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    Economie

    Viandes rouges: Les vétérinaires boycottent les abattoirs

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5551 Le 08/07/2019 | Partager
    Ils appuient la décision de l’Onssa de suspendre le contrôle des unités non agréées
    182 établissements et 540 tueries concernés
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    Clandestin ou contrôlé, l’abattage est insalubre dans l’écrasante majorité des établissements dédiés

    Les vétérinaires se réveillent et dénoncent l’insalubrité des abattoirs. Dans un communiqué diffusé, à grande échelle, l’Ordre national des vétérinaires (ONV)  souligne «qu’à l’exception des 8 abattoirs de viandes rouges agréés par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa), la majorité des unités d’abattage ne dispose pas du minimum requis en termes d’hygiène et de salubrité». En conséquence, ces structures ne permettent pas aux vétérinaires (public et privé) d’effectuer l’inspection sanitaire des viandes rouges conformément à la réglementation en vigueur. 
    Le constat ne fait que relater une situation vécue depuis de longues années. Pourquoi alors cette sortie fracassante? La réponse est fournie par le même communiqué. Il spécifie clairement que l’Ordre «appuie fortement la décision de l’Onssa de suspendre l’inspection vétérinaire et le contrôle sanitaire des viandes rouges dans ces installations jusqu’à leur mise à niveau». [Sic]. Sauf que l’Onssa qui a la charge d’agréer et de contrôler les établissements d’abattage s’est bien gardé de faire part de sa décision.
     Maintenant, à quel changement faut-il s’attendre? Dans l’immédiat, la mise à niveau des abattoirs et des tueries va nécessiter un certain délai. Comment rassurer le consommateur  sur la qualité des viandes qu’il met dans son assiette? Va-t-il se rabattre sur les viandes blanches? Elles-mêmes ne sont pas exemptes d’insalubrité. L’abattage contrôlé ne concerne que 8% du poulet de chair.  Un grand pavé est donc lancé dans la mare du marché des viandes rouges.       
    Clandestin ou contrôlé, l’abattage reste le parent pauvre des règles de salubrité les plus élémentaires. La situation actuelle des abattoirs des viandes rouges est caractérisée par la présence d’unités non agréées sur le plan sanitaire par l’Office en charge de la réglementation dans ce domaine. Ils sont au nombre de 182 abattoirs municipaux et 540 tueries rurales. Et le volume des viandes préparées et contrôlées dans ces unités s’élève à 270.000 tonnes par an, soit la moitié de la production. Le reste est bien évidemment fourni par le circuit clandestin.
    Pourtant, dès le lancement du plan Maroc Vert, l’activité a bénéficié d’une attention toute particulière. Des mesures ciblant l’encouragement de l’investissement privé ont été mises en place par le ministère de l’Agriculture. Le dispositif visait également la mise à niveau des abattoirs existants avec l’objectif de leur gestion déléguée. A cet effet, le ministère, via l’Onssa, avait élaboré et diffusé trois cahiers des charges auprès des autres intervenants (l’Intérieur et le Commerce et l’Industrie). Mais jusqu’à présent, seuls 8 abattoirs privés ont été agréés par l’Office.
    Par ailleurs, le 2e contrat-programme conclu entre le gouvernement et la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges, pour la période 2014-2020, avait prévu la mise à niveau et la création de 12 abattoirs communaux. Avec à la clé une  contribution financière du ministère de l’Agriculture à hauteur de 30% du coût global de l’investissement. Un apport conditionné par l’externalisation de la gestion de ces unités et la fermeture des tueries existant dans leur périmètre. De nouvelles mesures ont été appliquées à partir du 1er février 2016. Elles tiennent à la limitation de la circulation des viandes rouges à l’échelle nationale à celles préparées dans les abattoirs agréés ou ceux autorisés provisoirement par l’Onssa. S’ajoute l’obligation pour les lieux de restauration collective sociale (pénitenciers, cantines scolaires et universitaires, hôpitaux…), les hôtels et les restaurants classés de s’approvisionner à partir des ateliers de découpe ou  d’abattoirs agréés ou autorisés. 
    Sauf que le contrôle mené périodiquement par l’Office ne porte que sur les cas flagrants d’insalubrité telles les viandes avariées.


    Les défis de durabilité de l’agriculture irriguée

    «Exploitation des eaux souterraines et défis de durabilité de l’agriculture irriguée» est le thème central d’une conférence qui se tiendra le 10 juillet au Qualipôle Alimentation de Meknès, à l’initiative du Centre régional de la recherche agronomique (CRRA). Cette rencontre, organisée conjointement avec l’école nationale de l’agriculture de Meknès, vise à partager, avec les différents acteurs institutionnels et professionnels de l’agriculture, les acquis des recherches des deux institutions partenaires en matière de gouvernance et de techniques efficientes de valorisation des eaux d’irrigation. Cette initiative se propose aussi de renforcer le débat sur la gouvernance des eaux souterraines, ressources stratégiques pour garantir la durabilité des agricultures irriguées dans un contexte marqué par le changement climatique, indique le CRRA, notant que les enjeux en relation avec l’exploitation des eaux souterraines sont multiples.

     

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