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    TIR: Le régime des autorisations bilatérales est dépassé

    Par Nadia DREF | Edition N°:5547 Le 02/07/2019 | Partager

    Face à une concurrence étrangère accrue, une mise à niveau s’impose pour tirer vers le haut les acteurs locaux. Le contrat-programme TIR en cours de validation devrait accompagner cette croissance. Idriss Bernoussi, président de l’AMTRI analyse la situation du secteur.

    Sur une bonne trajectoire de croissance 
    Le succès du lancement de Tanger Med a permis au secteur de croître en moyenne de 13% par an sur les dix dernières années! Entre 2007 et 2018, le trafic a été multiplié par deux, passant de 160.000 unités représentant 5,43 milliards de DH de chiffre d’affaires à plus de 320.000 unités drainant plus de 10,86 milliards de DH. Toutefois, cet indicateur ne doit pas faire oublier certaines difficultés intrinsèques qui pourraient à terme menacer un grand nombre d’opérateurs nationaux. L’accès à la profession est encore peu réglementé. La législation concernant l’importation du matériel de transport est parfois pénalisante pour les acteurs locaux. Autre difficulté: la délimitation de responsabilité est à ce jour mal définie, ce qui génère une insécurité juridique pour les opérateurs. Elle est régie par un dahir daté de 1974 ! Le régime des autorisations bilatérales avec les pays partenaires n’est plus adapté aux volumes actuels. Il devient plus que jamais vital d’avoir un encadrement et une coordination efficaces entre les différents ministères concernés afin de protéger les intérêts des acteurs du secteur et accompagner la croissance.

    Contrat-programme: 5 ans de retard  
    Le contrat-programme était initialement prévu pour 2014. L’atomisation du secteur du transport dans son ensemble n’a pas facilité sa concrétisation. Toutefois après plusieurs réunions fructueuses avec le département du ministre Amara, l’ensemble des facteurs bloquants ont été aplanis et une mise en place du programme au niveau du TIR seul est aujourd’hui possible. 
    La dernière mouture est actuellement en signature au niveau du ministère et nous espérons annoncer sa mise en place très prochainement.

    Nouveautés prévues dans le contrat-programme
    L’une des mesures phares du contrat-programme est la mise en place de conditions strictes d’accès, de maintien et de radiation dans le secteur. Une sorte de mise à niveau à l’instar de ce qui se fait chez nos partenaires européens notamment en France et en Espagne.

    Concurrence centrée sur la guerre des prix 
    Il est curieux de constater qu’un tiers des 3.500 véhicules TIR immatriculés au Maroc réalisent les deux tiers du trafic actuel. On ne peut que déplorer le fait que certains acteurs n’obéissent pas à une logique économique et cela est préjudiciable à notre profession. L’action doit se faire à deux niveaux. Au niveau des entreprises: nous devons davantage nous professionnaliser en renforçant la qualité de service, en améliorant la formation et en modernisant le parc. Au niveau réglementaire: la mise en place de conditions d’accès à la profession, de maintien et de radiation doit s’accompagner de moyens financiers et humains de contrôles des autorités de tutelle. 

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