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    International

    Crise Iran/USA: D’autres sanctions économiques

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5542 Le 25/06/2019 | Partager
    Le but est de contraindre Téhéran à accepter de nouvelles négociations
    La guerre des mots et les incidents se multiplient

    A l’heure où nous mettions sous presse, les Etats-Unis devaient annoncer, hier lundi, de nouvelles sanctions contre l'Iran. L’objectif est d’asphyxier l’économie iranienne pour contraindre le pays à accepter de nouvelles négociations. «Elles n'auront aucun résultat», a assuré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi.
    Téhéran et Washington ont beau répéter ne pas chercher la guerre, mais les déclarations belliqueuses et les incidents se multiplient. Les tensions ne cessent de monter depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien. L'Iran a toujours nié vouloir se doter de l'arme atomique, mais Trump l'accuse de chercher secrètement à en fabriquer et de déstabiliser la région. La crise s’est intensifiée avec des attaques contre des pétroliers dans la région du Golfe en mai et en juin, imputées par Washington à Téhéran qui a démenti. 
    Une autre affaire vient envenimer l’atmosphère, celle des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d'espionnage iraniens, en représailles à la destruction du drone américain. Celles-ci auraient été initialement proposées par l'état-major comme riposte aux attaques ayant ciblé le 13 juin deux pétroliers près du détroit d'Ormuz. Un point de passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole et au cœur des tensions régionales depuis des décennies.
    Cheville ouvrière de la politique américaine, le chef de la diplomatie Mike Pompeo est en Arabie saoudite, un proche allié de Washington et grand rival régional des Iraniens, pour parler de l'Iran. Il a rencontré les dirigeants saoudiens après avoir dit considérer «mettre en place une coalition mondiale face à l'Iran».
    Washington avait durci ses sanctions économiques contre l'Iran en mai en ajoutant l'acier, le fer, l'aluminium et le cuivre aux secteurs visés par des mesures punitives (énergie et finance notamment).

    Impact sur le pétrole

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    Hier en fin de matinée, les prix du pétrole ont enregistré une légère hausse (environ 65 dollars pour le Brent et autour de 60 dollars pour le WTI). Les prix continuent d’être soutenus par les tensions dans le Golfe. Les Etats-Unis ont déjà mis en place des sanctions contre les importateurs de pétrole iranien. Les ministres de l'Energie des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs partenaires, dont la Russie, se retrouveront la semaine prochaine à Vienne. C’est pour décider de renouveler ou non leur accord pour limiter leur production après la fin du premier semestre. 

    Seynabou DIOUF

     

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