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    Economie

    Céréales: La production de 61 millions de quintaux se confirme

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5542 Le 25/06/2019 | Partager
    Trois régions assurent 65% des moissons
    Doukkala affiche une résilience et développe son PIB sucrier
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    Pour l’actuelle campagne, le programme porte sur 17.000 ha. Le rendement devrait se situer aux alentours de 90 tonnes à l’hectare pour une production de 1,8 million de tonnes

    C’est confirmé. La production céréalière ne devrait pas dépasser 61 millions de quintaux. Un niveau en baisse d’environ 20% par rapport à la moyenne des années 2009-2018. Par espèce, la récolte se décline en 35 millions de quintaux de blé tendre, 13,3 millions de blé dur et 12,5 millions de quintaux d’orge. C’est pratiquement les mêmes prévisions annoncées par le ministère de l’Agriculture début mai dernier. La répartition régionale montre que 65% de la production provient de 3 bassins, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat.
    Ces régions ont également fait preuve d’une certaine résilience par rapport aux mauvaises conditions climatiques. Après deux bonnes campagnes céréalières, ces régions ont capitalisé sur les stocks en alimentation de bétail: paille, orge et fourrage. D’où le maintien de leurs prix à des niveaux jugés stables. De même, le marché des bestiaux n’a pas enregistré des fluctuations notables.

    Les Doukkalis s’assurent

    Pour l’actuelle campagne agricole, pas moins de 162.730 ha ont été assurés. Cette surface a concerné 33.741 parcelles. Par culture, les primes ont été contractées pour les céréales, légumineuses et oléagineuses. Pour les céréales, les superficies couvertes avoisinent les 130.000 ha alors qu’elles s’élèvent à 30.000 ha pour les légumineuses et à 3.000 ha pour les cultures fourragères.

    Dans l’ensemble, la campagne agricole 2018-19 a enregistré une pluviométrie de moins de 300 mm (fin avril dernier), en baisse de 23% par rapport à la saison  précédente (375,3). Avec également une mauvaise répartition dans le temps. Les  ¾ des précipitations ont eu lieu durant les trois mois de démarrage avec de fortes pluies ayant duré jusqu’au mois de janvier.  Suivront alors deux mois sans précipitations. Ce qui a ralenti la croissance des plantes et la formation des épis.
    Selon les données du ministère de l’Agriculture, les superficies semées ont totalisé 4,7 millions d’hectares dont 3,5 millions affichaient un état végétatif moyen à bon.
    La région de Casablanca-Settat n’a pas été épargnée par le manque de pluies. Tout au plus, elle a enregistré un cumul pluviométrique d’environ 274 mm, soit un déficit  de 30% par rapport à la campagne précédente (394 mm) et de 19% par rapport à une campagne normale (340 mm). Mais le périmètre irrigué a pu compenser, notamment pour ce qui est de l’arboriculture fruitière, le maraîchage et la betterave à sucre. «Certes, l’irrégularité des pluies et leur mauvaise répartition ont affecté la production agricole, notamment céréalière, mais les 2/3  des superficies sont récoltables avec une qualité des grains moyenne», estime la direction régionale de l’agriculture. Celle-ci table sur une production de 8,5 millions de quintaux, soit 14% de la récolte nationale.
    Globalement, la région se dit avoir réalisé une campagne agricole moyenne à bonne. Car, elle est particulièrement diversifiée. Maraîchage de saison, fruits, élevage laitier, légumineuses et fourrages y sont pratiqués sur toute l’année grâce à l’irrigation. Toutefois, la culture sucrière accroche tout particulièrement.

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    Afin d’éviter les fortes températures du mois d’août, les opérations d’arrachage ont commencé durant la première quinzaine du mois d’avril dernier

    D’année en année, la région enregistre des records sur tous les registres: hausses soutenues des rendements de la plante, de la teneur en sucre et des revenus à l’hectare.  Pour cette campagne, le programme a porté sur 17.000 ha (dont 2.000 ha en zone de pompage privé). 
    Mais les craintes pèsent déjà sur l’avenir de la prochaine campagne. Actuellement, la réserve du complexe hydraulique Al Massira-Alhanssali est de 911 millions de m3, soit un taux de remplissage de 27,4%. Cette réserve présente un recul de 32% par rapport à celle enregistrée lors de la campagne précédente à la même date: 1,3 milliard de mètres cubes. 

    Commercialisation: Les mesures en place

    Pour assurer un bon déroulement de la collecte de blé tendre local, le gouvernement a mis en place une série de mesures. A commencer par la fixation d’un prix référentiel cible de 280 DH/quintal rendu moulin, pour une qualité standard. S’ajoutent une subvention forfaitaire de 5 DH/ql, accordée aux opérateurs durant la période allant du 1er juin au 31 août 2019, et une prime de magasinage de 2DH/ql par quinzaine. Cette prime sera servie jusqu’à fin décembre 2019.
    Le gouvernement a également fixé le droit d’importation du blé tendre à 135% (au lieu de 30%) à partir du 1er juin 2019, ce qui devrait assurer une protection convenable de la production locale.
    La reconduction du système d’appels d’offres pour l’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre destiné à la fabrication des farines subventionnées. Les premiers appels d’offres de l’année seront réservés exclusivement à la récolte nationale. 

    Ce qui explique d’ailleurs la baisse de près de moitié de la dotation octroyée au périmètre irrigué des Doukkala-Abda. Elle s’est établie à  260 millions de m3 contre 504 millions la campagne précédente, soit une diminution de 49%. Cette dotation a fait l’objet par la suite d’une augmentation de 70 millions de m3 compte tenu de l’urgence des besoins d’irrigation, en particulier de la betterave à sucre.

     

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