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    Entreprises

    Enquête L’Economiste-Sunergia: 3 Marocains sur 4 veulent créer leur propre entreprise

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5543 Le 26/06/2019 | Partager
    Jeunes et ruraux sont les plus ambitieux
    Résultats de la nouvelle My Market Insights

    L’écrasante majorité des Marocains veulent lancer leur propre affaire. C’est le résultat de la dernière enquête L’Economiste-Sunergia, dont L’Economiste a déjà publié une première salve sur quatre thématiques différentes (voir aussi L’Economiste n°5513 du 10/05/2019). 
    «Êtes-vous intéressé par la création de votre propre entreprise?», c’est donc la question posée par Mohamed Redouane Stoti, expert-comptable au cabinet Audigroup, à un échantillon de 996 personnes sur 8.404 contactées, âgées d’au moins 15 ans. Ainsi, que l’on soit femme ou homme, 75% des Marocains sont intéressés par la création de leur propre entreprise. Contre toute attente, c’est dans le monde rural que la fibre entrepreneuriale est la plus développée: 80% des personnes sondées. Un constat dont on peut tirer plusieurs enseignements. La 3e génération de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée en septembre 2018, prévoit une composante «amélioration des revenus et intégration économique» dotée d’un budget de 4 milliards de DH. Un programme destiné, entre autres, à accompagner les jeunes intéressés par la création d’entreprise. Le dispositif se décline à travers l’accompagnement, la formation, le financement de la création de petites structures. Plusieurs centaines d’associations sont mises à contribution pour le développement de cette activité.

    Fiche technique

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    L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes rentre dans le cadre du concours My Market Insights du groupe Sunergia. Elle a été réalisée par téléphone en appels aléatoires sur système CATI du 18 février au 7 mars 2019.  Sur 8.404 personnes contactées, 1.000 répondants sont enregistrés. Le profil des sondés est fidèle à la structure de la population marocaine recensée en 2014 par le Haut-commissariat au plan: 49% sont des hommes et 51% des femmes. Les sondés comptent 78% de citadins et 21% de ruraux. Toutes les grandes régions y sont pratiquement représentées: Nord/Est (30%), Centre (41%) et Sud (29%).  Les 15 et 34 ans représentent 47% de l’échantillon,  34% pour les  35 et 54 ans et 19% pour les 55 ans et plus.

    Le deuxième enseignement est que les habitants du monde rural souhaitent améliorer leurs conditions socioéconomiques en créant leur propre emploi. Il faut également rappeler que ces régions n’offrent pas beaucoup d’opportunités via le salariat.
    Les citadins ne sont pas en reste puisque 74% d’entre eux sont prêts à concrétiser un projet d’entreprise. 
    Ce sont surtout les jeunes qui se montrent les plus ambitieux. Ainsi, 82% des 15-24 ans et 25-34 ans souhaitent créer leur propre entreprise. Nombre de jeunes fraîchement diplômés ambitionnent d’être leur propre patron du fait des faibles perspectives sur le marché de l’emploi. Au niveau de la tranche 25-34 ans aussi, le taux de personnes intéressées par la création d’une entreprise s’élève à 82%. Une tranche qui correspond généralement à des jeunes disposant d’une première expérience et souhaitant se reconvertir dans les affaires. 

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    Les personnes qui ne sont pas intéressées par la création de leur propre entreprise se recrutent surtout parmi les CSP A et B

    Il n’y a pas de différence significative au niveau des tranches supérieures. En effet, les 35-44 ans qui sont intéressés par la création de leur propre entreprise représentent 79% de l’échantillon sondée. Au niveau des 45-54 ans, le pourcentage est de 71%. L’on pourrait avancer que ces personnes sont surtout motivées par les perspectives d’évolution limitée dans leur carrière et décident de capitaliser sur leur expérience en s’installant à leur propre compte.
    Entre 55 et 64 ans, ils sont 61% à vouloir encore lancer une entreprise. Une tranche d’âge qui correspond justement à des personnes en fin de carrière, proches de la retraite et à des personnes ayant déjà obtenu leur retraite.
    Sur le plan géographique, avec 78% d’intention d’investissement, c’est surtout la région Nord-Est qui concentre le plus de personnes souhaitant créer leur propre entreprise. Elle est suivie du Sud, avec 75%. Les porteurs de projets se recrutent surtout dans les catégories socioprofessionnelles D et E, suivies de la classe C.
    Il faut signaler également que depuis 2015, année de la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur, il est devenu plus facile de lancer une affaire. Le dispositif est venu lever les contraintes des autres formes juridiques de la société. Il comporte un régime fiscal attractif : 0,5% du chiffre d’affaires pour l’industrie, le commerce et l’artisanat jusqu’à hauteur de 500.000 DH par an et 1% pour les prestations de services dans la limite de 200.000 DH par an.
    Par ailleurs, les auto-entrepreneurs sont exonérés de TVA. Ce qui leur permet de réaliser des transactions commerciales avec des sociétés assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée. Depuis peu, les auto-entrepreneurs, ainsi que les PME et les coopératives peuvent prétendre à 30% des marchés publics.

     

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