×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Betterave à sucre: La production poursuit ses performances

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:5544 Le 27/06/2019 | Partager
    Plus de 1,7 million de tonnes attendues dans les Doukkala
    Un rendement de 78 tonnes/ha
    A l'origine des ces résultats, nouvelles technologies pour les semences, mécanisation, rationalisation de la fertilisation...
    betterave_a_sucre_5544.jpg
    Source: DRA Casablanca-Settat

    C’est une bonne campagne de betteraves qui est attendue dans la région des Doukkala. En effet, les services de la Direction régionale de l’agriculture de la Région Casablanca-Settat estiment la production prévisionnelle au titre de l’actuelle campagne à 1,7 million de tonnes. Afin d’éviter les fortes températures d’août, la campagne d’arrachage a commencé dès la première quinzaine d’avril. Aussi, les prélèvements des échantillons de racines de betterave et leurs analyses ont été réalisés près d’un mois auparavant (les 6 et 20 mars).
    Au 29 mai, quelque 16.000 hectares ont déjà été arrachés sur une superficie totale récoltable de 19.332 hectares. Soit un rendement moyen provisoire de l’ordre de 78 tonnes par hectare.
    D’importants moyens matériels ont été mobilisés pour cette campagne. Ainsi, quelque 75 engins (décolleteuses, arracheuses et chargeuses), en plus d’un parc de 260 camions pour acheminer la production des champs vers l’usine de traitement ont été utilisés. La quantité de betteraves déjà livrée à l’unité de traitement a atteint 640.000 tonnes à fin mai. Tout un travail a été mené en amont et aussi pendant le déroulement de la campagne. Les services compétents ont, ainsi, procédé au contrôle des engrais distribués, en collaboration avec l’ONSSA, au suivi du développement de la culture, à la gestion rationnelle de l’irrigation, à la surveillance de l’état phytosanitaire de la culture. Sans oublier l’organisation de deux journées de sensibilisation sur la lutte contre les maladies et les ravageurs de la betterave au profit de 100 producteurs et de quatre autres d’information sur les techniques de fertigation de la betterave à sucre.
    Le record de production est absolu ces dernières années au niveau de la Région Casablanca-Settat. Une campagne exceptionnelle a, en effet, été réalisée lors de la saison précédente. La culture betteravière a atteint au cours de cette campagne agricole des performances record enregistrant des rendements de 87 t/ha. La production des racines a été de l’ordre de 1,742 million de tonnes. Quant à la teneur en sucre, elle a dépassé  17,6% pour un rendement brut (en sucre) battant tous les records avec 13,6 t/ha. Le rendement en sucre, pour sa part, a été de 234.720 tonnes, alors que la valeur de production s’est établie autour de 42.500 DH/ha pour une valeur globale de production de l’ordre de 800 millions de DH.
    A l'origine de cette performance, d’abord la coordination entre les intervenants particulièrement l’Ormvad, la Cosumar et l’Association des producteurs de la betterave à sucre. Et aussi aux efforts engagés, notamment en termes de gestion, d’encadrement et de nouvelles technologies. A commencer par l’introduction de nouvelles technologies en matière de semences (généralisation du monogerme), la mécanisation (généralisation de la mécanisation du semi), la rationalisation et la programmation de la fertilisation et la bonne planification de l’irrigation et de l’opération d’arrachage. Ainsi, il a été procédé à 85% de l’opération de semis précoce entre septembre et octobre, à l’utilisation des semences à 100% en monogerme, à la mécanisation totale du semis et à l’irrigation de plus de 1.500 ha en goutte-à-goutte dans le cadre du Programme national d’économie de l’eau d’irrigation (PNEEI). 

    Répondre aux besoins en eau

    irrigation.jpg
     

    Pour réaliser une bonne production, il était nécessaire de recourir à l’irrigation. En effet, la pluviométrie moyenne cumulée jusqu’au 31 mai dernier a été de seulement 274 mm, soit un déficit de 30% par rapport à la campagne précédente (394 mm) et de 19% par rapport à une campagne normale (340 mm). Les précipitations enregistrées ont été concentrées durant les mois d’octobre et novembre et relativement en février, mars et avril. Cette faible pluviométrie a été, donc, compensée par la disponibilité en eau d’irrigation. C’est ce qui a permis de répondre aux besoins de la culture en eau et de réussir la germination, la levée ainsi que le développement de la culture tout au long des stades végétatifs de la betterave à sucre. 

    Les services concernés ont également veillé à la rationalisation de l'utilisation des pesticides et des engrais. Sans oublier le financement des semoirs et des arracheuses pour la consolidation du parc de machines ainsi que l’accompagnement des agriculteurs par le service technique régional tout au long du processus de croissance de la betterave jusqu’à l’arrachage. Le Plan Maroc Vert a aussi favorablement impacté la bonne réalisation du secteur, en particulier au niveau de l’organisation de la filière à travers le système d’agrégation.


    Potentialités, savoir-faire, coordination...

    agriculture_5544.jpg
     

    La filière de la betterave à sucre revêt une importance capitale dans la région Casablanca-Settat à côté de celles des viandes rouges et blanches, du lait et des céréales. Avec plus de 40% de la production nationale, la culture de la betterave à sucre est devenue très performante au niveau de la région qui possède d’importantes potentialités hydriques, un grand savoir-faire des agriculteurs en plus d’une constante coordination entre les partenaires concernés. L’amélioration des rendements dans la culture de la betterave à sucre a également été rendue possible grâce à la généralisation de la mécanisation.
    Dans cette zone, la valorisation de la betterave est assurée par l’usine de production de sucre de la Cosumar à Sidi Bennour. D’une capacité de 15.000 tonnes/jour, qui peut atteindre 18.000 tonnes/jour pendant le pic de transformation, cette usine est la plus importante en Afrique. 

     

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc