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    Société

    Journaux électroniques: L’anarchie sévit toujours

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5549 Le 04/07/2019 | Partager
    500 sites exercent sans se conformer avec la loi
    Des sanctions vont bientôt tomber
    Un projet de loi sur l’industrie du cinéma soumis au SGG

    Mohamed El Aarej est formel: les journaux électroniques, qui ne se sont pas conformés avec les dispositions de la loi, seront prochainement fermés. Le ministre de la Communication et de la Culture est déterminé à appliquer la loi avec fermeté. Outre la fermeture, le dispositif comprend également de lourdes amendes pouvant aller jusqu’à 20.000 DH par jour resté ouvert. Si 1.000 sites d’information ont décidé d’eux-mêmes de mettre la clé sous la porte, 500 continuent d’exercer sans avoir obtenu la conformité. C’est du moins ce qui est ressorti de son intervention au sein de la Commission de l’enseignement et de la culture de la Chambre des représentants, réunie mardi. Les députés devaient examiner le soutien financier apporté à la culture, pour notamment le livre, le théâtre,… A cette occasion, Mohamed El Aarej est également revenu sur sa volonté de promouvoir la presse. Il le fait à travers le soutien matériel à la presse écrite et électronique dont le montant a atteint 65 millions de DH l’année dernière. 58 journaux et 22 journaux électroniques ont bénéficié de cette manne. Cette action s’inscrit dans le cadre d’un projet sur lequel travaille le ministère. Il s’agit de la mise en place d’un fonds national destiné au développement de la presse au Maroc et un autre pour la promotion de la lecture. Selon un rapport des indicateurs de la liberté de presse, réalisé par le ministère, ont été mises en place des garanties juridiques permettant aux journaux électroniques de bénéficier d’une autorisation de tournage pour leur propre compte et du nom de domaine national avec interface spécifique à la presse, préalable nécessaire à ses contenus médiatiques. 
    Ces avancées positives se traduisent par la hausse de dépôts en vue de la création de journaux électroniques. Ainsi, 262 demandes de création de sites électroniques ont été enregistrées auprès des tribunaux de première instance en 2015 et 746 journaux électroniques en 2018. Ce chiffre a augmenté au terme du mois d’avril dernier à 892, dont 365 journaux ayant satisfait aux conditions de conformité. Par ailleurs, au niveau de la presse écrite, le Maroc publie 252 titres de journaux dont 171 en arabe, 53 en français, 22 bilingues et 6 en d’autres langues. Visiblement, le ministre s’active pour que «la culture contribue de manière significative au développement économique du pays». Pour cela, il apporte son soutien à l’action culturelle sous ses différentes facettes. Selon lui, son département dresse un bilan des activités dans les régions tous les deux mois. Les résultats sont publiés sur le site du ministère qui fait valoir qu’il a dépassé 1.000 activités liées au livre, le cinéma, le théâtre,… Chaque année, un directeur régional est primé, a-t-il dit en substance.
    Le ministre a saisi l’opportunité de la présence du Centre cinématographique marocain (CCM) pour annoncer l’élaboration et la mise dans le circuit d’adoption d’un projet de loi consacré à l’industrie du cinéma. 
    Une première mouture a été en effet remise au Secrétariat général du gouvernement. En attendant de sortir ce texte, le ministre a rappelé le soutien de son département au cinéma en 2018 qui a atteint 100 millions de DH dont 75 millions sont allés à l’appui de la production, 23 millions aux festivals et 2 millions aux salles de cinéma, qui ferment malheureusement l’une après l’autre, devant l’indifférence des pouvoirs publics. En outre, depuis 2018, le ministère a décidé, à travers le CCM, d’apporter un appui matériel aux productions étrangères qui se tournent au Maroc. Ce soutien se présente notamment sous forme d’une exonération de la TVA pour les sociétés étrangères. Cette mesure a permis d’augmenter les investissements de ces sociétés dans l’industrie cinématographique au Maroc dont le montant est passé de 480 millions de DH à 730 millions. En effet, au cours de l’année dernière, les productions étrangères tournées au Maroc ont totalisé plusieurs dizaines de films dont notamment des courts métrages, des feuilletons, des spots publicitaires et des documentaires. Pour les longs métrages, 17 sociétés de production (dont notamment 4 britanniques, 3 françaises, 2 américaines et 2 hollandaises) ont choisi notre pays pour le tournage. Pour le DG du CCM, Sarim Fassi El Fihri, présent lors de la réunion de la Commission d’enseignement et de la culture, il fallait passer par là pour faire face à la concurrence. D’autres pays le font. C’est le cas des USA, de certaines contrées d’Europe et d’Afrique. 
    Sur les festivals de cinéma, le ministre a rappelé que leur nombre a progressé au cours des dix dernières années. Il est passé de 10 à 80 festivals. Ce qui nécessite une révision des modalités de soutien apporté jusque-là. 
     

    Situation sociale des artistes

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    Mohamed El Aarej est également revenu sur la situation sociale des artistes. Ainsi, 1.500 cartes d’artistes ont été délivrées sur 5.000 demandes. Pour le ministre, l’idée est de revaloriser les artistes marocains, en leur permettant de bénéficier d’une couverture médicale. Sauf que tous n’y ont pas droit. En tout cas, son département accorde une subvention  à la Mutuelle générale des artistes à hauteur de 5,2 millions de DH par an. L’objectif est d’alléger le montant des cotisations annuelles des artistes pour tomber à 700 DH.

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