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    Analyse

    Efficacité énergétique: Les postes énergivores identifiés dans l’hôtellerie

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5548 Le 03/07/2019 | Partager
    Climatisation, chauffage et éclairage, pointés par le Morseff
    L’eau et l’électricité, 2e poste après les salaires
    Réduire ses coûts énergétiques impacte directement les flux de trésorerie
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    Source: IPEEC
    Les hôtels peuvent économiser entre 20 et 30% de leur facture énergétique selon leur emplacement géographique ou encore l’âge des équipements et bâtiments. Quelques solutions d’efficacité énergétique pour un hôtel standard avec un temps de retour sur investissement inférieur à 5 ans

    La facture énergétique du Maroc s’élève à 7 milliards de dollars par an (jusqu’à 10 milliards quand le prix du baril augmente). Des besoins en énergie qui sont à 93% importés et à 80% issus de ressources fossiles. Alors plus que jamais l’efficacité énergétique (EE) s’impose comme un pilier de la transition énergétique, se plaçant juste derrière les énergies fossiles, renouvelables et nucléaires. «Si les Etats-Unis n’avaient pas creusé leur gisement d’économie d’énergie, le pays consommerait le double aujourd’hui», explique Benoît Lebot, directeur exécutif de l’IPEEC, le Partenariat international pour la coopération sur l’efficacité énergétique. En effet, malgré les nombreux bénéfices qu’elle génère comme la réduction des factures, l’augmentation de la productivité, la réduction des nuisances environnementales, l’EE est rarement spontanée. «Pour s’épanouir, elle a d’abord besoin qu’on parle d’elle et qu’on la reconnaisse», ajoute Lebot.  

     

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    La consommation énergétique des établissements hôteliers se situe entre 200-400 kWh/m2 par an. Elle est répartie entre les postes de refroidissement, l’éclairage, le chauffage des piscines, l’eau chaude sanitaire, les cuisines et la buanderie. Le chauffage, la climatisation et la ventilation étant les plus énergivores (23% de la consommation totale)
    Source: IPEEC

    Sensibiliser les hôteliers sur ce sujet a été l’objet d’une rencontre qui s’est tenue à Marrakech, berceau du tourisme, dédiée à la question d’une gestion efficiente et sobre de l’énergie. Organisée par AOB Group et l’AMEE, l’objectif est double. Il s’agit d’accompagner l’engagement du pays à réduire sa consommation d’énergies, mais aussi, pour les hôtels, de gagner en compétitivité puisque réduire ses coûts énergétiques impacte directement les flux de trésorerie. Un engagement gagnant-gagnant. Pourtant, le sujet a besoin d’être éclairci. «Ces questions liées à l’efficacité énergétique ne sont pas encore bien comprises. Même le gaz et le charbon peuvent s’utiliser de manière efficace», précise le ministre de l’Energie, Aziz Rabbah. Cette première rencontre, entre spécialistes et managers d’hôtels, a permis de passer en revue les besoins, les avancées et les freins comme peuvent l’être les coûts et les investissements. «L’Etat a une réserve d’un milliard de dollars sur 3 ans», informe le ministre. Le cadre institutionnel est en place et la réglementation sert à garantir une concurrence loyale, un marché ouvert, mais aussi la qualité des solutions. Car «nous ne voulons pas être le dépotoir de solutions périmées», ajoute-t-il.

     
    Avec 240 hôtels à Marrakech et quelque 1.300 maisons d’hôte, les hébergements pèsent dans cette consommation. Le Morseff, ligne marocaine de financement de l’énergie durable destinée au secteur privé, a identifié plusieurs postes énergivores dans le secteur hôtelier, notamment la climatisation et le chauffage, ainsi que l’éclairage. «Après les salaires, la 2e plus grosse facture pour les hôtels concerne l’eau et l’électricité», explique Salah Eddine Naciri, président de l’Association de l’industrie hôtelière de Marrakech. Le secteur du tourisme s’impose donc comme le mieux placé pour porter cette culture EE. «A titre d’exemple, rien qu’en isolant le toit, un bâtiment voit augmenter de 14% l’économie de perte de chaleur», informe Mohamed El Houari, directeur efficacité énergétique chez l’AMEE, l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique. A cela pourraient s’ajouter la réduction du temps de filtration de la piscine, l’optimisation de la puissance souscrite, la diminution de la puissance installée ou encore le système de chauffe-eau solaire… comme autant de solutions pour booster la performance énergétique dans l’hôtellerie.
     

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