectement au conflit. Pour rappel, Khalifa Haftar est soutenu par l’Egypte d’Al Sissi et les Emirats arabes unis, tandis que le GNA reçoit des armes de la part du Qatar et de la Turquie.

    Si le conflit perdure…

    Les nombreux appels au cessez-le-feu et la multiplication des défaites militaires du maréchal Haftar pourront-ils alors amener à une stabilisation de la situation en Libye? Pour reprendre les mots de Brahim Oumansour, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) dans un entretien avec TV5 Monde, «tant que des Etats étrangers, et notamment des puissances régionales, continueront de nourrir le conflit d’armer et de financer le GNA ou le camp du maréchal Haftar, il sera très compliqué de trouver une solution politique…». Selon lui, «si le conflit perdure avec cette division territoriale entre l’ouest et l’est du pays, il n’est pas impossible que la Libye en tant qu’entité politique ne puisse pas survivre…».

     

    Ali BENRAMDANE & F. Z. T

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